Le risque iatrogène est souvent sous-évalué et entraîne des couts indus au système de santé et des problèmes de santé indésirables chez les patients

Le terme « iatrogène » est relatif à un effet indésirable provoqué par un médecin ou un traitement médical. Ainsi, l’hospitalisation due à une maladie ou un dérangement iatrogène font-ils l’objet de sanctions envers le médecin prescripteur?

La « iatrogénèse » relève de l’ensemble des conséquences néfastes sur l’état de santé individuel ou collectif de tout acte ou mesure pratiquée ou prescrite par un professionnel de santé habilité et qui vise à préserver, améliorer ou rétablir la santé.

La notion est donc très générale, qualifiant un trouble ou un effet non souhaitable consécutif : à l’intervention d’un médecin ou autre professionnel de la santé qu’il y ait ou non erreur de traitement; ou à l’utilisation d’un médicament, qu’elle corresponde ou non à son indication habituelle.

Il y a donc surmultiplication de conséquences néfastes à partir d’une seule entrevue chez un professionnel de la santé visant originellement à résoudre une problématique de santé. Il y a également surmultiplication d’entrevues médicales comme suite aux conséquences néfastes et indésirables d’une médication. Cela entraîne une surcharge de système de santé et de couts afférents aux risques « iatrogène » inutiles qui pourraient être évités.

Rappelons qu’une maladie, un état, un effet secondaire, etc. sont iatrogènes lorsqu’ils sont occasionnés par un traitement médical. En grec, le mot signifie littéralement « provoquer par le médecin » (iatros : médecin; génès : qui est engendré), ou par d’autres professionnels de la santé, par exemple par un pharmacien, ou un dentiste.

Lorsque le patient est ignoré, cela engendre une crainte ou une anxiété et une perte de confiance aux professionnels de la santé. Il peut donc également ignorer les ordonnances.

La iatrogénèse (auparavant nommée iatrogénie) médicamenteuse s’avère particulièrement courante dans le domaine de la maladie mentale et de la santé mentale. Tout médicament a des effets bénéfiques, mais aussi des effets indésirables. Ils peuvent provenir du médicament lui-même, de son association avec un autre médicament, de son incompatibilité avec le malade ou d’une erreur de prise.

La réduction du risque iatrogène doit être définie comme une priorité dans la réduction des coûts du système de santé. Elle peut même entraîner le décès ou l’hospitalisation du patient. Les personnes vulnérables et les personnes agées seraient plus a risque d’une iatrogénie médicamenteuse.

Au niveau du particulier, il faut respecter l’ordonnance à la lettre (horaires de prise, dosage, durée du traitement) et informer tous les médecins consultés des médicaments que l’on prend. Mais cette approche est souvent insuffisante, car par exemple le médecin à l’origine de la prescription n’est pas toujours informé des autres médicaments pris par le patient, ni des nombreuses interactions entre les médicaments. Le pharmacien qui connaît son patient et ses habitudes en matière de médicaments, ou qui constate que des médicaments sur une ou plusieurs ordonnances sont incompatibles entre eux, peut jouer un rôle considérable pour éviter de telles interactions néfastes entre médicaments.

Or, une approche systémique s’avère nécessaire. En effet, il est nécessaire d’appréhender la question sous l’angle systémique, car on imputerait, à l’hôpital, plus de 80 % des causes profondes des événements indésirables à l’organisation hospitalière. Dans tous les cas, tous les professionnels de la santé qui prescrivent des médicaments se doivent d’être au courant de l’historique des ordonnances, puisque la prescription est un acte en lui même, qui entraîne des couts.

La iatrogénèse reste en grande partie évitable et la maîtrise du risque s’inscrit à la fois dans le domaine de la qualité des soins et dans celui de la sécurité des soins de santé.

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De la manipulation médiatique des émotions

J’entends certains communicateurs dire ce qu’ils veulent, quand ils le veulent, comment ils le veulent. Ils présentent parfois les choses sous formes de questionnements évasifs, de jeux de mots, de calembours, de figure de style, d’allusions, d’insinuations, d’évocation, de sous-entendu, d’arrière-pensée, d’ironies, et donc de dérisions, d’humour, de moqueries, plaisenteries, persiflage, railleries, sarcasme, ricanements, de taquineries, de risées, etc..

Or, ces communicateur se plaignent lorsque l’on profite des médias sociaux pour leur répondre, pour leur faire remarquer leurs fautes, erreurs, travers, dérives, et autres phénomènes.

Or, les médias d’informations sont trop souvent les caisses de résonance des mêmes évènements, dont l’importance se mesure artificiellement à l’aune du rendement de l’auditoire, des lecteurs, etc. L’actualité se colle sur ce dont “tout le monde parle”, et surf sur l’épicentre du séisme informatif, puis la machine médiatique s’emballe, tous parle de la même chose, déraisonne, et s’embourbe dans la répétition. Le même évènement donne lieu à deux surenchères médiatiques successive.

Et lorsque l’animateur, le journaliste, le chroniqueur, etc., se fourvoie, il se font par la suite d’une extrême discrétion, à défaut bien sûr de faire leur mea culpa.

Or, qu’est-ce qui pousse l’appareil médiatique à l’auto-critique. Or, est-ce que les médias s’imposent une autorégulation déontologique en continu. Et, puisque la couverture médiatique d’un “grand” événement devient matière à information, à enquête, à commentaire critique, et cela sans délai, en temps réel, on s’intéroge alors sur les dérives, les insuffisances, les conformismes ou les ratages. C’est encore plus vrai lorsqu’il y a une préparation, un travail préalable.

D’ailleurs, on parle de quatrième pouvoir ou du quatrième pilier de la  démocratie. Mais qu’en est-il vraiment? Or,  La question [de la crédibilité] des médias se pose dans la population. Il s’agit de porter un regard critique et panoramique sur leur fonctionnement et leur financement, sur leur manière d’informer sur l’information.

Or, même s’il existe des rubriques et des émissions se placant sous l’égide de la critique des médias, les médias en question vont s’en servir pour critiquer les pratiques de la concurrence. Ce n’est pas leur compétence ou leur professionnalisme qui est nécessairement en cause, mais plutôt l’étendue limitée de leur champ de “pratique”.

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source : j’ai perdu les sources comme suite à une erreur de manipulation. Vous pouvez m’aider en m’envoyant les sources pertinents ; Merci

Aujourd’hui, certains types de critique existe, mais c’est un produit médiatique comme un autre, une critique de surface. Il y a également la question de la propriété privée des médias. Et les médias de propriété publique, n’est-elle pas également soumis aux même exigence de rentabilité? Et, est-ce que les médias dit indépendant sont un gage d’autonomie?

A l’heure ou tout est soumis à la rentabilité, à la marchandisation, ou tout deviens un produit, qu’elle rôle possède l’information, et la nouvelle.

Or, si les les élites journalistiques [et médiatiques] se disent ouvertes à la critique, les investigations plus poussées, de fond, dérangent. En effet, ceux qui s’attèlent à mettre en lumière certains problèmes doivent s’attendre à une levée de boucliers, voire même des représailles, et peut-être une exclusion de la couverture médiatique.

Encore une fois, ce n’est pas nécessairement la compétence des journalistes qui était remise en cause, mais bien la difficulté d’exercice de leur profession. Ainsi, je lisait un blogue de la droite qui pourfendait les journaliste de paresseux, et un maire d’une ville importante du Québec qui qualifiait les journaliste d’incompétent, d’inculte, et de cruche. Est-donc une vengeance, ou un réel constat.

On a des exemple, ou certains personne médiatique on fait la critique de leur entreprise, et il ont rapidement été remercier. Or, y existe-t-il des intouchable dans notre société ? Ainsi, l’expression publique de la critique médiatique, l’opinion, ne [doit] en aucun cas porter atteinte aux intérêts de l’entreprise médiatique dans laquelle ils travaillent. Pour faire simple, les journalistes, chroniqueurs, ou “opinioneurs” peuvent dire ce qu’ils souhaitent, tant que cela ne déplaît pas à leur direction.

Or, le désir de l’auto-censure est grande, pour ne pas perdre une carrière en devenir ou bien établit. Ainsi, rare sont les journalistes, chroniqueurs ou autres qui s’épanche sur la place publique sur les dérives de leurs métiers. Il ne peuvent pas crier au loup, ou tirer la sonnette d’alarme, de peur de perdre leurs crédibilité. Les employés médiatique syndiqués ne sont pas vraiment libre, malgrés un statut sensé les protéger. La peur de perdre son emploi deviens le gage d’une auto-censure. Ainsi le corporatisme règne à l’ère de la marchandisation.

Il n’est donc pas aisé, dans un pays qui consacre la liberté d’expression, de s’attaquer aux travers du journalisme. Et peut-il y avoir des connivences avec le politiques, ou les acteurs sociaux, une influence des patron sur le contenu éditoriale, ou l’absence du journalisme des idées?

Autant de question et de constats qui amènent à se poser de nombreuses questions.

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Le constat me semble très clair. Il m’apparait évident que certains médias, dit d’information, dans certaines circonstances, utilisent les gens [et leur triste sort] comme des objets, voir même comme des pions.

Ainsi, on en apprend beaucoup en la manière dont on traite les gens dont on n’est pas obligé de bien traiter.

L’information, l’actualité, par exemple, s’avère de plus en plus mise en scène. À la télévision, à la radio, ou a l’écrit, les sujets sont choisis en fonction de leur sensationnalisme et à l’aune du retour sur investissement, c’est à dire, l’auditoire, le lectorat, l’auditeur, le public, et maintenant, le nombre de ‘likes’ ou de ‘followers’. Plus l’histoire émoustille les passions, plus elle a sa place dans le menu d’un ouvrage ou d’une production médiatique. Le but, jouer sur les émotions. En général, ce sont ces sujets qui priment sur tout, sur l’information. Or, la nouvelle, est-elle source d’information ou de divertissement? Le contenu apporte-t-il quelque chose de nouveau? Provoque-t-il le changement social, politique, culturel?

“The information must be bankable”.

Mais il y a une autre forme de manipulation. Celui d’eliciter la colère, l’indignation, le révolte,…, autant d’émotions pour susciter des réactions, pour tirer de l’information “gratuitement”, de provoquer un intérêt, ou pour amener une personne ou un groupe de personnes, à se justifier, à s’exprimer, à commenter…

Aussi, on prétend a abordé des sujets sociologiques, politiques, psychologique, voir même de santé publique, de sécurité publique, de politique publique, sous des prétextes “altruistique”, ou afin de conseiller, mais qui en fin de compte, n’ont que très peu d’impact sur la réalité sociale, politique, publique, etc.

On parle, parle, parle, on jase, jase, jase, mais en fin de compte, l’influence est minime. On se targue alors de faire montre de la diversité des opinions, alors que souvent, ils ne font qu’être la courroie de transmission de leurs amis, parfois même sous forme de pseudo-documentaires, voir même de publi-reportage, mais qui en fin compte, façonne les perceptions de réalité sociale.

Mais attention, je ne parle pas nécessairement de ces émissions ou plate-forme d’opinion, mais bien d’émissions qui prétendent informer.

La question n’est pas tellement l’éthique individuelle, mais bien la structure dans laquelle s’inscrivent les journalistes, les chroniqueurs, les animateurs… Face à un système médiatique qui transforme toute information en “information spectacle”, et ce, pour faire vendre de la presse ou pour attirer plus de téléspectateurs ou des auditeurs, on en viens à questionner l’utilité de la fonction médiatique.

Or, on en viens à devenir des experts en élicitation émotionnelle au détriment de l’information qui informe, qui instruit, qui construit, qui élève. Or, certains disent fournir un ‘contexte’, celui-là même à l’abri de l’esprit critique, mais ce “contexte” n’est que l’écho d’amis. Ils choisissent ce qu’ils veulent, comme ils le veulent, et comment ils le veulent.

Or, on sais  que ces gens ont une peur bleu de se faire poursuivre et ainsi évitent [, ou sélectionne,] sciemment certaines sujets ou mettent des gans blanc sur les sujets qui mérite l’attention du publique. D’ailleurs, ils protègent leurs amis, et

Or, ce n’est pas la nécessité qui guide leurs actions, mais bien les impératifs économique de leurs entreprises ou de leurs fonctions. Ils protègent donc leurs sources de financements.

Le secret de la créativité, de l’intelligence et de la pensée scientifique

La recherche montre que la créativité et l’intelligence sont liées aux connexions physiques au sein de notre cerveau. Voici comment relier les points.

Il y a une différence essentielle entre la connaissance et l’expérience et cela serait le mieux décrit ainsi :

knowledge.connection

L’image élaborer par le dessinateur Hugh MacLeod réussi de manière brillante à exprimer un concept qui ne s’avère pas souvent facile à saisir.

L’image établit clairement son point — que la connaissance seule n’est utile que si nous pouvons en faire des liens avec ce que nous savons. Que vous utilisiez ou non les termes « connaissances » et « expérience » pour expliquer la différence, le concept lui-même est solide. [Or, selon moi, il existe une troisième dimension, celle de l’intuition; une connaissance immédiate de la vérité sans l’aide du raisonnement ou une faculté qui permet de prévoir, de deviner. Ainsi a priori, il n’y a pas de connexion préétablie].

Beaucoup de grands écrivains, dartistes et de scientifiques ont discuté de l’importance de la collecte d’idées et de morceaux de connaissances (ici assimilé à des « points »)qui pullulent dans le monde qui nous entoure pour établir des liens entre ces « points » afin d’alimenter la pensée créatrice ainsi que les nouvelles idées.

Il s’agit d’un sujet d’inspiration vraiment amusant à lire, et donc voici quelques citations et conseils depenseurs créatifs concernant l’importance d’effectuer des connexions dans votre cerveau.

Mais avant de commencer, toutefois, analysons une recherche qui montre que l’intelligence est étroitement liée aux connexions physiques dans notre cerveau.

Intelligence et connexions: pourquoi votre cerveau a besoin de bien communiquer avec elle-même

Une recherche du « California Institute of Technology[2] » a montré que l’intelligence est quelque chose qui se retrouve dans tout le cerveau, plutôt que dans une région spécifique : les chercheurs ont découvert qu’au lieu de résider au sein d’une structure unique, l’intelligence générale est déterminée par un réseau de régions sur les deux côtés du cerveau.

L’un des chercheurs de cette recherche a expliqué que l’étude a montré que le cerveau travaille tel un système distribué. Ainsi, plusieurs régions du cerveau, et les liens entre eux (connexions)s’avèrent ce qui était le plus important pour l’intelligence générale.

L’étude soutient également une théorie existante concernant l’intelligence dictant que l’intelligence générale est fondée sur la capacité du cerveau à se rassembler et intégrer différents types de traitement, tels que la mémoire de travail.

À l’Université de Washington[3], une étude de recherche a constaté que la connectivité avec une zone particulière du cortex préfrontal est en corrélation avec l’intelligence générale d’une personne.

Cette étude a montré que l’intelligence est en partie appuyée sur certaines zones du cerveau à fonctionnement de haut niveau, et en partie sur leur capacité de communication avec d’autres zones dans le cerveau.

En dehors de la connectivité physique au sein du cerveau, la capacité à faire des liens entre les idées et les connaissances que nous détenons dans nos mémoires (car on pense qu’il existe plusieurs types de mémoire rependus dans plusieurs zones du cerveau) peut ainsi nous aider à penser de manière plus créative et à produire un travail de meilleure qualité.

Les connexions sont le carburant de la créativité : rien n’est vraiment original!

Steve Jobs est une personne toute désigner chaque fois qu’il est question de faire référence à la créativité ou à l’innovation, et il n’est donc pas surprenant de remarquer qu’il a déjà parlé de l’établissement de connexions. Cette grande citation est tirée d’une entrevue dans la revue Wired en 1996 : la créativité relève seulementde la connexion entre des éléments. Lorsque vous demandez aux gens créatifs comment ils ont réalisé une chose, ils se sentent un peu coupables, car ils ne l‘ont pas vraiment fait, ils ont seulement vu quelque chose.

Steve Jobsavait ensuite expliqué que l’expérience (comme nous l’avons vu dans l’illustration ci-haut) s’avère le secret pour être en mesure de faire des liens aussi facilement : c‘est parce qu’ils ont été en mesure de connecter les expériences qu’ils ont vécues et de synthétiser de nouvelles choses. Et la raison principale pour laquelle ils ont été en mesure de le faire, c’est qu’ils ont eu plus d’expériences, ou bien parce qu’ils ont effectué plus de réflexion sur leurs expériences, que les autres.

Maria Popova est sans doute l’un des meilleurs exemples (et promoteurs) de ce que nous appelons « créativité combinatoire » (combinatorial creativity)[4]. C’est-à-dire, la production des connexions entre les choses pour créer de nouvelles idées :… afin de vraiment pouvoir créer et de pouvoir contribuer au monde, nous devons être en mesure de « connecter » une multitude de points de connaissance, et d’effectuer une « pollinisation croisée » (cross-pollinate) d’idées d’une multitude de disciplines et de sujets, et de combiner et recombiner ces morceaux et ainsi construire de nouveaux châteaux (superstructure qui sied au-dessus d’un ensemble de choses. Selon Popova, être capable de faire lecture d’un large éventail de sujets s’avère souvent l’un des éléments les plus importants. Elle met beaucoup d’emphase sur la manière dont nos ego affectent notre volonté de construire sur ce que les autres ont élaboré avant nous :… c’est quelque chose que nous comprenons tous à un niveau intuitivement profond, mais que notre ego créatif (creative ego) ne veux plus ou moins pas vraiment à accepter : et c’est l’idée que la créativité s’avère combinatoire, et que rien n’est tout à fait original, et que tout repose sur ce qui est venu avant nous…

Popova fait usage d’une analogie avec les blocs Lego où elle compare les points de connaissances que nous détenons à des blocs de construction Lego : plus nous détenons ces blocs de construction (connaissances), plus diversifié leurs formes et leurs couleurs, plus intéressants de nos châteaux deviendra.

L’auteur Austin Kleon est quelqu’un qui vient immédiatement à l’esprit chaque fois qu’il est question de connectivité et de l’art de remixer. Kleon est l’auteur de l’ouvrage « Steal Like An Artist », un livre sur l’utilisation du travail des autres pour inspirer et informer ses propres travaux. Il débute son livre ainsi : chaque artiste se fait poser la question : « Mais où prenez-vous vos idées? ». L’artiste honnête répond, « Je les vole ».

Kleon s’avère une source d’inspiration importante, car il est tellement honnête au sujet de la manière dont le travail d’autrui est devenu une partie intégrante à son propre travail. Il est également désireux à mettre en exergue cette phrase de Maria Popova que « rien n’est vraiment original » : Chaques idées nouvelles n’est seulement qu’un « composite ou mélange » ou un remix d’une ou plusieurs autres idées précédentes.

Si vous êtes à la recherche de l’acquisition des conseils sur la création de plus de connexions entre les connaissances que vous détenez et entretenez (et ainsi recueillir encore plus de connaissances), une lecture du livre de Kleon est un excellent moyen pour débuter. Il propose certaines suggestions tel que :

  • transportez un cahier de notes ou un ordinateur portable (notebook) partout ou vous allez ;

  • lisez beaucoup ;

  • entretenez un fichier de travail (scratch file) ;

Comment la pensée scientifique relève de la capacité à produire des connexions

Lorsqu’il s’agit du domaine de la science, les connexions entre les points de connaissance semblent être tout aussi importantes. Dans l’art de l’investigation scientifique (The Art of Scientific Investigation), le professeur à l’Université de Cambridge W. I. B. Beveridge a écrit que les scientifiques qui réussissent « ont souvent été des personnes entretenant divers sujets d’intérêts », ce qui a généralement conduit à leur originalité : l’originalité consiste souvent à savoir relier des idées dont la connexion n’avait pas été soupçonnée auparavant.

Cet auteur a également suggéré que les scientifiques devraient élargir le champ de leur lecture, et ce, en dehors de leur domaine, afin d’ajouter à leurs connaissances (afin qu’ils aient plus de points de connaissances lorsque vient plus tard le temps de les connecter) : La plupart des scientifiques estiment que c’est un sévère handicap que d’enquêter sur un problème dans l’ignorance de ce qui est déjà connu sur le sujet d’enquête.

L’écrivain de science Dorian Sagan est en accord sur le fait que la science porte essentiellement sur la capacité à produire des connexions: la nature n’obéit désormais plus aux divisions « territoriales » de disciplines scientifiques académiques ou les continents apparaissent comme des espaces à être coloré afin de refléter les divisions nationales de leurs habitants humains. Pour l’auteur, les grands moments « satori », « d’épiphanies », « Eureka » ou « aha! » scientifiques s’avèrent essentiellement caractérisés par l’aptitude à savoir connecter les points de connaissances.

Ajouter à vos connaissances – le pouvoir de nouvel expériences

Commencez donc à faire plus de connexions entre les points de connaissance et faites preuve de créativité. Après tout, plus vous détenez de connaissances, plus vous serez en mesure de faire de connexions. Commencez par faire plus de lecture, élargissez vos domaines et sujets de lectures, et explorez de nouvelles possibilités pour la collecte de connaissances (par exemple, tentez de nouvelles expériences, allez à des rencontres ou entreprenez un nouveau passe-temps).

Comme le chercheur Dr Duezel l’explique si bien lorsqu’il s’agit de vivre de nouvelles expériences : « Seules les choses complètement nouvelles provoquent une forte activité dans la région mésencéphale du cerveau (midbrain area) ».

Donc, essayez quelque chose de nouveau et forcez-vous à une douce surcharge de votre cerveau pouvant ainsi apporter une spectaculaire amélioration de l’activité cervicale.

Gardez une trace de tout — en particulier dans la douche

Comme le suggère Austin Kleon, prendre un ordinateur portable (ou votre téléphone intelligent), ou un cahier de notes, partout avec vous allez et prenez des notes lorsque quelque chose vous viens à l’esprit. Ne vous attendez pas à ce que votre cerveau se souvienne de tout — donnez-lui un coup de main en notant les concepts ou idées importants que vous rencontrerez dans vos réflexions. Alors que vous faites cela, vous vous souviendrez de notes précédentes qui s’y rapportent (hey, vous faites déjà des connexions!) — et prenez également bien note de ces liens entre les points de connaissances.

Vous pouvez le faire même lorsque vous êtes sous la douche avec quelque chose comme « Acqua Notes ». La douche est un endroit particulièrement privilégié ou il a été prouvé qu’elle nous rend plus créatifs.

Révisez vos notes journalières, journalièrement — la méthode de Benjamin Franklin

La révision de vos notes peut souvent aider à vous permettre de plus facilement vous en rappeler lorsque vous en avez besoin. Lisez ce que vous avez pris en notes auparavant, et vous constaterez peut-être que depuis, vous avez ajouté plus de connaissances à votre répertoire, et que vous pouvez maintenant mieux vous connecter à vos anciennes notes!

En fait, cette habitude c’était l’un des secrets les mieux gardés de Benjamin Franklin. Chaque matin et chaque soir, il révisait sa journée en répondant à une simple question : « qu’est-je fais de bon aujourd’hui? ».

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sources

  1. http://www.fastcompany.com/3031994/the-future-of-work/the-secret-to-creativity-intelligence-and-scientific-thinking

références

  1. http://www.sciencedaily.com/releases/2010/02/100222161843.htm

  2. https://news.wustl.edu/news/Pages/24068.aspx

  3. http://en.wikipedia.org/wiki/Computational_creativity#Combinatorial_creativity

Une certaine distance face au conflit personnel peut favoriser un raisonnement sage et judicieux

Si l’on se trouve confronté à un dilemme (inter)personnel troublant, tel qu’un(e) conjoint(e) qui vous triche, vous pouvez réfléchir de manière plus judicieuse si vous le considérez comme le ferait un observateur extérieur, selon une étude.

Ces résultats sont les premiers à démontrer l’existence d’un nouveau type de biais cognitif que l’on entretient lorsqu’il s’agit du raisonnement sage et judicieux quant au dilemme concernant les relations interpersonnelles. Les chercheurs la nomment « biais du Paradox de Salomon », selon le célèbre roi qui était connu pour sa sagesse, mais qui échouait à prendre de « bonnes » décisions personnelles.

Les chercheurs de l’Université du Michigan ont demandé aux participants de l’étude, qui ont tous déclaré être dans une relation amoureuse monogame, de réfléchir sur un conflit relationnel. Ils ont été invités à vivement imaginer un scénario dans lequel leur partenaire ou le partenaire d’un ami avait été infidèle, et ont ensuite été invités à répondre à une série de questions sur ce scénario.

Les questions ont été conçues pour puiser dans les dimensions du raisonnement judicieux, comme la capacité à reconnaître les limites de ses propres connaissances, à la recherche d’un compromis, à prendre en compte les points de vue des autres, et à reconnaître les différentes manières dont le scénario pouvait se dérouler.

Les résultats des expériences indiquent que les participants qui ont été invités à raisonner sur le conflit relationnel d’un ami ont fourni des réponses plus judicieuses que ceux qui ont été invités à raisonner sur leur propre conflit relationnel.

Dans une seconde expérience, les scientifiques ont cherché à savoir si la distance personnelle (personal distance) peut faire une différence. La procédure est similaire à la première expérience, mais cette fois ils ont demandé explicitement aux participants de prendre soit une perspective à la première personne (« vous mettre dans cette situation ») ou une perspective à la troisième personne (« vous mettre dans les chaussures de votre ami ») lors du raisonnement sur le conflit.

Les résultats confirment ceux de la première expérience : les participants qui ont réfléchi à leur propre relation conflictuelle en fonction d’une perspective à la première personne ont montré un raisonnement sage moins judicieux que ceux qui ont réfléchi au conflit relationnel d’un ami.

Mais prendre le point de vue d’un étranger semblait éliminer cette distorsion : les participants qui ont pensé à leur propre relation de conflit à travers les yeux d’un ami étaient tout aussi sages que ceux qui pensaient au conflit d’un ami.

Fait intéressant; les résultats d’une troisième expérience où l’on a comparé, les données de jeunes adultes (20-40 ans) à celle d’adultes plus âgés (60-80 ans) ont indiqué que, contrairement à l’adage affirmant que la sagesse s’acquiert avec l’âge, les participants plus âgés étaient plus sages dans le raisonnement sur leur propre relation conflictuelle que leurs homologues plus jeunes.

Ensemble, ces résultats suggèrent que la distanciation face à un problème personnel en l’abordant comme un étranger peut être la clé de raisonnement sage et judicieux.

Ainsi, ces chercheurs sont les premiers à pouvoir démontrer qu’il existe un moyen simple d’éliminer ce biais dans le raisonnement en parlant de soi-même à la troisième personne et en utilisant notre nom lors de la réflexion sur un problème relationnel. Ainsi, lorsque nous employons cette stratégie, nous sommes plus susceptibles de réfléchir sagement et judicieusement sur une question, un problème ou un litige.

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source

La tablette fait son entrée à l’école … Une frénésie justifiée ?

Nous assistons actuellement à une frénésie mondiale autour de l’usage de la tablette à l’école. Selon le journal Le Monde, en matière d’équipement des écoles, les établissements américains ont déjà dépensé 5 milliards de dollars. La Grande-Bretagne, elle, a dépensé 194 millions de livres (226 millions d’euros) pour offrir 300 000 machines à ses élèves. De son côté, le District scolaire de Los Angeles, a signé un contrat de 30 millions de dollars avec Apple pour équiper 47 de ses écoles primaires d’iPad cet automne. Depuis cette rentrée scolaire, la Thaïlande a doté chaque élève d’un ordinateur à l’entrée du CP et un million d’enfants sont équipés d’une ardoise tactile qui est devenue l’instrument de base du cartable de l’écolier. Si 80 % des Français jugent l’utilisation des tablettes tactiles à l’école utile, selon le 7e baromètre trimestriel de l’économie numérique de la Chaire économique de l’université Paris-Dauphine, cette frénésie n’est-elle qu’un effet de mode ou bien la tablette doit-elle s’imposer à l’école pour devenir désormais un outil personnel d’apprentissage incontournable ? Apprend-on mieux avec une tablette ?

Des sciences cognitives à la salle de classe

Melhuish et Falloon (2010) identifient cinq affordances spécifiques ou des «avantages» liés à l’utilisation des tablettes : l’accessibilité, l’omniprésence, une pédagogie constructiviste en contexte, la connectivité, des expériences personnalisées. La tablette est un outil qui peut associer tous les médias. Pour Monique Linard, l’interactivité des multimédias favorise les médiations cognitives et offre un éventail très riche de fonctions techniques capables d’accompagner et de stimuler efficacement les nombreux aspects de l’interaction et de l’apprentissage humain, à condition de mieux comprendre cette interaction et de prendre en compte les conditions de sa réussite. De même, les professeurs Robert Brien, Jacqueline Bourdeau et Johanne Rocheleau insistent sur l’importance de l’interactivité lors de l’acquisition de nouvelles connaissances et de nouvelles compétences et soulignent l’utilisation des systèmes multimédias interactifs comme support à l’apprentissage. Mais qu’en est-il concrètement dans les classes ? Dans le cadre du projet académique du développement des usages pédagogiques du numérique 2012-2013, les 6 départements de l’académie Orléans-Tours se sont mobilisés autour des tablettes à l’école primaire et ont essayé de répondre à la question.

L’objectif a été de développer des projets d’usages de la tablette à l’école primaire, de suivre les pratiques des enseignants impliqués, d’évaluer les usages des tablettes au service des apprentissages. Les IEN-TICE qui pilotent les groupes départements TICE se sont tous mobilisés et ont travaillé en interaction étroite avec les IEN maternelle, les formateurs TICE, les conseillers pédagogiques et les équipes enseignantes volontaires. Un rapport académique rend compte du protocole d’observation, des situations d’apprentissage mises en place et soutenues par des tablettes. Il interroge les effets de l’usage des tablettes tactiles en contexte scolaire sur les élèves mais aussi sur les enseignants. Il nous donne de premiers résultats dans différents contextes.

Quelles plus-values pour les apprentissages ?

Avec cet outil nomade, nous avons des potentialités multimédia à portée de main. La tablette peut être à la fois une banque d’images, un appareil photo, un laboratoire de langue et c’est un outil qui aide l’enseignant à médiatiser son enseignement. Les observations nous montrent que l’élève peut s’enregistrer, s’écouter, se corriger. et les applications transversales comme « book creator » permettent toutes sortes de projets de classe comme le cahier de vie en maternelle, ou la création de parcours en histoire de l’art. Si la tablette est avant tout une porte ouverte vers la création, c’est aussi un outil « boîte à mémoire » qui permet aux élèves de revoir à souhait les réalisations faites en classe. La construction progressive des notions en situation en est facilitée. C’est aussi un outil tactile à haute valeur cognitive qui permet à l’élève de s’exercer et de se corriger. L’enseignant interagit avec l’effort positif et la motivation des élèves, leur fournissant du temps d’apprentissage vraiment efficace et présentant des situations didactiques et pédagogiques pertinentes et stimulantes. Une façon d’engager les élèves dans leurs apprentissages !

Un impact positif sur les apprentissages peut être noté dans de nombreux champs disciplinaires comme en lecture. Dehaene dans son ouvrage « des sciences cognitives à la salle de classe » nous précise qu’il existe de nombreux outils numériques pour faciliter l’apprentissage de la lecture et parfois beaucoup trop de temps de l’enseignement est alloué dans les écoles à la présentation de concepts qui pourraient être acquis au moyen d’un matériel didactique de qualité et adapté. Encore faut-il connaître les potentialités des outils, les rendre accessibles et mettre en avant leurs apports pour les apprentissages. Pour mieux aborder la « chimie » du code alphabétique, l’usage de la tablette en est un exemple. Maria Montessori serait certainement heureuse de pouvoir découvrir le « Qbook », livre numérique développé aux USA qui combine le format ebook avec l’interactivité d’un smartphone en offrant une approche kinesthésique de la lecture et permettant aux élèves de mieux appréhender le code alphabétique. Elle nous inventerait une pédagogie Montessori 2.0 ! Comme je l’ai abordé lors de mon intervention au salon du futur du livre, les livres et albums interactifs avec toutes leurs fonctionnalités peuvent faciliter la compréhension des textes littéraires dans certaines conditions.

Avec la tablette, il est possible de proposer de nouvelles ambitions intellectuelles pour les élèves en développant l’individualisation, et en renouvelant les modes d’organisation dépassant l’espace-temps de la classe qui facilitent les apprentissages “dans” et “hors les murs” de l’école. La réalité augmentée au travers d’une tablette tactile peut enrichir les documents imprimés d’éléments virtuels. Les enseignanst peuvent utiliser les QR Codes pour enrichir les supports de cours destinés aux élèves avec des documents multimedia. Les enfants peuvent les consulter grâce à une application spécifique installée sur les tablettes en classe. Une occasion d’apporter des aides pour les leçons à mémoriser ou pour rendre les sup¬ports de cours plus ludiques ! Il suffit d’insérer des QR Codes pour géné¬rer du contenu aug¬menté sur les tablettes.

Quels changements pour l’enseignant ? La tablette permet-elle d’abattre les murs de la classe

Les ressources numériques sont au cœur du métier de l’enseignant comme je l’ai souligné lors mon intervention aux journées nationales de l’innovation (6). L’usage de la tablette doit s’inscrire dans une réflexion plus large qui prend en compte le rôle majeur du maître et de sa place pour la médiatisation de son enseignement. Avec les tablettes, des environnements personnels d’apprentissage peuvent être développés pour que l’élève puisse travailler en autonomie, s’exercer .

Pour relever ce défi, différents chantiers en perspective se profilent à l’horizon ;

  • si les enseignants notent des avantages en terme de « flexibilité pédagogique » avec la tablette, on peut noter une augmentation de la charge de travail en amont pour le choix du contenu adapté dans un contexte donné. Un collecteur de ressources et d’applications partageables pourrait être envisagé au niveau d’une académie pour aider les enseignants à mettre en place une pédagogie efficace avec les tablettes.
  • l’enseignant a besoin de créer ou de trouver du contenu adapté pour développer une pédagogie inversée propice aux apprentissages qui lui permet de redéfinir son taux de présence auprès de ses élèves pour les guider et les accompagner.
  • les enseignants qui utilisent les tablettes sont amenés à réfléchir sur leurs pratiques mais comme le précise Laurillard en 2007, la construction et l’utilisation de différents environnements numériques nécessitent des compétences et la connaissance des affordances pédagogiques et techniques. La formation des enseignants autour des tablettes est cruciale.
  • il nous faut assurer la mobilisation de tous les acteurs autour de cette problématique des usages de la tablette et les corps d’inspection, dans leurs missions d’impulsion, d’accompagnement et d’expertise ont un rôle majeur à jouer.
  • les collectivités doivent être associées à la réflexion sur le problème de l’équipement des écoles.

Pour conclure : Panacée ou pas panacée ?

Au-delà des phases de prise en main et des considérations techniques qui sont à présent connues et qui sont chronophages, il s’agit bien désormais d’engager des pratiques pédagogiques innovantes s’appuyant sur le potentiel cognitif des tablettes tactiles. Comme le précise l’UNESCO dans son rapport (2013, p 9), « la technologie mobile n’est pas et ne sera jamais la panacée éducative. Mais elle est un outil puissant et encore trop souvent ignoré, un outil parmi d’autres pour l’éducation ». Les potentialités pédagogiques ne tiennent pas uniquement dans une tablette mais dans la façon dont on s’en sert. La place et le rôle du maître restent essentiels. L’accompagnement des équipes est nécessaire et les inspecteurs jouent un rôle important avec les équipes de formateurs. Les usages de ces outils numériques peuvent se construire collectivement par une communauté d’enseignants qui peuvent partager leurs observations, leurs réussites et comme disait Jean-Pierre Astolfi : « Il faut encourager et capitaliser toutes les tentatives, même modestes, pour accompagner un changement de paradigme didactique qui se cherche encore ». Avec les tablettes ne peut-on pas générer ces « révolutions minuscules » ou ces « petits moments magiques », qui bousculent les certitudes, qui « boostent » la réflexion des élèves, et qui permettent aussi une réflexion des enseignants sur les différentes façons d’apprendre ? Ces moments de manipulation via ces interfaces numériques à haute valeur cognitive ne sont-ils pas une façon de faire vivre concrètement dans l’action, l’expérience de ce qu’un savoir en construction produit comme surprise et inspiration ? Avec tous les apports du numérique, nous pouvons repenser ici à ce que Louis Legrand appelait une « pédagogie de l’étonnement » et Georges Snyders « la joie à l’école » !

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texte reproduit : Le Café Pédagogique, le lundi 04 novembre 2013, http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2013/11/04112013Article635191344747035425.aspx#.U6LEzLZx4ZI.twitter

La maltraitance lors de l’enfance s’avère associée à des anomalies de la substance grise cérébrales : l’abus pourrait donc conduire à des dommages permanents au cerveau

Une étude internationale a analysé l’association entre la maltraitance infantile et le volume de matière grise cérébrale qui s’avère responsable du traitement de l’information dans le cerveau. Les résultats ont révélé un important déficit dans diverses régions du cerveau qui se développe tardivement, et ce, comme suite à l’abus lors de l’enfance.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la maltraitance des enfants est définie comme toutes les formes de mauvais traitements physiques et/ou affectifs, de sévices sexuels, d’abandon ou de négligence, ou d’exploitation commerciale ou autre, entraînant un préjudice réel ou potentiel pour la santé de l’enfant, sa survie, son développement ou sa dignité, et ce, dans le contexte d’une relation de responsabilité, de confiance ou de pouvoir.

Jusqu’à présent, les résultats d’études de neuro-imagerie structurelles qui ont été menées se sont avérés contradictoires. Une nouvelle étude, publiée dans l’American Journal of Psychiatry et menée par des experts du Collège Royale de Londres et le FIDMAG, Sisters Hospitallers Foundation for Research and Teaching, a fourni de nouvelles conclusions à cet effet.

La maltraitance infantile agit comme un sévère facteur de stress qui produit une cascade de changements physiologiques et neurobiologiques qui conduisent à supporter des modifications dans les structures du cerveau.

Afin de comprendre les anomalies les plus robustes du volume de la matière grise, l’équipe de recherche, qui inclue l’Université nationale de Singapour, a effectué une méta-analyse des études morphométrique fondée sur le voxel (EMV)[a] de la maltraitance des enfants.

L’EMV est une technique d’analyse de la neuro-imagerie qui permet l’étude des différences focales de l’anatomie du cerveau comparant la résonance magnétique cérébrale de deux groupes de personnes.

L’étude comporte douze groupes différents de données constitués d’un total de 331 personnes (56 enfants ou adolescents et 275 adultes) ayant des antécédents de maltraitance infantile, et plus de 362 personnes qui n’ont pas été exposés à la maltraitance (56 enfants ou adolescents et 306 adultes).

Afin d’examiner les régions cérébrales comportant plus ou moins de volumes de matière grise chez les personnes maltraitées, une méthode de neuro-imagerie méta-analytique en trois dimensions a été utilisée nommée « signed differential mapping » (SDM), développée expressément par Joaquim Radua, chercheur au FIDMAG.

Anomalies qui ne sont pas liés aux médicaments

Par rapport à des sujets témoins, les personnes exposées à la maltraitance infantile présentaient significativement de plus petits volumes de matière grise: orbitofrontal/gyrus temporal supérieur droit s’étendant à l’amygdale, l’insula, et para-hippocampique et gyrus temporal moyen et dans le gyrus frontal inférieur gauche et post-central.

Les déficits orbitofrontal-temporelle-limbique droit et les régions frontal inférieur demeurent lors d’une analyse d’un sous-groupe de participants non traités par la médication, ce qui indique que ces anomalies ne sont pas liées aux médicaments, mais à de mauvais traitements.

D’autre part, l’on a pas trouvé d’anomalies dans le gyrus post-centrale gauche que chez les personnes âgées maltraitées. Ces résultats montrent que les anomalies les plus constantes de la matière grise chez les personnes exposées à la maltraitance infantile se trouvent dans cortex préfrontal ventro-latérale et les régions limbiques-temporelle.

Ces régions se développent relativement tardivement, c’est à dire après la maltraitance et le dysfonctionnement pourrait expliquer le déficit cognitif et affectif des personnes ayant des antécédents d’abus lors de l’enfance.

Ces résultats montrent les graves conséquences environnementales adverses des sévices lors de l’enfance sur le développement du cerveau.

Les chercheurs espèrent que les résultats de cette étude aideront à réduire les risques environnementaux lors de l’enfance et à développer des traitements pour stabiliser ces altérations morphologiques.

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sources

  1. http://www.eurekalert.org/pub_releases/2014-06/f-sf-cma061814.php

  2. Lim, L., Radua, J., & Rubia, K. (2014). Gray Matter Abnormalities in Childhood Maltreatment: A Voxel-Wise Meta-Analysis. American Journal of Psychiatry, http://ajp.psychiatryonline.org/Article.aspx?ArticleID=1866348.

références

  1. http://fr.wikipedia.org/wiki/Voxel

  2. http://en.wikipedia.org/wiki/Brain_morphometry

  3. http://www.fidmag.com/fidmag/index.php

notes

  1. Brain morphometry is a subfield of both morphometry and the brain sciences, concerned with the measurement of brain structures and changes thereof during development, aging, learning, disease and evolution. Since autopsy-like dissection is generally impossible on living brains, brain morphometry starts with noninvasive neuroimaging data, typically obtained from magnetic resonance imaging (or MRI for short.

Le visage en colère appuie les menaces verbales, les faisant paraître plus crédible

Nous avons tous été témoins d’un furieux regard, qu’il s’agisse d’une personne en position d’autorité, d’un enseignant, d’un parent, d’un patron, ou d’une personne significative, voire même d’étrangers. Ces expressions de colère semblent renforcer l’efficacité de menaces sans agression réelle, selon une étude publiée dans Psychological Science, une revue de l’Association for Psychological Science.

Les résultats de la recherche montrent que les expressions de colère amènent plus de poids à la menace du négociateur à quitter la table de négociation si ses exigences ne sont pas répondues, conduisant ainsi l’autre partie en négociation à offrir plus d’argent que ce qu’ils auraient autrement.

Or, nos expressions faciales sont relativement plus difficiles à contrôler que nos mots. Parce qu’ils sont plus difficiles à contrôler, ces expressions servent de « signe extérieur » crédible des motivations d’une personne. De cette manière, les expressions faciales peuvent supporter le poids de nos mots.

Chaque partie impliquée dans une négociation vise à obtenir exactement ce qu’ils veulent, mais ils ont aussi un intérêt à faire en sorte que leurs demandes sont considérées comme crédibles pour que les négociations ne se désagrègent pas.

Les chercheurs ont émis l’hypothèse que les expressions de colère peuvent prêter à cette crédibilité, en aidant à sauvegarder les menaces de négociateurs, aidant ainsi à appuyer la menace de quitter la table des négociations si elles ne reçoivent pas ce qu’ils veulent. Mais, ils ont émis l’hypothèse, que les expressions de colère n’apportent aucune crédibilité supplémentaire aux demandes qui semblent déjà justes.

Dans une étude menée en ligne, 870 participants ont été informés qu’ils participeraient à un jeu de négociation dans laquelle certains participants, agissant comme « proposant », décideraient de la manière de diviser une somme de 1,00 $ avec un autre participant, le « répondant ». Chaque personne recevrait la somme spécifiée si le répondant acceptait la scission qui avait été offerte, mais ni l’un ni l’autre ne recevrait de l’argent si le répondant rejetait cette scission proposée.

Avant de produire leurs offres, on montrait à chaque proposant une « menace » qui soi-disant venait du répondant. En réalité, le répondant était « joué » par la même actrice, qui essentiellement était chargée de créer des expressions faciales spécifiques dans des clips vidéo. Un clip la monterait produire une expression faciale neutre, tandis qu’un autre la monterait produire une expression de colère.

Les clips étaient accompagnés d’une demande écrite, soit pour une scission égale à 50 % ou soit par une scission supérieure de 70 %, ce qui laissait seulement 30 % au proposant.

Après avoir vu [et perçu] la menace, les proposant sont invités à indiquer leur offre.

Les données ont révélé que l’expression du visage de répondant a eu un impact sur le montant offert par proposant, mais seulement quand le répondant exigeait une plus grande part.

Plus spécifiquement, les proposant ont offerts plus d’argent si le répondant avait montré une expression de colère par rapport à une expression neutre, mais seulement lorsque le répondant exigeait une scission 70%/30% lors de la demande.

L’expression du visage n’avait aucune influence sur les offres des proposant lorsque le répondant exigeait une part égale, sans doute parce que la demande avait d’amblé été considéré comme crédible.

Fait intéressant, les proposant ont offert de plus grandes quantités en réponse aux expressions faciales de colère par rapport aux expressions neutres, même lorsqu’on leur disait qu’ils appartenaient à un « répondant typique », plutôt que d’un partenaire spécifique.

Les chercheurs ont été surpris de la robustesse de l’effet, malgré le contexte expérimental, car l’expression de colère avait délibérément été posée plutôt que spontanément. Ainsi, les chercheurs avaient été surpris de constater que l’expression avait quand même eu un effet, même si elles avaient été délibérément et littéralement truquées.

Les résultats revêtent une grande pertinence pour toutes sortes de négociations. Ainsi, l’idée que les offres de négociation sont médiées en partie par les émotions et les motivations montre toute l’importance des émotions et leur expression lors de toute situation de négociation. Ceci incluant, non seulement les situations de répartition des ressources, mais également celles concernant l’achat d’une voiture ou d’une maison, et/ou lorsque l’on applique des mesures disciplinaires aux étudiantes ou aux enfants.

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sources

  1. http://www.eurekalert.org/pub_releases/2014-06/afps-afb060914.php

  2. Reed, L. I., DeScioli, P., & Pinker, S. A. (2014). The Commitment Function of Angry Facial Expressions. Psychological Science, 0956797614531027., http://pss.sagepub.com/content/early/2014/06/03/0956797614531027.abstract