L’exposition à la violence de la télévision pourrait mené à une structuration irrégulière de l’attention et du cerveau

Les jeunes hommes adultes qui ont regardé plus de violence à la télévision ont montré certaines indications d’un développement du cerveau moins matures ainsi qu’un moins bon fonctionnement exécutif, selon les résultats d’une étude de l’Indiana University School of Medicine publiée en ligne dans la revue Brain and Cognition.

Les chercheurs ont utilisé des tests psychologiques ainsi que l’IRM pour mesurer les capacités mentales et le volume des régions du cerveau chez 65 hommes, âgés de 18 à 29, t en bonne santé, ayant un QI normal, et qui ont été spécifiquement choisis parce qu’ils n’étaient pas des joueurs fréquents de jeux vidéo.

Ainsi, les jeunes hommes ont fourni des estimations quant à leur écoute télévisuelle au cours de la dernière année et ont également tenu un journal détaillé sur leur visionnement télévisuel, et ce, pendant une semaine. Les participants ont également rempli une série de tests psychologiques mesurant le contrôle inhibiteur, l’attention et la mémoire. En fin de cette démarche, l’IRM a été utilisée pour mesurer la structure de leur cerveau.

La fonction exécutive est une capacité globale pour formuler des plans, à prendre des décisions, le raisonnement et la résolution de problèmes, la régulation de l’attention, et l’inhibition des comportements afin d’atteindre des objectifs.

Les chercheurs de l’étude ont constaté que plus les participants avaient signalé avoir visionné de la violence, moins leurs performances aux tâches de l’attention et du contrôle cognitif étaient efficaces. Par ailleurs, le temps total de visionnement télévisuel n’était pas lié à la performance sur les tests des fonctions exécutives.

Les chercheurs notent également que les capacités de fonctions exécutives peuvent s’avérer importantes pour contrôler les comportements impulsifs, y compris l’agression. Le souci relève de l’accroissement de l’impulsivité qui ne se mélange pas bien avec les modèles comportementaux des émissions télévisées violentes.

Les évaluations qui mesurent la mémoire de travail, un autre sous-type du fonctionnement exécutif, ne se trouvent pas à être reliées à la visualisation télévisuelle totale ou à la visualisation d’émissions télévisées violente.

La comparaison entre les habitudes télévisuelles aux images du cerveau a également produit des résultats que les chercheurs jugent importants.

Lorsqu’ils ont examiné les numérisations du cerveau des jeunes hommes associé à plus d’expositions de la violence télévisuelle, il y avait moins de volume de la matière blanche reliant les lobes frontaux et pariétaux, ce qui peut être un signe de moins grande maturité dans le développement du cerveau.

La substance blanche est un tissu du cerveau qui isole les fibres nerveuses reliant différentes régions du cerveau, ce qui rend le fonctionnement plus efficace. Dans le développement typique, la quantité ou le volume de la substance blanche augmente à mesure que le cerveau produit plus de connexions, et ce, jusqu’environ l’âge de 30 ans, améliorant ainsi la communication entre les régions du cerveau. Les connexions entre les lobes frontaux et pariétaux sont considérées comme particulièrement importantes pour le fonctionnement exécutif.

Le message à retenir de cette étude relève du constat d’une relation entre la quantité de violence visualiser à la télévision et certains aspects importants de fonctionnement du cerveau comme le contrôle de l’attention et de l’inhibition.

Les chercheurs avertissent que davantage de recherches sont nécessaires pour mieux comprendre les résultats de l’étude.

Avec cette étude, les chercheurs ne pouvaient pas savoir si les gens ayant de pauvres fonctions exécutives sont attirés par les programmes comportant plus de violence ou si le contenu de l’écoute télévisuelle serait responsable des effets sur le développement du cerveau pendant une période de temps. Un travail longitudinal supplémentaire s’avère donc nécessaire afin de résoudre la problématique à savoir si les individus ayant de pauvres fonctions exécutives et une croissance plus lente de la substance blanche sont plus attirés par les émissions violentes ou si l’exposition à la violence dans les médias modifie le développement du contrôle cognitif.

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sources

  1. http://news.medicine.iu.edu/releases/2014/06/Hummer.shtml

  2. Indiana University. (2014, June 18). Exposure to TV violence related to irregular attention and brain structure. ScienceDaily. Retrieved June 18, 2014 from http://www.sciencedaily.com/releases/2014/06/140618100507.htm

La maltraitance lors de l’enfance s’avère associée à des anomalies de la substance grise cérébrales : l’abus pourrait donc conduire à des dommages permanents au cerveau

Une étude internationale a analysé l’association entre la maltraitance infantile et le volume de matière grise cérébrale qui s’avère responsable du traitement de l’information dans le cerveau. Les résultats ont révélé un important déficit dans diverses régions du cerveau qui se développe tardivement, et ce, comme suite à l’abus lors de l’enfance.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la maltraitance des enfants est définie comme toutes les formes de mauvais traitements physiques et/ou affectifs, de sévices sexuels, d’abandon ou de négligence, ou d’exploitation commerciale ou autre, entraînant un préjudice réel ou potentiel pour la santé de l’enfant, sa survie, son développement ou sa dignité, et ce, dans le contexte d’une relation de responsabilité, de confiance ou de pouvoir.

Jusqu’à présent, les résultats d’études de neuro-imagerie structurelles qui ont été menées se sont avérés contradictoires. Une nouvelle étude, publiée dans l’American Journal of Psychiatry et menée par des experts du Collège Royale de Londres et le FIDMAG, Sisters Hospitallers Foundation for Research and Teaching, a fourni de nouvelles conclusions à cet effet.

La maltraitance infantile agit comme un sévère facteur de stress qui produit une cascade de changements physiologiques et neurobiologiques qui conduisent à supporter des modifications dans les structures du cerveau.

Afin de comprendre les anomalies les plus robustes du volume de la matière grise, l’équipe de recherche, qui inclue l’Université nationale de Singapour, a effectué une méta-analyse des études morphométrique fondée sur le voxel (EMV)[a] de la maltraitance des enfants.

L’EMV est une technique d’analyse de la neuro-imagerie qui permet l’étude des différences focales de l’anatomie du cerveau comparant la résonance magnétique cérébrale de deux groupes de personnes.

L’étude comporte douze groupes différents de données constitués d’un total de 331 personnes (56 enfants ou adolescents et 275 adultes) ayant des antécédents de maltraitance infantile, et plus de 362 personnes qui n’ont pas été exposés à la maltraitance (56 enfants ou adolescents et 306 adultes).

Afin d’examiner les régions cérébrales comportant plus ou moins de volumes de matière grise chez les personnes maltraitées, une méthode de neuro-imagerie méta-analytique en trois dimensions a été utilisée nommée « signed differential mapping » (SDM), développée expressément par Joaquim Radua, chercheur au FIDMAG.

Anomalies qui ne sont pas liés aux médicaments

Par rapport à des sujets témoins, les personnes exposées à la maltraitance infantile présentaient significativement de plus petits volumes de matière grise: orbitofrontal/gyrus temporal supérieur droit s’étendant à l’amygdale, l’insula, et para-hippocampique et gyrus temporal moyen et dans le gyrus frontal inférieur gauche et post-central.

Les déficits orbitofrontal-temporelle-limbique droit et les régions frontal inférieur demeurent lors d’une analyse d’un sous-groupe de participants non traités par la médication, ce qui indique que ces anomalies ne sont pas liées aux médicaments, mais à de mauvais traitements.

D’autre part, l’on a pas trouvé d’anomalies dans le gyrus post-centrale gauche que chez les personnes âgées maltraitées. Ces résultats montrent que les anomalies les plus constantes de la matière grise chez les personnes exposées à la maltraitance infantile se trouvent dans cortex préfrontal ventro-latérale et les régions limbiques-temporelle.

Ces régions se développent relativement tardivement, c’est à dire après la maltraitance et le dysfonctionnement pourrait expliquer le déficit cognitif et affectif des personnes ayant des antécédents d’abus lors de l’enfance.

Ces résultats montrent les graves conséquences environnementales adverses des sévices lors de l’enfance sur le développement du cerveau.

Les chercheurs espèrent que les résultats de cette étude aideront à réduire les risques environnementaux lors de l’enfance et à développer des traitements pour stabiliser ces altérations morphologiques.

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sources

  1. http://www.eurekalert.org/pub_releases/2014-06/f-sf-cma061814.php

  2. Lim, L., Radua, J., & Rubia, K. (2014). Gray Matter Abnormalities in Childhood Maltreatment: A Voxel-Wise Meta-Analysis. American Journal of Psychiatry, http://ajp.psychiatryonline.org/Article.aspx?ArticleID=1866348.

références

  1. http://fr.wikipedia.org/wiki/Voxel

  2. http://en.wikipedia.org/wiki/Brain_morphometry

  3. http://www.fidmag.com/fidmag/index.php

notes

  1. Brain morphometry is a subfield of both morphometry and the brain sciences, concerned with the measurement of brain structures and changes thereof during development, aging, learning, disease and evolution. Since autopsy-like dissection is generally impossible on living brains, brain morphometry starts with noninvasive neuroimaging data, typically obtained from magnetic resonance imaging (or MRI for short.