Le secret de la créativité, de l’intelligence et de la pensée scientifique

La recherche montre que la créativité et l’intelligence sont liées aux connexions physiques au sein de notre cerveau. Voici comment relier les points.

Il y a une différence essentielle entre la connaissance et l’expérience et cela serait le mieux décrit ainsi :

knowledge.connection

L’image élaborer par le dessinateur Hugh MacLeod réussi de manière brillante à exprimer un concept qui ne s’avère pas souvent facile à saisir.

L’image établit clairement son point — que la connaissance seule n’est utile que si nous pouvons en faire des liens avec ce que nous savons. Que vous utilisiez ou non les termes « connaissances » et « expérience » pour expliquer la différence, le concept lui-même est solide. [Or, selon moi, il existe une troisième dimension, celle de l’intuition; une connaissance immédiate de la vérité sans l’aide du raisonnement ou une faculté qui permet de prévoir, de deviner. Ainsi a priori, il n’y a pas de connexion préétablie].

Beaucoup de grands écrivains, dartistes et de scientifiques ont discuté de l’importance de la collecte d’idées et de morceaux de connaissances (ici assimilé à des « points »)qui pullulent dans le monde qui nous entoure pour établir des liens entre ces « points » afin d’alimenter la pensée créatrice ainsi que les nouvelles idées.

Il s’agit d’un sujet d’inspiration vraiment amusant à lire, et donc voici quelques citations et conseils depenseurs créatifs concernant l’importance d’effectuer des connexions dans votre cerveau.

Mais avant de commencer, toutefois, analysons une recherche qui montre que l’intelligence est étroitement liée aux connexions physiques dans notre cerveau.

Intelligence et connexions: pourquoi votre cerveau a besoin de bien communiquer avec elle-même

Une recherche du « California Institute of Technology[2] » a montré que l’intelligence est quelque chose qui se retrouve dans tout le cerveau, plutôt que dans une région spécifique : les chercheurs ont découvert qu’au lieu de résider au sein d’une structure unique, l’intelligence générale est déterminée par un réseau de régions sur les deux côtés du cerveau.

L’un des chercheurs de cette recherche a expliqué que l’étude a montré que le cerveau travaille tel un système distribué. Ainsi, plusieurs régions du cerveau, et les liens entre eux (connexions)s’avèrent ce qui était le plus important pour l’intelligence générale.

L’étude soutient également une théorie existante concernant l’intelligence dictant que l’intelligence générale est fondée sur la capacité du cerveau à se rassembler et intégrer différents types de traitement, tels que la mémoire de travail.

À l’Université de Washington[3], une étude de recherche a constaté que la connectivité avec une zone particulière du cortex préfrontal est en corrélation avec l’intelligence générale d’une personne.

Cette étude a montré que l’intelligence est en partie appuyée sur certaines zones du cerveau à fonctionnement de haut niveau, et en partie sur leur capacité de communication avec d’autres zones dans le cerveau.

En dehors de la connectivité physique au sein du cerveau, la capacité à faire des liens entre les idées et les connaissances que nous détenons dans nos mémoires (car on pense qu’il existe plusieurs types de mémoire rependus dans plusieurs zones du cerveau) peut ainsi nous aider à penser de manière plus créative et à produire un travail de meilleure qualité.

Les connexions sont le carburant de la créativité : rien n’est vraiment original!

Steve Jobs est une personne toute désigner chaque fois qu’il est question de faire référence à la créativité ou à l’innovation, et il n’est donc pas surprenant de remarquer qu’il a déjà parlé de l’établissement de connexions. Cette grande citation est tirée d’une entrevue dans la revue Wired en 1996 : la créativité relève seulementde la connexion entre des éléments. Lorsque vous demandez aux gens créatifs comment ils ont réalisé une chose, ils se sentent un peu coupables, car ils ne l‘ont pas vraiment fait, ils ont seulement vu quelque chose.

Steve Jobsavait ensuite expliqué que l’expérience (comme nous l’avons vu dans l’illustration ci-haut) s’avère le secret pour être en mesure de faire des liens aussi facilement : c‘est parce qu’ils ont été en mesure de connecter les expériences qu’ils ont vécues et de synthétiser de nouvelles choses. Et la raison principale pour laquelle ils ont été en mesure de le faire, c’est qu’ils ont eu plus d’expériences, ou bien parce qu’ils ont effectué plus de réflexion sur leurs expériences, que les autres.

Maria Popova est sans doute l’un des meilleurs exemples (et promoteurs) de ce que nous appelons « créativité combinatoire » (combinatorial creativity)[4]. C’est-à-dire, la production des connexions entre les choses pour créer de nouvelles idées :… afin de vraiment pouvoir créer et de pouvoir contribuer au monde, nous devons être en mesure de « connecter » une multitude de points de connaissance, et d’effectuer une « pollinisation croisée » (cross-pollinate) d’idées d’une multitude de disciplines et de sujets, et de combiner et recombiner ces morceaux et ainsi construire de nouveaux châteaux (superstructure qui sied au-dessus d’un ensemble de choses. Selon Popova, être capable de faire lecture d’un large éventail de sujets s’avère souvent l’un des éléments les plus importants. Elle met beaucoup d’emphase sur la manière dont nos ego affectent notre volonté de construire sur ce que les autres ont élaboré avant nous :… c’est quelque chose que nous comprenons tous à un niveau intuitivement profond, mais que notre ego créatif (creative ego) ne veux plus ou moins pas vraiment à accepter : et c’est l’idée que la créativité s’avère combinatoire, et que rien n’est tout à fait original, et que tout repose sur ce qui est venu avant nous…

Popova fait usage d’une analogie avec les blocs Lego où elle compare les points de connaissances que nous détenons à des blocs de construction Lego : plus nous détenons ces blocs de construction (connaissances), plus diversifié leurs formes et leurs couleurs, plus intéressants de nos châteaux deviendra.

L’auteur Austin Kleon est quelqu’un qui vient immédiatement à l’esprit chaque fois qu’il est question de connectivité et de l’art de remixer. Kleon est l’auteur de l’ouvrage « Steal Like An Artist », un livre sur l’utilisation du travail des autres pour inspirer et informer ses propres travaux. Il débute son livre ainsi : chaque artiste se fait poser la question : « Mais où prenez-vous vos idées? ». L’artiste honnête répond, « Je les vole ».

Kleon s’avère une source d’inspiration importante, car il est tellement honnête au sujet de la manière dont le travail d’autrui est devenu une partie intégrante à son propre travail. Il est également désireux à mettre en exergue cette phrase de Maria Popova que « rien n’est vraiment original » : Chaques idées nouvelles n’est seulement qu’un « composite ou mélange » ou un remix d’une ou plusieurs autres idées précédentes.

Si vous êtes à la recherche de l’acquisition des conseils sur la création de plus de connexions entre les connaissances que vous détenez et entretenez (et ainsi recueillir encore plus de connaissances), une lecture du livre de Kleon est un excellent moyen pour débuter. Il propose certaines suggestions tel que :

  • transportez un cahier de notes ou un ordinateur portable (notebook) partout ou vous allez ;

  • lisez beaucoup ;

  • entretenez un fichier de travail (scratch file) ;

Comment la pensée scientifique relève de la capacité à produire des connexions

Lorsqu’il s’agit du domaine de la science, les connexions entre les points de connaissance semblent être tout aussi importantes. Dans l’art de l’investigation scientifique (The Art of Scientific Investigation), le professeur à l’Université de Cambridge W. I. B. Beveridge a écrit que les scientifiques qui réussissent « ont souvent été des personnes entretenant divers sujets d’intérêts », ce qui a généralement conduit à leur originalité : l’originalité consiste souvent à savoir relier des idées dont la connexion n’avait pas été soupçonnée auparavant.

Cet auteur a également suggéré que les scientifiques devraient élargir le champ de leur lecture, et ce, en dehors de leur domaine, afin d’ajouter à leurs connaissances (afin qu’ils aient plus de points de connaissances lorsque vient plus tard le temps de les connecter) : La plupart des scientifiques estiment que c’est un sévère handicap que d’enquêter sur un problème dans l’ignorance de ce qui est déjà connu sur le sujet d’enquête.

L’écrivain de science Dorian Sagan est en accord sur le fait que la science porte essentiellement sur la capacité à produire des connexions: la nature n’obéit désormais plus aux divisions « territoriales » de disciplines scientifiques académiques ou les continents apparaissent comme des espaces à être coloré afin de refléter les divisions nationales de leurs habitants humains. Pour l’auteur, les grands moments « satori », « d’épiphanies », « Eureka » ou « aha! » scientifiques s’avèrent essentiellement caractérisés par l’aptitude à savoir connecter les points de connaissances.

Ajouter à vos connaissances – le pouvoir de nouvel expériences

Commencez donc à faire plus de connexions entre les points de connaissance et faites preuve de créativité. Après tout, plus vous détenez de connaissances, plus vous serez en mesure de faire de connexions. Commencez par faire plus de lecture, élargissez vos domaines et sujets de lectures, et explorez de nouvelles possibilités pour la collecte de connaissances (par exemple, tentez de nouvelles expériences, allez à des rencontres ou entreprenez un nouveau passe-temps).

Comme le chercheur Dr Duezel l’explique si bien lorsqu’il s’agit de vivre de nouvelles expériences : « Seules les choses complètement nouvelles provoquent une forte activité dans la région mésencéphale du cerveau (midbrain area) ».

Donc, essayez quelque chose de nouveau et forcez-vous à une douce surcharge de votre cerveau pouvant ainsi apporter une spectaculaire amélioration de l’activité cervicale.

Gardez une trace de tout — en particulier dans la douche

Comme le suggère Austin Kleon, prendre un ordinateur portable (ou votre téléphone intelligent), ou un cahier de notes, partout avec vous allez et prenez des notes lorsque quelque chose vous viens à l’esprit. Ne vous attendez pas à ce que votre cerveau se souvienne de tout — donnez-lui un coup de main en notant les concepts ou idées importants que vous rencontrerez dans vos réflexions. Alors que vous faites cela, vous vous souviendrez de notes précédentes qui s’y rapportent (hey, vous faites déjà des connexions!) — et prenez également bien note de ces liens entre les points de connaissances.

Vous pouvez le faire même lorsque vous êtes sous la douche avec quelque chose comme « Acqua Notes ». La douche est un endroit particulièrement privilégié ou il a été prouvé qu’elle nous rend plus créatifs.

Révisez vos notes journalières, journalièrement — la méthode de Benjamin Franklin

La révision de vos notes peut souvent aider à vous permettre de plus facilement vous en rappeler lorsque vous en avez besoin. Lisez ce que vous avez pris en notes auparavant, et vous constaterez peut-être que depuis, vous avez ajouté plus de connaissances à votre répertoire, et que vous pouvez maintenant mieux vous connecter à vos anciennes notes!

En fait, cette habitude c’était l’un des secrets les mieux gardés de Benjamin Franklin. Chaque matin et chaque soir, il révisait sa journée en répondant à une simple question : « qu’est-je fais de bon aujourd’hui? ».

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sources

  1. http://www.fastcompany.com/3031994/the-future-of-work/the-secret-to-creativity-intelligence-and-scientific-thinking

références

  1. http://www.sciencedaily.com/releases/2010/02/100222161843.htm

  2. https://news.wustl.edu/news/Pages/24068.aspx

  3. http://en.wikipedia.org/wiki/Computational_creativity#Combinatorial_creativity

La maltraitance lors de l’enfance s’avère associée à des anomalies de la substance grise cérébrales : l’abus pourrait donc conduire à des dommages permanents au cerveau

Une étude internationale a analysé l’association entre la maltraitance infantile et le volume de matière grise cérébrale qui s’avère responsable du traitement de l’information dans le cerveau. Les résultats ont révélé un important déficit dans diverses régions du cerveau qui se développe tardivement, et ce, comme suite à l’abus lors de l’enfance.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la maltraitance des enfants est définie comme toutes les formes de mauvais traitements physiques et/ou affectifs, de sévices sexuels, d’abandon ou de négligence, ou d’exploitation commerciale ou autre, entraînant un préjudice réel ou potentiel pour la santé de l’enfant, sa survie, son développement ou sa dignité, et ce, dans le contexte d’une relation de responsabilité, de confiance ou de pouvoir.

Jusqu’à présent, les résultats d’études de neuro-imagerie structurelles qui ont été menées se sont avérés contradictoires. Une nouvelle étude, publiée dans l’American Journal of Psychiatry et menée par des experts du Collège Royale de Londres et le FIDMAG, Sisters Hospitallers Foundation for Research and Teaching, a fourni de nouvelles conclusions à cet effet.

La maltraitance infantile agit comme un sévère facteur de stress qui produit une cascade de changements physiologiques et neurobiologiques qui conduisent à supporter des modifications dans les structures du cerveau.

Afin de comprendre les anomalies les plus robustes du volume de la matière grise, l’équipe de recherche, qui inclue l’Université nationale de Singapour, a effectué une méta-analyse des études morphométrique fondée sur le voxel (EMV)[a] de la maltraitance des enfants.

L’EMV est une technique d’analyse de la neuro-imagerie qui permet l’étude des différences focales de l’anatomie du cerveau comparant la résonance magnétique cérébrale de deux groupes de personnes.

L’étude comporte douze groupes différents de données constitués d’un total de 331 personnes (56 enfants ou adolescents et 275 adultes) ayant des antécédents de maltraitance infantile, et plus de 362 personnes qui n’ont pas été exposés à la maltraitance (56 enfants ou adolescents et 306 adultes).

Afin d’examiner les régions cérébrales comportant plus ou moins de volumes de matière grise chez les personnes maltraitées, une méthode de neuro-imagerie méta-analytique en trois dimensions a été utilisée nommée « signed differential mapping » (SDM), développée expressément par Joaquim Radua, chercheur au FIDMAG.

Anomalies qui ne sont pas liés aux médicaments

Par rapport à des sujets témoins, les personnes exposées à la maltraitance infantile présentaient significativement de plus petits volumes de matière grise: orbitofrontal/gyrus temporal supérieur droit s’étendant à l’amygdale, l’insula, et para-hippocampique et gyrus temporal moyen et dans le gyrus frontal inférieur gauche et post-central.

Les déficits orbitofrontal-temporelle-limbique droit et les régions frontal inférieur demeurent lors d’une analyse d’un sous-groupe de participants non traités par la médication, ce qui indique que ces anomalies ne sont pas liées aux médicaments, mais à de mauvais traitements.

D’autre part, l’on a pas trouvé d’anomalies dans le gyrus post-centrale gauche que chez les personnes âgées maltraitées. Ces résultats montrent que les anomalies les plus constantes de la matière grise chez les personnes exposées à la maltraitance infantile se trouvent dans cortex préfrontal ventro-latérale et les régions limbiques-temporelle.

Ces régions se développent relativement tardivement, c’est à dire après la maltraitance et le dysfonctionnement pourrait expliquer le déficit cognitif et affectif des personnes ayant des antécédents d’abus lors de l’enfance.

Ces résultats montrent les graves conséquences environnementales adverses des sévices lors de l’enfance sur le développement du cerveau.

Les chercheurs espèrent que les résultats de cette étude aideront à réduire les risques environnementaux lors de l’enfance et à développer des traitements pour stabiliser ces altérations morphologiques.

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sources

  1. http://www.eurekalert.org/pub_releases/2014-06/f-sf-cma061814.php

  2. Lim, L., Radua, J., & Rubia, K. (2014). Gray Matter Abnormalities in Childhood Maltreatment: A Voxel-Wise Meta-Analysis. American Journal of Psychiatry, http://ajp.psychiatryonline.org/Article.aspx?ArticleID=1866348.

références

  1. http://fr.wikipedia.org/wiki/Voxel

  2. http://en.wikipedia.org/wiki/Brain_morphometry

  3. http://www.fidmag.com/fidmag/index.php

notes

  1. Brain morphometry is a subfield of both morphometry and the brain sciences, concerned with the measurement of brain structures and changes thereof during development, aging, learning, disease and evolution. Since autopsy-like dissection is generally impossible on living brains, brain morphometry starts with noninvasive neuroimaging data, typically obtained from magnetic resonance imaging (or MRI for short.

Comment produire une première bonne impression (selon la science)

Peut-on vraiment juger un livre à sa couverture? Lorsqu’il s’agit de faire jugements rapides sur autrui, il s’avère que nous pouvons être assez bons pour exactement faire cela.

Nous avons tous entendu de l’expression truisme (une évidente Vérité) : ainsi, « vous ne pouvez faire qu’une première impression ». Or c’est vrai — et ces impressions peuvent s’avérer encore plus puissantes que nous l’imaginions.

Nos cerveaux saisissent un grand nombre de signaux verbaux et non verbaux presque instantanément quand nous rencontrons quelqu’un (ou tout simplement lorsque nous regardons une photo d’eux) pour calculer de puissantes impressions qui sont souvent aussi précises que les impressions que nous formons sur des périodes de temps plus longues.

La recherche a montré que nous pouvons faire des premières impressions en quelques fractions de seconde, et non pas seulement lors de rencontre en personne. Nous pouvons également faire des premières impressions assez précises tout simplement sur la base du constat de photos sur Facebook, et les femmes peuvent dire si un homme sera un bon père tout simplement en le regardant.

Qu’il s’agisse d’un entretien d’embauche, un premier rendez-vous, ou tout simplement d’une introduction d’un ami d’ami, les premières impressions sont incroyablement puissantes et ils peuvent être presque impossibles à inverser. Mais cela ne s’avère pas totalement désespéré : savoir comment ces jugements rapides fonctionnent peut vous donner une meilleure idée sur le genre d’impression que vous réaliser.

Voici ce que vous devez savoir sur les premières impressions — et comment en réaliser de favorables.

Elles se produisent à une vitesse incroyable

Une étude de l’Université de Princeton en 2006[2] a révélé que cela prend seulement un dixième de seconde pour porter un jugement sur une personne en fonction de leur apparence faciale. Les jugements — sur les mesures d’attractivité, de sympathie, de fiabilité, de compétence, et d’agressivité — faites dans ce laps de temps ne sont pas significativement différents de ceux réalisés sans contraintes de temps. En fait, la confiance de certains jugements diminuait plus le temps d’exposition s’accroit.

Les chercheurs ont constaté que l’attractivité et la fiabilité sont les qualités que nous jugeons le plus vites.

Et elles sont très difficiles à changer

Une recherche[3] a trouvé que les premières impressions sont si puissantes qu’elles peuvent même l’emporter sur des faits indéniables et un savoir préalablement acquis. Une récente étude a montré que lorsque l’on instruit une personne de l’orientation sexuelle d’une autre personne, les participants ont quand même identifié cette dernière comme étant homosexuels ou hétérosexuels sur la base de leurs premières impressions et en fonction de ce dont il avait l’air, et ce, indépendamment du fait que ce jugement contredit l’information préalablement fournie. Alors que la production de rapides premières impressions relèvent d’une réponse cognitive naturelle, ce genre de jugements instantanés peut, bien sûr, conduire à des stéréotypes.

Nous jugeons ainsi les livres par leurs couvertures, et nous ne pouvons pas en faire autrement[3]. Toutefois, avec un certain effort, nous pouvons la surmonter, dans une certaine mesure, mais nous sommes ainsi continuellement confrontés à la tâche de nous corriger.

Un certain nombre de facteurs jouent lors de la formation de nos premières impressions

Quand il s’agit d’entretiens d’embauche ou d’importantes introductions, la manière de vous habiller et la fermeté de votre poignée de main pourraient faire une grande différence dans la première impression que vous faites. Une étude publiée en 2009 dans la revue Personality et Social Psychology Bulletin à constater qu’à la fois le style vestimentaire et la posture[4] ont joué un rôle important dans la perception initiale, tandis qu’une autre étude a montré que la force de poignée de main a également affecté les premières impressions. Les chercheurs ont ainsi constaté qu’une poignée de main faible peut donner l’impression de la passivité — alors, assurez-vous que vous avez une prise ferme.

Le ton et la teneur de votre voix jouent également un rôle important dans la détermination du type de première impression que vous faites sur autrui. Une étude écossaise a constaté que les participants se sont largement accordées, sur la base de l’écoute de la voix d’un sujet, sur un certain nombre de jugements concernant la personnalité, y compris la fiabilité, l’agressivité, et la chaleur.

Les psychologues ont ainsi confirmé qu’effectivement les gens effectuent des jugements instantanés lorsqu’ils entendent la voix d’une personne. Et ces jugements sont portés sur de très minces preuves.

Pour faire une bonne première impression, faite-le en personne

Une série études[3] de l’Université de la Colombie-Britannique ont montré que les premières impressions sont formées différemment en personne comparativement lorsqu’ils sont faits en ligne (via internet) ou par vidéo. La recherche sur plus de 1000 participants a trouvé que les impressions en personne et par vidéo étaient tout aussi précises pour juger de diverses mesures de la personnalité comme l’extraversion et l’amabilité. Cependant, la formation des impressions dites passives basées sur des vidéos a ont été très largement plus négative que les impressions faites sur la base de la rencontre en personne. Une autre étude[3] a révélé que les premières impressions faites sur la base de photos Facebook sont tout aussi précises que les impressions en personne, mais ils ont tendance à être beaucoup plus négatifs.

Si vous voulez faire une bonne impression, il est essentiel que cela se fasse en personne. Plus les impressions s’avèrent passives, plus elles sont sensiblement plus négatives [3].

Il y a un trait que nous valorisons particulièrement lorsqu’il s’agit de premières impressions

Nous apprécions la fiabilité par rapport à la confiance lors de la formation des impressions, créant ainsi des impressions plus positives sur ceux que nous jugeons dignes de confiance. Et ce jugement représente une grande partie de l’impression que nous formons.

Amy Cuddy, socio-psychologue, a expliqué à Wired[6] qu’il y a beaucoup de choses que nous pouvons faire afin d’établir un sentiment de confiance dès le départ : l’une d’entre elles consiste à laisser l’autre personne parler le premier ou lui laisser toute la place en premier. Vous pouvez simplement le faire en lui posant une ou plusieurs questions. Je pense que les gens font l’erreur, en particulier dans les milieux d’affaires, de penser que tout est question de négociation. Ils se disent : « Je ferais mieux d’abord d’occuper toute la place pour que je puisse être “en charge” ou “le boss” de ce qui se passe ». Le problème, c’est que vous ne rendez pas autrui chaleureux envers vous. La « chaleur » relève vraiment à amener l’autre personne à se sentir comprise. Ils veulent savoir que vous les comprenez. Et le faire s’avère incroyablement désarmant.

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sources

  1.     How To Make The Perfect First Impression (According To Science)
  2.     http://www.huffingtonpost.com/2014/05/30/the-science-and-art-of-fi_n_5399004.html?ncid=txtlnkusaolp00000592
  3.     http://psych.princeton.edu/psychology/research/todorov/pdf/Willis&Todorov-PsychScience.pdf
  4.     http://www.sciencedaily.com/releases/2014/02/140214111207.htm
  5.     http://www.apa.org/gradpsych/2012/11/first-impressions.aspx
  6.     http://news.sciencemag.org/brain-behavior/2014/03/secret-making-good-first-impression
  7.     http://www.wired.com/2012/11/amy-cuddy-first-impressions

De la pensée stratégique

La prise de conscience du public à la santé cognitive (cognitive health) est relativement récente par rapport à la santé physique. De plus en plus de preuves suggèrent que l’entrainement cognitif (cognitive training) semble assez prometteur quant aux possibilités de « l’augmentation » des performances cognitives du cerveau chez les populations normales et cliniques. Le ciblage des fonctions cognitives d’ordre supérieur, comme le raisonnement, en particulier, peut notamment favoriser certains changements cognitifs généralisés nécessaires faire face aux complexités de la vie quotidienne. Par exemple, des chercheurs de L’UCLA[6,7,8,9] ont constaté que les personnes âgées qui ont régulièrement fait usage d’un logiciel de remise en forme du cerveau sur un ordinateur ont démontré une amélioration significative des compétences mnésiques (ou de la mémoire) et du langage. D’autres chercheurs ont précédemment constaté qu’un entrainement pouvait améliorer la mémoire et augmenter l’activité du cerveau souffrant d’une légère déficience cognitive[10,11].

L’entrainement cognitif basé sur la stratégie (strategy-based cognitive training) a le potentiel d’améliorer la performance cognitive et effectivement avoir de réels avantages dans la vie courante selon un article de perspective axée sur les données (data-driven perspective article) par le Center for BrainHealth at The University of Texas at Dallas publiée dans la revue à accès ouvert Frontiers in Systems Neuroscience. La perspective fondée sur la recherche (research-based perspective) met en évidence des changements neuronaux, cognitifs, ainsi que dans la vie courante et ont été mesurés lors d’essais cliniques randomisés (randomized clinical trials) qui ont comparé le « gist-reasoning strategy-training » à l’entrainement de la mémoire chez les populations allant d’adolescents aux adultes plus âgées en bonne santé, aux personnes souffrant de lésions cérébrales, à ceux à risque de la maladie d’Alzheimer.

Notre cerveau est câblé pour être inspiré. L’une des principales différences de nos études[1,2,3,4] par rapport à d’autres recherches interventionnelles (interventional research) visant à améliorer les capacités cognitives, c’est que nous n’avons pas mis l’accent sur les fonctions cognitives spécifiques tels que la vitesse de traitement, la mémoire, ou l’apprentissage de nouvelles compétences isolées (isolated new skills). Au lieu de cela, le programme d’entrainement au « gist reasoning training program » encourage l’usage d’un ensemble commun de stratégies de réflexion multidimensionnelles pour synthétiser de l’information et l’élimination d’habitude toxiques qui nuisent à la l’efficacité des performances du cerveau.

L’entrainement à travers les études a été court, allant de 8 à 12 séances offertes sur un à deux mois en périodes de 45 à 60 minutes. Le protocole a porté sur trois stratégies cognitives — l’attention stratégique (strategic attention), le raisonnement intégré (integrated reasoning) et l’innovation. Ces stratégies sont de nature hiérarchique et peuvent être largement appliquées à la plupart des activités mentales journalières les plus complexes[5].

Au niveau de base, les participants de la recherche ont été encouragés à filtrer l’information concurrente qui n’est pas pertinente et à se concentrer uniquement sur des informations importantes. Aux niveaux plus avancés, les participants ont été invités, par exemple, à produire des interprétations, des thèmes ou des déclarations générales à partir d’informations dont ils avaient besoin ou dont ils désiraient lire. Chaque nouvelle stratégie est construite à partir des stratégies précédentes et les participants de la recherche ont été mis au défi d’intégrer toutes les étapes alors qu’ils abordaient les activités mentales, et ce, à la fois pendant les entrainements, et à l’extérieur des périodes d’entrainements.

On note ainsi certains bénéfices cognitifs qui ont été documentés dans les domaines d’entrainement tels que l’abstraction, le raisonnement et l’innovation. Et les bénéfices ont également débordé dans des domaines qui n’ont pas été entrainés, tels que la mémoire des faits, la planification et la résolution de problèmes. Ce qui est intéressant à propos de cette étude, c’est que lors les essais randomisés comparant le « gist-reasoning strategy-training » à l’entrainement de la mémoire, nous avons constaté que ce n’était pas d’apprendre de nouvelles informations qui engageait les réseaux cérébraux répandus et qui élevait les performances cognitives, mais plutôt le traitement plus profond de l’information et l’usage de ces informations de nouvelles manières qui « augmente » effectivement les performances du cerveau (essentiellement, se dépassé).

Le renforcement de la capacité intellectuelle n’est pas une science-fiction; ce qui semblait improbable est maintenant dans le domaine de la réalité.

Les changements physiques positifs au sein du cerveau et l’amélioration cognitive entre les populations en réponse à l’entraînement mental basé sur la stratégie (strategy-based mental training) démontrent le potentiel de la neuro-regénératif du cerveau.

La capacité à reconnaître, à synthétiser et à créer « l’essence » des idées complexes et des problèmes complexes à résoudres relèvent de compétences fondamentales pour la réussite scolaire, professionnelle et dans la vie courante. La capacité à améliorer la santé de la cognition et des réseaux neuronaux complexes, après une blessure ou un diagnostic d’une condition aura des implications majeures pour la prévention, le diagnostique et le traitement du déclin cognitif et de l’amélioration des performances cognitives chez les jeunes afin de les préparer à un avenir inconnu, et et chez les personnes plus âgées qui veulent rester mentalement robuste.

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sources

  1. Medical Xpress (2014, April 28) “Research shows strategic thinking strengthens intellectual capacity”, http://medicalxpress.com/news/2014-04-strategic-intellectual-capacity.html
  2. Center for BrainHealth. (2014, April 28). “Strategic thinking strengthens intellectual capacity. ScienceDaily“, Retrieved May 1, 2014 from http://www.sciencedaily.com/releases/2014/04/140428094259.htm
  3. Sandra B. Chapman, Raksha A. Mudar. “Enhancement of cognitive and neural functions through complex reasoning training: evidence from normal and clinical populations”, Frontiers in Systems Neuroscience, 2014;8, DOI:10.3389/fnsys.2014.00069
  4. (2014, April 28) “BrainHealth Research Shows Strategic Thinking Strengthens Intellectual Capacity”, The University of Texas at Dallas, Center for Brain Health.

références

  1. Chapman, S. B., Aslan, S., Spence, J. S., Hart, J. J., Bartz, E. K., Didehbani, N., … & Lu, H. (2013). Neural mechanisms of brain plasticity with complex cognitive training in healthy seniors. Cerebral Cortex, bht234, http://cercor.oxfordjournals.org/content/early/2013/08/21/cercor.bht234.full.pdf+html?sid=4dca13a4-3470-4076-bc51-dfdc121de7be.
  2. Champeau, R. (2013, June 25). “Memory improves for older adults using computerized brain-fitness program“, UCLA research alert – Academics & Faculty, UCLA Newsroom, http://newsroom.ucla.edu/releases/memory-improves-for-older-adults-246978
  3. Miller, K. J., Dye, R. V., Kim, J., Jennings, J. L., O’Toole, E., Wong, J., & Siddarth, P. (2013). Effect of a computerized brain exercise program on cognitive performance in older adults. The American journal of geriatric psychiatry: official journal of the American Association for Geriatric Psychiatry, 21(7), 655-663, http://europepmc.org/abstract/MED/23602310 (+ http://www.ajgponline.org/article/S1064-7481%2813%2900117-6/abstract).
  4. Karen J. Miller, Richelin V. Dye, Jeanne Kim, Julia L. Jennings, Elizabeth O’Toole, Julie Wong, Prabha Siddarth. Effect of a Computerized Brain Exercise Program on Cognitive Performance in Older Adults. The American Journal of Geriatric Psychiatry, 2013; 21 (7): 655 DOI: 10.1016/j.jagp.2013.01.077
  5. University of California – Los Angeles Health Sciences. (2013, June 25). Memory improves for older adults using computerized brain-fitness program. ScienceDaily. Retrieved May 1, 2014 from http://www.sciencedaily.com/releases/2013/06/130625172352.htm
  6. Benjamin M. Hampstead, Anthony Y. Stringer, Randall F. Stilla, Michelle Giddens, K. Sathian. Mnemonic strategy training partially restores hippocampal activity in patients with mild cognitive impairment. Hippocampus, 2012; DOI: 10.1002/hipo.22006
  7. Emory University. (2012, March 1). Training can improve memory and increase brain activity in mild cognitive impairment. ScienceDaily. Retrieved May 1, 2014 from http://www.sciencedaily.com/releases/2012/03/120301180950.htm

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De la ‪littératie‬ en ‪santé‬ et de la ‪complexité | Androgena

Les circuits sociaux qui permettent de faire le suivi de la manière dont nous aimons les gens et les idées

Indépendamment du contexte social, nous savons généralement tous, et ce intuitivement, qui sont les personnes les plus populaires — qui est le plus aimé (liked) — même si nous ne pouvons pas toujours mettre le doigt sur la raison ou l’origine d’une telle habileté. Cette information s’avère souvent essentielle à la réussite professionnelle ou sociale alors que vous naviguez dans vos réseaux sociaux. Pourtant, jusqu’à présent, les scientifiques n’avaient pas compris la manière dont notre cerveau reconnait ces gens populaires. Dans de nouveaux travaux, les chercheurs montrent que nous faisons le suivi de la popularité des gens en grande partie via une région du cerveau impliquée dans l’anticipation de récompenses.

Être capable de suivre le statut des autres personnes de votre groupe s’avère extrêmement important en termes de survie sociale. Déterminer qui est populaire ou sympathique est très important en cas de besoin ou de détresse, lorsque l’on cherche a faire une alliance, ou lorsque l’on a besoin d’aide — qu’elle soit physique, émotionnelle ou politique —, etc. Alors que des sociologues, des psychologues et des anthropologues ont longtemps étudié ces dynamiques de groupe, les neuroscientifiques ont seulement commencé à gratter la surface sur ce que nous pensons concernant le statut social des personnes.

Ainsi, de nombreux espaces de travail réunissant la psychologie sociale, la sociologie, et la neuroscience cognitive pour mieux comprendre la manière, dont les processus cérébraux individuels, se « connectent » à l’appartenance au groupe. Les chercheurs étudient maintenant au niveau de neurones a peu prêt tout, de la popularité sociale à la manière dont les idées se propagent avec succès dans les groupes.

Une personne atteint un certains statut social au sein d’un groupe, soit par le pouvoir – le contrôle des ressources – ou de la popularité – soit par la manière dont ils sont bien appréciés. Les recherches antérieures sur le statut social s’est largement concentré sur le pouvoir, mais Ochsner (http://bit.ly/1qmx8fL) et ses collègues voulaient examiner plus spécifiquement la popularité, et ce, en capitalisant sur ​​les techniques d’analyse de réseau social déjà disponibles à partir de la sociologie.

Dès lors, les cherceurs possède une manière simple de définir pour un groupe donné qui est populaire, et qui ne l’est pas, ceux-ci peuvent alors demander comment il est possible que le cerveau puisse représenter ce que cela signifie pour une personne d’avoir ce genre de statut d’appréciation (capital d’appréciationliking-based status), ou de popularité, dans le contexte d’un groupe. Pour cette étude, Ochsner a recruté et invité des membres d’organisations étudiantes à entrer dans son laboratoire et à évaluer combien ils s’apprécie entre eux. Les chercheurs ont ensuite utilisé ces notes pour déterminer mathématiquement pour déterminer qui est le plus aimé et ce dans chaque réseau social.

Puis, quelques semaines plus tard, les chercheurs ont invité les mêmes personnes au laboratoire pour passer un scanneur IRMf, tout en montrant les visages des personnes. Les participants déterminaient alors si les visages étaient de personnes provenant de leur propre organisation ou non; des visages composites — pas de vraies personnes — ont été ajoutés à titre d’élément témoin. Les chercheurs ont alors regardé comment les zones du cerveau des participants ont réagi à la présentation des visages de ceux jugés populaires au sein du groupe — on mesure alors l’augmentation ou la diminution de l’activité de régions spécifique du cerveau relatif à la popularité.

Pour chaque réseau social, les chercheurs ont constaté la même tendance de l’activité cérébrale chez les personnes qui regardaient les visages de personnes populaires, et ont identifié deux systèmes critiques dans le cerveau : le système impliqué dans l’évaluation émotionnelle et la récompense (striatum ventral, amygdale, cortex préfrontal ventromédian), ainsi que le système impliqué dans la cognition sociale, le lieu de notre capacité à réfléchir sur les sentiments et les intentions d’autrui (temporo-jonction, précuneus, et dorsomédial cortex préfrontal). Les chercheurs ont alors constaté que l’activité dans ces deux réseaux s’élève en fonction de la popularité d’une autre personne, et cela s’avère compatible avec les deux manières dont nous suivons le statut d’autres personnes.

Le premier manière postule qu’au fil du temps nous apprenons qui est sympathique en éprouvant les effets de récompense lors de l’interaction avec autrui. Même si vous n’aimez pas personnellement quelqu’un, vous savez peut-être que cette personne est sympathique par le truchement sur la base de l’observation de ses interactions à d’autres membres du groupe. Cela expliquerait pourquoi les systèmes de récompense dans le cerveau réagissent à la vue des gens populaires — comme nous anticipions les avantages d’interagir avec eux. L’autre manière, c’est que nous devons être en mesure de réfléchir sur les états mentaux, les croyances et les pensées d’autrui — en particulier ceux qui ont un statut élevé — afin de former des coalitions, de demander de l’aide, ou autrement pour travailler au sein du groupe.

Les chercheurs ont constaté que même avec de brèves présentations de visages — les visages sont sur un écran pendant seulement une seconde — ces systèmes sont mis en ligne. En outre, le système d’évaluation émotionnelle contrôle la réponse du système de la cognition sociale : le système d’évaluation émotionnel détient effectivement la clé afin de déverrouiller la popularité des membres du groupe et informe ensuite les systèmes de la cognition sociale que c’est une personne avec laquelle je peux m’attendre à d’enrichissantes interactions, amenant la personne à réfléchir à propos des pensées, des intentions et des sentiments de l’individu populaires en question.

Les chercheurs ont également constaté que plus populaire est la personne dans un groupe, le plus fortement ces systèmes cérébraux réagissent à la vue d’une autre personne populaire. Ce résultat suggère que les gens populaires sont « extrêmement sensibles à la manière dont d’autres personnes sympathiques sont et qu’ils peuvent ensuite adapter leur comportement de manière appropriée ».

On souligne que les études ont contrôlé un certain nombre de facteurs, y compris l’attractivité, la fiabilité, et les préférences idiosyncrasiques des individus, de sorte que la mesure de la popularité s’avère vraie, en moyenne, pour les individus dans le groupe. En outre, ils ont d’abord situé et identifié les systèmes indépendants du cerveau , à l’aide des tâches visant à identifier l’apprentissage de la récompense et la cognition sociale.

Ce travail ne concerne pas uniquement la question de la science fondamentale sur la manière dont nous faisons le suivi de la popularité sociale avec/dans notre cerveau, mais également pourrait éventuellement éclairer la recherche sur l’autisme et d’autres troubles neuro-développement, qui nuisent à la capacité de ces personnes à juger le statut social. Nous pouvons également poser des questions sur la manière dont nous pourrions (ra)mener les gens de la périphérie vers le centre, de la partie « non-aimé » d’un groupe, à la partie aimée d’un groupe. Et, le travail aurait également certaines implications importantes dans le monde des affaires où l’efficacité d’une structure hiérarchique revient souvent à ceux qui sont le plus aimés.

Les mêmes régions du cerveau impliquées dans la manière dont nous voyons la popularité des autres déterminent également l’efficacité avec laquelle nous communiquons des messages à autrui. Emily Falk DU University of Pennsylvania et ses collègues (http://bit.ly/PNCaXv) ont constaté que l’activité au sein de la cognition sociale et des systèmes d’évaluation et de récompense émotionnelle PEUVENT réellement prédire la manière dont une personne peut effectivement vendre leurs idées aux autres et la manière dont les idées se répandent.

L’activité neuronale du cerveau d’un récipiendaire de l’idée initiale peut nous informer sur le niveau de succès d’une idée qui sera retransmise aux autres. L’activité du cerveau de cette personne initiale offre des suggestions sur la manière dont les autres, qui n’ont jamais pris connaissance du message original, sont susceptibles de réagir aux messages lorsqu’ils sont transmis de personne à personne, et qui est également susceptible d’être les meilleurs « vendeurs » d’idées.

Ainsi, un nombre croissant de travaux concernant, non seulement les systèmes neuronaux qui rendent une personne un bon « vendeur d’idée », mais également le rôle de la position d’une personne dans un réseau social lors de la transmission des idées.

Dans le plus récent travail de son laboratoire, avec l’auteur principal Matthew Brook O’Donnell, l’équipe d’abord utilisé Facebook pour cartographier l’état des personnes au sein de leurs réseaux sociaux. Ensuite, en utilisant l’imagerie IRMf, ils ont constaté que les personnes ayant plus de possibilités pour le « courtage » d’informations entre différents groupes de personnes ont montré une activité accrue dans les régions du cerveau qui soutiennent la réflexion sur les états mentaux d’autrui. Cette activité de cerveau pourrait leur permettre de mieux répondre aux signaux sociaux lorsqu’il est question de faire des recommandations aux autres.

Nous savons que les environnements sociaux affectent les gens dans toutes sortes de manières, cette étude s’intéresse à la manière, dont la position dans le réseau social affecte tous les types de processus de base du cerveau. Ce travail cherche à expliquer les variations observées de certaines recherches précédentes, notamment à savoir dans quelle mesure une personne peut être efficace en tant que « vendeur » idée.

Le travail offre un aperçu de ce qui rend les idées « persistante ». Par exemple, même si les résultats actuels relèvent de corrélations, il est déjà possible d’entrevoir que si les systèmes de cognition sociale s’avèrent plus critiques lors de la diffusion des idées, alors les gens devraient investir plus d’énergie dans la réflexion concernant ce que les autres pensent et ressentent afin d’obtenir les meilleurs résultats.

Les gens peuvent parfois décider ce qu’ils partagent en fonction de leurs propres préférences, mais, en fin de compte, nous sommes tous programmés pour être sociaux, et les circuits sociaux semblent prévoir quelles idées deviendront populaires. De même, les personnes qui présentent plus d’activité dans ces circuits ont finalement plus de succès à convaincre les autres à monter à bord avec leurs idées préférées.

L’explosion de nouveaux outils de communication, tels que les médias sociaux, combinés avec de nouveaux outils analytiques, a considérablement aidé les scientifiques à mieux comprendre comment les idées se propagent.

En fin de compte, ces chercheurs travaillent à pouvoir anticiper et prévoir quelle idée deviendra « virale » et quel genre de personnes et de messages favorise le mieux le plus la réalisation de l’effet virale d’une idée. Les chercheurs espèrent ainsi que ce genre d’information pourrait être utilisée pour créer des campagnes de santé publique plus efficaces qui tiennent compte des grands défis sociétaux tels que l’obésité et le tabagisme.

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Sources

Cognitive Neuroscience Society (2014). « The Social Circuits that Track How We Like People and Ideas »,  7 april 2014, http://bit.ly/1g2Fp3r (+ http://bit.ly/1g4RQfb ).

Cognitive Neuroscience Society. (2014, April 7). Social circuits that track how we like people, ideas. ScienceDaily, http://bit.ly/1qjKEkd.

Falk, E.B., Morelli, S.A., Welbourn, L., Dambacher, K. & Lieberman, M.D. (in press). Understanding the spread of ideas through the brains that spread them. Psychological Science (+ http://bit.ly/PNCaXv).

Falk et Ochsner ont présenter leur travail, avec Lisa F. Barrett et Dharshan Kumaran, au colloque The Neuroscience of Social Networks“, Lundi 7 Avril 2014, à la réunion annuelle du CNS annual meeting
à Boston
. Plus de 1500 scientifiques sont présents à la réunion à Boston, MA, d’Avril 5-8 2014, http://bit.ly/1kHH4yG.

The price had better to be right : Les femmes trouvent les annonces publicitaires à caractère sexuel peu attrayantes – Sauf le prix est juste

L’imagerie sexuelle est souvent utilisée dans les publicités — par exemple dans les magazines et à la télévision — sans doute pour aider à attirer les acheteurs à acheter un nouveau produit ou à tout simplement consommer un produit. Mais une recherche suggère que les femmes ont tendance à trouver les annonces publicitaires qui comportent des images sexuelles rebutantes, à moins que l’article soit annoncé à un prix assez élevé.

Les résultats révèlent que la prétendue attitude négative des femmes sur l’imagerie sexuelle peut être assouplie lorsque les images sont jumelées à un produit qui évoque une grande valeur.

Les femmes affichent généralement et spontanément des attitudes négatives à l’égard des images sexuelles. La théorie de l’économie sexuelle (Sexual economics theory) offre une raison : l’usage de l’imagerie sexuelle est apparat inamical à l’intérêt des femmes dans le sexe lorsqu’il est dépeint comme étant peu fréquent, spécial, et rare.

Vohs, et collègues, ont prédit que les attitudes négatives des femmes à l’égard de l’imagerie sexuelle pourraient s’adoucir si le sexe est représenté d’une manière qui est consistant avec les valeurs sexuelles considérées comme étant grandement valorisé et de grande valeur. L’imagerie sexuelle peut être moins rebutante pour les femmes, par exemple, si elle est associée avec des biens de consommation à prix élevé, ce qui peut transpirer l’exclusivité et une grande valeur.

Pour tester cette prédiction, Vohs et collègues ont inviter des participants masculins et féminins à leurs laboratoires pour évaluer des publicités de montres pour les femmes. Dans certaines annonces publicitaires, la montre a été présentée avec une image sexuellement explicite, tandis que dans d’autres, la montre a été photographiée avec une chaine de montagnes majestueuses. Ainsi, quelques-unes des annonces annonçaient la montre à 10 $ et dans d’autres, à 1250 $.

Afin de mesurer les réactions instinctives des participants face aux annonces publicitaires, les chercheurs ont à mémoriser un code à 10 chiffres avant de regarder les annonces, une distraction cognitive destinée à les empêcher de réfléchir trop profondément aux annonces qu’ils observent. Puis, après avoir récité le code, les participants ont été interrogés sur leurs attitudes et leurs réactions émotionnelles face aux publicités.

Globalement, les femmes qui ont vu l’imagerie sexuelle associée à une montre peu onéreuse dans les annonces l’évaluaient plus négativement, que les femmes qui ont vu l’imagerie sexuelle avec la montre onéreuse. Ces évaluations négatives semblent avoir été entrainées par les émotions négatives des femmes — sentiment de colère, de dégoûté, et de désagrément, de surprise — en réponse à l’annonce dont on a jumelé une imagerie sexuelle à une montre peu onéreuse.

Les hommes, en revanche, ont des réactions similaires aux annonces publicitaires basées sur le sexe, quel que soit le prix annoncé de la montre.

Les chercheurs notent que le prix a seulement produit une différence pour les femmes en ce qui concerne les annonces publicitaires qui comportent l’imagerie sexuelle. Les participantes n’ont montré aucune différence dans leurs évaluations pour les montres bon marché et onéreuses lorsqu’ils ont été jumelés avec la chaine de montagnes majestueuse.

Une deuxième étude a reproduit ces résultats et a exclu la possibilité que les évaluations des hommes ne différaient pas parce qu’ils jugeaient les montres des femmes non pertinentes : les hommes ont donné des notes similaires aux annonces sexuellement explicites qui ont inclus des montres pour hommes, indépendamment du prix des montres.

Alors que les résultats sont en direct ligne avec les prévisions générées par la théorie de l’économie sexuelle, les chercheurs néanmoins ont été surpris. Ceux-ci ont pu obtenir ces effets, même si les participants n’étaient pas réellement dans un mode « achat ». Juste une rapide exposition à une annonce publicitaire était suffisante pour le déclenchement la théorie de l’économie sexuelle ». Cela suggère que le processus se produit à un niveau intuitif profond.

Une étude de Bongiorno et coll. (2013) suggère que l’utilisation d’images sexualisées de femmes pourrait en fait produire un retour de flamme (backfire) d’une campagne publicitaire, et ce en particulier pour les causes éthiques telles que les organismes de bienfaisance et les organismes communautaires.

Les recherches du Dr Bongiorno sont liées à la déshumanisation sexuelle (sexual dehumanisation) des femmes pour la réduction de préoccupation quant au comportement éthique. Dr Bongiorno explique que la recherche s’adresse a un paradoxe non résolu : l’efficacité de la promotion publicitaire d’une cause éthique (ethical cause) en utilisant des moyens contraires à l’éthique. Les images sexualisées des femmes dans la publicité sont omniprésentes et cette recherche remet en cause l’opinion commune selon laquelle ils seront toujours des outils de persuasion efficaces. La recherche a utilisé des publicités d’une organisation communautaire (People for the Ethical Treatment of Animals — PETA) et impliquée des acteurs de différentes nations et démographie.

Les participants qui ont consulté des annonces contenant des images sexualisées de femmes ont indiqué qu’ils réduiraient leur soutien à l’organisation qui publie ce genre de publicité. Leurs réponses ont montré que c’était essentiellement parce que les images sexualisées déshumanisaient la représentation de la femme, les faisant paraitre comme des « animaux », sorte d’avilissement. Or, certaines recherches antérieures ont montré que la déshumanisation des femmes augmente la tolérance aux comportements contraires à l’éthique envers les femmes — en particulier les attitudes des hommes à l’égard du harcèlement sexuel et du viol.

Par conséquent, il semble peu probable qu’une stratégie publicitaire qui déshumanise les femmes soit efficace, car en fait, cette stratégie s’est effectivement retournée contre l’organisme.

Cette étude a ouvert la voie à de nouvelles pistes de recherches sur l’impact négatif des images sexualisées de femmes que pourraient avoir sur ce genre de campagnes de promotion publicitaire pour d’autres causes éthiques, telles que l’action de lutte contre la pauvreté.

La société fait face à de nombreux défis éthiques, non seulement en relation avec les animaux, mais également par rapport à la réduction des inégalités sociales et de la pauvreté, ainsi que pour la lutte contre le changement climatique, et afin de comprendre la manière de communiquer la plus efficace de ces causes est essentielle, voire capitale pour l’existence d’un organisme.

Dr Bongiorno espère que les organisations de promotion des causes éthiques bénéficieront de sa recherche et choisiront des stratégies de publicité qui ne déshumanisent pas les femmes. Les tactiques déshumanisantes et avilissantes ont non seulement des conséquences négatives pour les femmes, mais aussi pour les causes éthiques qui fait usage de ce genre de stratégie.

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Sources

Women Find Sexually Explicit Ads Unappealing — Unless the Price Is Right – Association for Psychological Science, http://bit.ly/18w82Ta (+ http://bit.ly/1kGPtCG).

Bongiorno, R., Bain, P. G., & Haslam, N. (2013). When Sex Doesn’t Sell: Using Sexualized Images of Women Reduces Support for Ethical Campaigns. PLoS ONE, 8(12), e83311. doi:10.1371/journal.pone.0083311, http://bit.ly/1oJBHVT.

Références

Vohs, K. D., Sengupta, J., & Dahl, D. W. (2014). The Price Had Better Be Right Women’s Reactions to Sexual Stimuli Vary With Market Factors. Psychological Science, 25(1), 278–283. doi:10.1177/0956797613502732é, http://bit.ly/18w82Ta, http://bit.ly/R0GPGp.

Bongiorno, R., Bain, P. G., & Haslam, N. (2013). When Sex Doesn’t Sell: Using Sexualized Images of Women Reduces Support for Ethical Campaigns. PloS one, 8(12), e83311.

[DRAFT] Une ardoise pas si vierge : Qu’est-ce que les enfants comprennent sur le monde social? Plus que vous ne le pensez!!!

La capacité à évaluer d’autres personnes est essentiel pour naviguer dans le monde social. Les humains doivent être en mesure d’évaluer les actions et les intentions des gens autour d’eux, et de prendre des décisions précises sur qui est ami et qui est ennemi (ou adversaire), et qui est un partenaire social approprié et qui ne l’est pas. En effet, tous les animaux sociaux bénéficient de cette capacité d’identifier les individus congénères qui peuvent aider, et distinguer ces personnes des autres qui peuvent leur nuire.

Les adultes humains évalue rapidement et automatiquement les personnes sur la base de caractéristiques physiques et comportementementales, mais les origines ontogénétique et le développement de cette capacité restent encore mal comprises.

La réussite de l’existence des adultes humains dans le monde social repose sur essentiellement sur la capacité d’évaluer autrui. Nous devons être en mesure de faire la distinction entre les personnes de confiance des personnes peu fiables, et d’identifier qui est susceptible d’être aidant, de qui ne l’est pas – ceux qui pourrait valoir la peine d’être approcher et ceux qu’il vaut mieux éviter. Ces jugements sont informés en partie, par les comportements d’autrui – nous avons tendance à juger positivement ceux dont les actions envers les autres ont un caractère sociable et serviable, et à juger négativement ceux dont les actions sont nuisibles ou antisocial en nature. En supposant [ou en attribuant] que les actions sociales d’autrui sont motivés par des traits de personnalité sous-jacents et durables qui continueront à influencer leur comportement de la personne au fil du temps, nous pouvons alors produire des jugements sur qui sera probablement un bon ou mauvais partenaire social (social partner).

Il est question de l’évaluation et du jugement social.

Les nouveau-nés ont une réputation à défendre : ils sont reconnus pour manger, dormir, et être que de véritables machines à souiller des couches. Souvent considérés, et déconsidérés, comme une « page blanche », les nouveau-nés auraient beaucoup à apprendre. Les gens ont ainsi acquis l’habitude de penser, et de croire que les capacités cognitives des nourrissons étaient sévèrement limitées. Or, les outils et les recherches les plus récentes ont vraiment peint un portrait de la réalité totalement différente.

Pourtant, eux aussi ont beaucoup à nous apprendre. Ainsi, alors même que les scientifiques explorent ce qui se passe dans leurs adorables minuscules têtes, les chercheurs ont remarqué que les bébés présentaient une surprenante richesse quant à la compréhension du monde sociale autour d’eux.

Pour la plus grande partie du 20e siècle, les manuels de psychologie du développement enseignaient qu’il fallait des années pour que les enfants saisissent les concepts « socio-moraux » (social-moral concept) tels que l’équité et l’altruisme. Ces études, cependant, rencontraient de sérieuses limitations : Ils relevaient principalement d’entretiens avec les enfants et ne pouvaient donc ainsi ne rien révéler sur les nourrissons, les poupons ou les tout-petits pré-verbaux avec un lexique limité.

Un tournant s’est produit lors des années 1980, lorsque Renée Baillargeon PhD, et directrice du Cognition Laboratory at the University of Illinois at Urbana-Champaign, et ses collègues, ont développé une méthode pour tester la compréhension des bébés au sujet des objets et des événements de leur environnement autour d’eux. La technique est fondée sur la constatation que les bébés regardent « mesurablement » plus longtemps lors d’événements qui défient leurs attentes.

Cette équipe, et plus tard d’autres ont depuis exploré ce que les nourrissons comprennent des états mentaux d’autrui, un concept connu sous le nom « théorie de l’esprit » (theory of mind). Plus récemment, ce travail a conduit à s’interroger sur le développement social et moral des  nourrissons et des jeunes enfants. Le paysage de la recherche est en constante évolution et la science commence à poser certaines questions qui n’ont pas été auparavant effectivement posées à sujet des jeunes bébés.

Étudier la moralité chez les nourrissons peut s’avérer particulier. La morale est difficile à définir, même chez les adultes. Pourtant, les chercheurs de ce domaine se sont porté sur quelques traits principaux, y compris la serviabilité, l’équité et la bonté. La recherche indique que ces « comportements prosociaux » (prosocial behaviors) peuvent être détectés chez les bébés âgés de quelques mois.

Dans une telle étude, Wynn (http://bit.ly/1fW114X) et ses collègues J. Kiley Hamlin, doctorat, et Paul Bloom, Ph.D., ont présentés aux enfants agés de 3 mois une marionnette avec des yeux gros comme des piastres françaises (Googly eyes or jiggly eyes) qui monte péniblement une colline. Dans un scénario, un triangle utile aide à pousser le cercle vers le haut. Dans un autre, un carré pas si gentil frappe le cercle l’entrainant ainsi vers le bas de la colline. Plus tard, un expérimentateur a montré les deux personnages aux bébés (le triangle ou le carré). Or, les enfants préfèrent regarder (gaze) les personnages qui aident plutôt que ceux qui nuisent. Cette préférence semble exister que dans un contexte social, puisque les bébés ne montrent aucune préférence lorsque les personnages poussent des objets inanimés haut ou en bas de la colline (Developmental Science, 2010). À l’âge de 5 mois, comme suite à une maitrise plus précise de leurs motricités, les bébés tentent activement d’atteindre le personnage gentil déconsidérant le personnage méchant — ce qui suggère que le regard prolongé (extended gaze) des enfants âgés de trois mois s’avère une indication quant à leur préférence. Les résultats suggèrent que les bébés peuvent distinguer entre les gentils et les méchants avant même de pouvoir se rouler sur eux-mêmes.

Au moment où ils atteignent 1 an d’âge, les bébés ont acquis les aptitudes physiques pour commencer à s’engager de leurs propres chefs dans des comportements utiles — et un certain nombre d’études ont montré qu’ils le font avidement, et avec un certain empressement. En fait, ils aident même sans qu’on le leur demande, et ce sans être louangé ou récompensé pour l’effort.

Dans une étude (Sommerville, A., Schmidt, M., 2011, Plos One), on observe que l’altruisme semble se développer de manière précoce chez les enfants et les chercheurs ont démontré que les nourrissons âgés de 15 mois semblent spontanément comprendre les notions de partage et d’équité. Les chercheurs ont testé 47 enfants qui ont regardé une vidéo sur le partage de la nourriture, puis en interaction avec le chercheurs, alors qu’ils étaient assis sur les genoux de leurs mamans, et les résultats montrent que les normes d’équité et d’altruisme sont plus rapidement acquisesent qu’on ene le pensaient ».

Warneken et Michael Tomasello, PhD, du Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology, en Allemagne, ont donné à des jeunes de 2 ans l’occasion d’aider un adulte qui n’est pas familier à prendre des objets qui ont chuté tels que des marqueurs et des trombones. Les chercheurs ont constaté que les enfants ont contribué de façon égale et fréquente, peut importe si leurs parents ont souligné la problématique, s’ils ont encouragé à aider, s’ils ont donné la consigne de le faire ou s’il se tenaient tout simplement tranquillement à proximité. Le fait que le parent était dans la même salle (ou pièce) que le rejeton n’avait aucune importance. Ces résultats suggèrent donc que les tout-petits ont un désir intrinsèque d’être utiles (Infancy, 2013).

Mais les bébés semblent également capable de comprendre que tout le monde ne mérite d’être aidé. Valerie Kuhlmeier (http://bit.ly/1lFAKJz), Ph.D., chef du Infant Cognition Group at Queen’s University, en Ontario, et Kristen Dunfield (http://bit.ly/1ijQiyx), Ph.D., maintenant à l’Université Concordia, à Montréal, ont présenté deux scénarios aux enfants âgés de 21 mois. Dans l’une, un adulte taquine le bébé avec un jouet sans le partager. Dans l’autre, un deuxième adulte essaie de partager le jouet avec l’enfant, mais était incapable de le remettre à cause de part la manière dont le mobilier avait été disposé dans la chambre. Puis, lorsqu’un expérimentateur laisse tomber le jouet hors de la portée des adultes, les bébés sont plus susceptibles de prendre le jouet et de le remettre à la personne qui avait déjà essayé de le partager (Psychological Science, 2010).

Même à 21 mois, les bébés peuvent faire lecture de l’intention ; c’est la pensée qui compte. Or, le comportement prosocial est coûteux, et il peut être judicieux de s’engager dans ces comportements de manière sélective.

Tout parent qui a entendu le hurlement de l’enfant criant « Ce n’est pas juste! » sait que les enfants sont sensibles et susceptibles à l’iniquité, et l’inégalité. Or, les bébés comprennent la notion d’équité longtemps avant d’avoir des mots pour se plaindre à ce sujet.

Dans une étude de Baillargeon et ses coll., les bébés regardaient plus les biscuits qui avait été divisé inégalement entre deux marionnettes animées girafe, que les biscuits qui avaient été distribués de manière égale et équitable. En fait, les bébés semblaient s’attendre à une situation égalitaire et semblaient avoir été surpris que les marionnettes eussent été flouées. Cependant, cette attente ne concernait que les créatures animées. Lorsque l’expérimentateur avait divisé les biscuits entre des girafes en peluche inanimée, les bébés regardaient aussi longtemps les biscuits qui avaient été répartis de manière uniforme ou non (Psychological Science, 2012).

Dans un deuxième volet de cette étude, les bébés regardaient alors qu’un expérimentateur donne des autocollants à deux femmes. Dans certains cas, ces femmes avaient coopéré ensemble à ranger les jouets. Dans d’autres, seule l’une des deux femmes avait fait tout le travail de ranger les jouets, pendant que l’autre adulte jouait. Baillargeon et ses collègues ont constaté que les enfants de 21 mois avaient été surpris lorsque le fainéant obtenait un autocollant — mais seulement si l’expérimentateur pouvait constater qui avait travaillé et qui avaient, paraissé. Avant même leur deuxième anniversaire, les bébés semblent capables de comprendre que vous devez gagner votre juste part.

Le sens d’équité semble être si fort à l’âge de 3 ans que les enfants sont tout à fait prêts à renoncer à une récompense s’ils pensent qu’ils sont traités injustement. Ainsi, Peter R. Blake, EDD, et Katherine McAuliffe (http://bit.ly/1hx6c7y), PhD, ont conçu un appareil de distribution de bonbons ‘Skittles’ disposés dans des plats face de deux enfants. Lorsqu’il avaient le choix de fournir plus de bonbons à l’autre enfant, ou pas soit, les enfants agés de 4 ans optaient souvent de jeter tous les bonbons à la corbeille (PLoS ONE, 2013). Ainsi, ces enfants préfèrent ne rien obtenir si un autre enfant est en position d’en obtenir plus que lui.

Cependant, ce n’est pas parce que les enfants semblent comprennent l’équité, que cela signifie qu’ils la pratiquent. Dans une paire d’études, Blake et McAuliffe a montré que la plupart des enfants âgées de 4 à 7 ans rejetaient les situations dans lesquelles ils avaient reçu une plus faible part des bonbons ou d’autocollants, mais l’inégalité étaient accueilli s’ils étaient en position d’en obtenir la plus grande partie — même lorsque les enfants ont déclaré que partager était la bonne chose à faire. Les enfants semblent approuver l’égalité, mais ils ne les utilisent pas toujours», dit Warneken. Cette réflexion semble se déplacer autour de 7 ou 8 ans, les chercheurs ont constaté (Cognition, 2011; PLoS ONE, 2013). Ainsi, les enfants semblent approuver l’égalité, mais ils ne l’utilisent pas toujours. Cette réflexion semble se déplacer autour de 7 ou 8 ans (Cognition, 2011; PLoS ONE, 2013).

Avant cela, les enfants semblent effectivement préférer une situation injuste lorsqu’on leur donne la main haute. Wynn et ses collègues ont donné aux enfants âgés de 5 ans une chance de choisir une pile de jetons qu’ils pouvaient échanger contre un prix. Les chercheurs ont trouvé que les enfants ont préféré prendre sept jetons si un autre enfant n’en recevait pas, plutôt que huit jetons pour deux (Cognition, 2014).

Les jeunes enfants s’avèrent en fait extrêmement intéressées (self-interested) et tendent positivement vers une iniquité de base. Combinés aux conclusions sur les enfants, ceci souligne une distinction importante entre ce que les bébés et les enfants veulent que les autres fassent, et ce qu’ils veulent pour eux-mêmes.

D’autres recherches effectuer par Sommerville suggèrent que l’équité et la générosité sont entrelacées dès l’âge de 1 an. Dans une expérience similaire à l’étude de la girafe de Baillargeon, Sommerville a constaté que les enfants âgées de 15 mois qui avaient été le plus surpris par une contingence injuste étaient plus susceptibles de partager leur jouet favorisé (PLoS ONE, 2011).

Parce que d’autres recherches indiquent que la reconnaissance de l’équité émerge entre 9 mois et 12 mois d’âge, Sommerville affirme que les enfants âgées de 15 mois qui sont probablement moins sensibles à l’injustice ne sont pas seulement à la traîne par rapport à leurs pairs sur cette importante étape de développement. Nous pensons  que nous commençons à puiser dans une partie intéressante des différences individuelles qui persistent au fil du temps tout au long de la vie chez la personne.

Les différences individuelles mises de côté, certaines situations sociales peuvent inspirer une personne à agir de manière plus ou moins moralement. Warneken et ses collègues ont démontré cette idée dans une expérience destinée à tester l’équité dans l’action (fairness in action).

Des chercheurs ont truqué un système dans lequel deux enfants ont dû travailler ensemble pour tirer une corde afin de soulever une boîte avec des billes à l’intérieur. À partir d’environ 3 ans, les scientifiques ont constaté que les enfants avaient tendance à partager les billes s’ils avaient travaillé ensemble pour les récupérer. Si un enfant fini avec trois billes, alors que son partenaire n’en obtenait qu’un seul, ils avaient partagé pour que chacun en détienne deux. Toutefois, si les enfants avaient travaillé de manière indépendante chacun de leurs côtés afin d’obtenir les billes, il ne semblait pas préoccuper du fait que chacun pouvait se retrouver avec un nombre différent de billes au terme de l’exercice.

À cet égard, les enfants de trois ans ont un pas d’avance sur nos cousins les primates. Warneken et ses collègues ont produit exactement la même expérience avec des chimpanzés, et ils ont constaté que les singes étaient prêts à s’associer pour récupérer des récompenses alimentaires. Mais si l’un des chimpanzés se retrouvait avec plus de gâteries que son partenaire, ils les gardaient tous joyeusement (Nature, 2012). Un sens précoce de l’équité peut avoir évolué afin d’aider les humains à travailler ensemble pour survivre. Le travail collaboratif est le berceau de l’égalité.

Il apparaît également que les bébés sont capables de comprendre le concept du « nous » par rapport à celui d’« autrui », et ce, à un âge relativement précoce.

Dans un exemple, Wynn, Hamlin et ses collègues ont demandé à des enfants âgées de 9 mois et de 14 mois de choisir un aliment, soit un biscuit Graham ou des haricots verts. Ensuite les bébés regardaient une série de spectacles de marionnettes dans lequel une marionnette qui aime les craquelins alors que l’autre des haricots verts. Les enfants en deux groupes d’âge ont préféré les personnages qui étaient gentils que les marionnettes qui partageaient leurs goûts.

Cela s’accorde donc avec les résultats de recherche antérieurs et ne s’avère pas vraiment inattendu. Mais le constat suivant a surpris les chercheurs : les bébés ont aussi une nette préférence pour les personnages qui étaient méchants à la marionnette dissemblable (Psychological Science, 2013).

Wynn, hésitant à décrire ses conclusions dans le jargon psychologique des expressions « en groupes » (in-groups) et « hors-groupes» (out-group), car il est difficile de savoir si les bébés construisent les groupes sociaux autour de ces préférences alimentaires partagées. Cela semble être fondamentalement une préférence partagée : si vous valorisez les aspects du monde de la même manière que je le fais, donc je vous aime.

D’autres études suggèrent qu’alors que les bébés reconnaissent les groupes sociaux, ils ne s’attendent pas nécessairement à un traitement préjudiciable des gens à l’extérieur du groupe. Baillargeon a dirigé des études dans lesquelles les expérimentateurs s’identifient comme membres de groupes sociaux confectionnés par annonce, par exemple, « Je suis une lumi » ou «Je suis un tarfen ». Baillargeon a trouvé que des bébés de 16 mois sont surpris lorsqu’une personne ne parvient pas à aider un autre membre de son groupe. Cependant, les bébés participants aux études de Baillargeon ne semblent pas avoir des attentes quant à savoir si une personne doit aider un étranger. S’ils ne font pas partie de votre club, vous avez le choix de déterminer si vous vous impliquez ou non.

Alors que les les scientifiques continuent d’étudier le développement social et moral de nourrissons, une importante question demeure sans réponse : Est-ce que les principes sociaux-moral sont acquis (social-moral principles learned), ou les bébés sont nés avec ces systèmes déjà préétablit, déterminer biologiquement, par la genèse développementale de l’être humain (essentiellement, est-ce inné ou acquis)?

D’importants indices pourraient provenir d’études dites interculturelles qui pourraient ainsi aider à éclairer sur la manière et le moment lorsque les bébés de différentes cultures présentent des différences des comportements sociaux. Mais ces études n’ont tout simplement pas encore été produites.

On peut considérer qu’étudier les bébés est pur, en quelque sorte. Elle peut nous renseigner sur la manière dont nos processus sociaux et moraux se développent avant même qu’ils ne soient « embrouillés » par la culture ou la langue ou le raisonnement complexe.

Lorsque vous observez les bébés, c’est magique.

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Les humains possèdent un sens moral inné? Pour explorer cette question, des chercheurs (Hamlin, J.K., Wynn, K., & Bloom, P., 2007) ont présenté des preuves que les nourrissons jugent autrui en fonction de leurs actions sociales — ils préfèrent ceux qui aident les autres et évite ceux qui entravent autres. Certains (Scarf, D., Imuta, K., Columbo, M., & Hayne, H., 2012) soulèvent une autre interprétation du phénomène, en présentant certaines données qu’ils interprètent comme étant la préférence des enfants quant aux scénarios sociaux que les scientifiques ont présentés aux nourrissons qui peut être expliqués par une aversion pour un « événement en collision » (colliding event) et une attirance pour un « événement en rebondissement » (bouncing event). Scarf et coll. suggèrent, plus généralement, que les bébés ne possèdent, ni de boussole morale rudimentaire, ni aucune autre capacité sophistiquée, et que cela repose simplement sur la présence de certains mécanismes associatifs simples et généraux.

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De l’interdisciplinarité et de la multidisciplinarité, et de la systémique des services de soins de santé en itinétance

La pratique avancée des infirmières praticiennes en psychiatrie/santé mentale, PAIPSM, propose une large gamme de services de soins de santé pour les adultes, les enfants, les adolescents et leurs familles dans les centres de soins primaires (primary care facility), les cliniques externes en santé mentale des hôpitaux, les services d’urgence psychiatrique des hôpitaux, la pratique privée/cabinet privé ou les centres hospitaliers, les prisons, ou en milieu de travail et enfin, les centres communautaires de santé (community health center ou CLSC), et enfin dans les soins infirmiers, et les habitations (domicile des patients, CHSLD, vieillir à la maison, assisted living facilities???).

PAIPSM peut produire des diagnostics, pratiquer la psychothérapie, et prescrire des médicaments, et ce, pour les patients qui ont des troubles psychiatriques, des troubles organiques du cerveau médicaux ou des problèmes de toxicomanie. Ils sont autorisés à fournir des services psychiatriques d’urgence, à produire des évaluations biopsychosociale, psychiatriques et psychologiques, et physiques ainsi que des plans de traitement et à faire gestion globale des soins de santé aux patients. Les modalités de traitement comprennent donc à la fois des médicaments et la gestion psychothérapeutique.

Le rôle des PAIPSM met l’accent sur la recherche, le leadership clinique, l’éducation, la consultation et la pratique clinique d’experts, se concentrant principalement sur les interventions au niveau systémique. Un PAIPSM peut pratiquer de manière autonome dans une grande variété de cadres. Ils peuvent donc servir de consultants ou d’éducateurs pour les familles, les itinérants ainsi que pour le personnel oeuvrant dans le domaine des soins de santé ou des programmes communautaires de santé mentale. Le PAIPSM porte donc une emphase sur le diagnostic psychiatrique, y compris le diagnostic différentiel des troubles médicaux comportant des symptômes psychiatriques, et le traitement pharmacologique des troubles psychiatriques.

Les soins infirmiers psychiatriques (Psychiatric Nursing) ou les soins infirmiers de santé mentale (Mental health Nursing) relève d’une la spécialité des soins infirmiers qui s’occupe essentiellement des personnes de tous âges atteintes de maladie mentale ou de détresse psychologique, comme la schizophrénie, le trouble bipolaire, la psychose, la dépression ou la démence. Les infirmières dans ce domaine reçoivent plus de formation que l’infirmière non spécialisée, notamment, en ce qui concerne les thérapies psychologiques, la construction d’une alliance thérapeutique, la gestion des comportements difficiles, et l’administration de médicaments psychiatriques. L’infirmière enregistrée en psychiatrique (IEP; Registered psychiatric nurse) est une profession distincte dans les quatre provinces le plus à l’Ouest au Canada.

Les soins infirmiers psychiatriques sont reconnus comme une profession distincte de la santé réglementée au Canada et dans d’autres pays. La profession de soins infirmiers psychiatriques dispose d’un Code national de déontologie et des normes de pratique de soins infirmiers psychiatriques. Ces dernières et d’autres Lignes directrices de pratique ou politiques afin de fournir un guide pour les IEP qu’elles soient du domaine clinique, administratif, de l’enseignement ou de la recherche.

Les IEP travaillent dans des environnements cliniques et de traitement difficultueux et dans les environnements de travail en équipe interdisciplinaire. Ils doivent faire preuve en permanence de jugement dans la prise de décisions et la résolution de problèmes afin de relever les défis cliniques et les besoins de soins de santé des patients. Ils doivent posséder d’excellentes compétences interpersonnelles et de communication afin d’être efficace en tant que thérapeutes capables de compassion et d’empathie, et dans l’exercice de tact et de diplomatie, tout en conseillant et en fournissant traitements aux patients. Leur formation universitaire et professionnelle fournit les connaissances et les compétences requises pour ces types de responsabilités.

Les IEP oeuvrent sont sur les lignes de front en travaillant en partenariat en tant que membres clés d’une équipe interdisciplinaire de professionnels de soins de santé ; psychiatres, psychologues, infirmières, ergothérapeutes, travailleurs sociaux, pharmaciens, gestionnaires, organismes communautaires, professionnels de l’application des lois et prestataires de services sociaux. Ils travaillent comme personnel infirmier, gestionnaire, conseillers, spécialistes cliniques, chefs d’équipe, superviseurs, directeurs, directeurs adjoints, professeurs, chercheurs, gestionnaires de cas et consultants dans des centaines de collectivités partout au Canada.

Les IEP en itinérance peuvent ainsi travailler indépendamment ou dans le cadre d’équipe(s) de soins de santé multidisciplinaire [et interdisciplinaire] notamment des psychiatres, médecins, psychologues, travailleurs sociaux, infirmiers. Les IEP sont responsables de l’évaluation, la planification, la mise en œuvre et l’évaluation des soins aux personnes en situation d’itinérance chronique vivant une ou plusieurs conditions psychiatrique et comorbide. Ils fournissent des données probantes, centrées sur une approche globale du fonctionnement humain, ainsi que sur les besoins spécifiques de la personne, les soins infirmiers sont axés sur le rétablissement des patients et leurs fournisseurs de services de soins de santé mentale.

De la mémoire et de l’ADN

J’ai l’intuition que des ‪‎phénomènes‬ ‪‎épigénétiques‬ sont à la source de certains ‪troubles‬ ‪#neurodéveloppementaux‬, ainsi que d’autres conditions chroniques de ‪‎santé‬.

Ainsi, l’épigénétique fournirait un moyen d’acquérir ou de se départir de traits ou caractéristiques d’une génération à l’autre. Ainsi, pas le temps d’attendre des centaines d’années ou plusieurs générations pour acquérir ou se départir de traits ou de caractéristiques. C’est un moyen rapide et « temporaire » [et donc réversible], un peu comme un mémoire temporaire. Or, on croit que l’ADN est la mémoire [à long terme] de la vie.

Ainsi, avant d’être inscrits dans l’ADN, les changements génétiques, qui ne sont pas des mutations, mais des adaptations à l’environnement, sont temporairement « retenu » et transmis d’une génération à l’autre. Si l’environnement change encore, ces informations temporairement seront conservées, ou non, ou adaptées.

‪#‎random‬ ‪#‎tought‬ ‪#‎hyppothesis‬