[DRAFT] De la plutocracie ; de la démocratie en péril et du capitalisme

LE ROLE DE L’ÉTAT : AVENIR DE LA PROTECTION SOCIALE EN CONTEXTE DE MONDIALISATION

Does the needs of the many outways the need of the few, or the one?

Condensation de la richesse et Guerre de l’emploi

Ainsi donc, peut-on laisser une entité groupale « clique de riches » dicter les politiques publiques et sociales du Québec alors que ceux-ci sont contre l’intervention de l’état me semble contradictoire et capricieux? Cette clique serait-il le témoignage de la concentration de la richesse (ou condensation de richesse), processus par lequel, dans certaines conditions, la richesse nouvellement créé a tendance à se concentrer entre les mains de personnes ou des entités déjà-riches. Ceux qui détiennent la richesse ont les moyens d’investir dans de nouvelle source de richesse ou autrement utiliser l’accumulation de la riche se comme levier, étant ainsi bénéficiaire de la nouvelle richesse.

Outre les super-riches, principalement deux groupes font la manchette : les opérateurs financiers (officier corporatifs) et les dirigeants d’entreprise[*]. En plus de leurs salaires directs, ils obtiennent toutes sortes d’avantages indirects : des primes, des actions, des options d’achat d’actions, des retraites en or. Il agit d’un phénomène de société qui touche non seulement des financiers et des dirigeants d’entreprise, mais aussi près d’un million et demi de cadres supérieurs, de professionnels, d’athlètes et d’artistes. Notons toutefois que la tranche de 1 % des Québécois les plus riches est trois fois et demie moins riche que son pendant américain. 80% des familles québécoises sont encore plus pauvres que 80% des familles américaines[*].

Or, la condensation des richesse est plus grande dans les pays anglo-saxon comme les États-Unis, la Grande-Bretagne, que dans les pays européens comme la France, au Japon et même au Québec. Ainsi, 20 % des Canadiens détiennent 75 % des actifs du pays; les familles du quintile supérieur détenaient 75 % de la richesse totale des ménages en 2005, contre 73 % en 1999 et 69 % en 1984.[*]! Depuis deux décennies, seules les familles de la tranche supérieure de 10 % ont augmenté leur part de la richesse totale.

Notons également que sous le principe de la condensation de la richesse, les riches québecois risque fort de se faire absorber par les plus riches qu’eux. Et dans le contexte de la mondialisation, certe cela signifie que l’on puisse accéder à de nouveaux marchés, mais le Québec deviens-lui même accessible. S’il y a condensation de la richesse au Québec, il en sera de même sur l’échiquier mondiale.

(CO)construction d’une société

Notons que le cout de la vie est typiquement le même pour tous. Dans une économie de marché libre, les facteurs contribuant au cout de la vie s’ajustera de sorte que les plus pauvres de la société sont forcé de dépenser tout leurs revenus sur les besoins de base (nourriture, habitation, santé), alors que les riches auront un revenu exédant sufissant pour épargner et investir (voir: meritocracy). Le processus par lequel les officiers corporatifs sont payé avec des salaires, primes et bonus élevés (voir: oligarchy), la compensation totale pouvant allez jusqu’à 30000 fois le salaire le plus bas d’un employé de l’entité. Il y a donc une décconection sustentielle entre a) la performance des officiers et les compensations, et b) les compensations des officiers par rapport à ceux des travailleurs, et que les officiers sont compensé à des niveaux disproportionné parce qu’il font déjà partie d’une élite et que cela constitue une métode d’auto-perpétuation visant à maintenir une classe d’élites (voir:neofeudalism). Si l’économie de plusieurs pays sont organiser selon l’intérêt de surper-riches, ou relève de la ploutocratie – du grec ploutos : richesse ; kratos : pouvoir; consiste en un système de gouvernement où l’argent constitue la base principale du pouvoir -, il y a de forte probabilité qu’une condensation de la richesse s’ensuivra par le choix de politiques gorvernementales au détriments de la classe moyenne et inférieure. D’un point de vue social, cette concentration du pouvoir dans les mains d’une classe sociale (clique de riches) s’accompagne de fortes inégalités et d’une faible mobilité sociale.

Devons nous donc abandonner la responsabilité de la (co)construction de la société aux riches (réseaux bancaires, multinationales, officiers corporatifs, et super-riches), comme le suggère “la Droite”, dont le seul but, généralement, est d’engrenger le plus de richesses possibles à court terme?

The Top 15 Canadian companies based on profits[*]:
2010 Rank Company Ticker 5-Year Return (%) Sector Profit in ($mil)
1 Royal Bank of Canada RY 94.8 commercial banks 3,858
2 Bank of Nova Scotia BNS 58.1 commercial banks 3,547
3 The Toronto-Dominion Bank TD 78.6 commercial banks 3,120
4 Research In Motion Ltd. RIMM 127.1 communications equipment 2,731
5 EnCana Corp. ECA 50.3 oil, gas & consumable fuels 2,124
6 Canadian National Railway Co. CNI 76.2 road & rail 1,854
7 Teck Resources Ltd. TCK 116.1 metals & mining 1,831
8 Bank of Montreal BMO 39.1 commercial banks 1,787
9 BCE Inc. BCE 26.2 diversified telecommunication 1,738
10 Great-West Lifeco Inc. N/A 30.7 insurance 1,699
11 Canadian Natural Resources Ltd. CNQ 131.7 oil, gas & consumable fuels 1,580
12 Imperial Oil Ltd. IMO 34.9 oil, gas & consumable fuels 1,579
13 Enbridge Inc. ENB 86.8 oil, gas & consumable fuels 1,562
14 Rogers Communications Inc. RCI 123.8 wireless telecommunication serv. 1,478
15 Power Financial Corp. N/A 25.8 insurance 1,439

 

17 Québécois (ou famille québécoises) d’origine ou d’adoption dans le classement des 100 plus riches Canadiens[*]:
Rang QC Rang CAN Nom Fortune (M$) Variation (09-10)
1 6 Famille Saputo 4340 23,50%
2 7 Paul Desmarais Sr 4270 -0,02%
3 13 David Azrieli 3070 4,70%
4 24 Famille Bombardier 2350 11,70%
5 27 Stephen Jarislowsky 1980 6,90%
6 29 Marcel Adams 1850 4,40%
7 39 Guy Laliberté 1560 3,40%
8 40 Jean Coutu 1530 33,50%
9 42 Robert Miller 1490 5,90%
10 53 Famille Kruger 1220 10,90%
11 59 Larry Rossy 1060 5,10%
12 66 Charles Sirois 960 5,40%
13 85 Aldo Bensadoun 730 14,70%
14 86 Alain Bouchard 720 41,30%
15 89 Famille de Gaspé-B. 680 4,20%
16 93 Serge Godin 660 33,70%
17 99 Frères Péladeau 610 -9,10%

On a montré que l’écart entre les riche et les pauvres est une tendance croissante. Ainsi, au Canada, En 1998, les 100 plus riches gagnaient 105 fois plus que le Canadien moyen; aujourd’hui, c’est 189 fois[*]. Entre-temps, les revenus des Canadiens moyens ont fait du sur-place au cours des dernières années. Le revenu moyen des 100 Canadiens les plus riches s’est élevé à 8,38 millions de dollars, comparativement à 44 366 $ pour la moyenne des Canadiens, selon une étude.

Le modèle québecois!

La droite peint-elle volontairement un portrait pessimiste du Québec[*]? Selon moi, ce paysage pessimiste du Québec dépeint par la Droite s’avère relativement juste. Cependant, volontairement populistes, la stratégie ne vise pas à miner « l’estime de soi » des Québécois mais bien à capitaliser, en se présentant comme une alternative, à l’échec, ou du moins, aux lacunes et dérives, du modèle social québécois, modèle dont ont remonte la naissance aux suites de la Révolution tranquille. Clairement, la Gauche, porteur et défenseur du modèle québécois, fragmenté, est en crise et n’a pas réussi à se moderniser et s’est empêtré dans un discours identitaire et nationaliste incompatible aux réalités complexes des sociétés d’aujourd’hui. La Droite, elle, sort de l’ombre, constatant que son ennemi git, agonisant, et profite de l’occasion pour se mettre de l’avant.

Le libertarianisme s’oppose donc au modèle social québécois s’il en est un, et l’État, digne représentant de la social-démocratie, des politiques publiques et sociales, du modèle québécois, est devenu une machine subordonnée à l’économie. De fait, l’interventionnisme — doctrine selon laquelle l’État doit intervenir dans les affaires économiques — est confondu avec la nécessité d’avoir des institutions sociales et publiques, sous l’égide du gouvernement.

Ainsi, essentiellement d’ordre économique, les solutions de la Droite portent généralement sur les coûts (déficits) entraînés par les politiques publiques et sociales et les dérives systémiques. J’estime donc que la Droite, au lieu de proposer une réforme du système actuel comme devrait le faire la Gauche, utilise comme prétexte ces lacunes et dérives pour mettre de l’avant une droite salvatrice. Rien ne fait figure de (co)construction d’une société.

Quant à l’équité intergénérationnelle, ce discours semble essentiellement destiné à plaire aux jeunes qui comprendront bien assez rapidement qu’ils auront à vivre plus pauvres baby-boomers, à travailler plus que les baby-boomers, à payer pour le fiasco du modèle social des baby-boomers, et enfin à payer la retraite des baby-boomers. Et ainsi donc se pose la Droite comme’alternative à une réforme du modèle québécois.

Le Droite mise donc sur la frustration et la colère des perdants (jeunes) ainsi et de ceux qui souffrent des lacunes et dérives du modèle social québécois pour mettre de l’avant leur options, essentiellement de nature économique, sans tenir compte de la (co)construction d’une société.

« […] la génération qui est aujourd’hui dans la vingtaine s’avère encore plus attachée que ses aînés au modèle social-démocrate qui prévaut ici » (1). Les Québécois seraient-ils plus « solidaires » que « lucides »? Cependant, face à l’illusion tranquille, force est de se demander si cette fameuse génération ne vit pas dans vision politique et sociale mystifiée et idéale, très éloignée de la réalité, une erreur de perception provoquée par une apparence trompeuse, ou une interprétation fausse ou parcellaire de la réalité. Est-il question de remettre en cause le fameux « modèle québécois »? En effet, la complexification des sociétés, des économies, des communautés humaines, des relations humaines, nous amène donc dans une ère qui demande, et exige même, un changement paradigmatique. L’évolution du « modèle québécois » s’inscrit-elle dans l’exercice de la gestion de la complexité?

La citoyenneté est autrement plus exigeante sur le plan de l’exercice des responsabilités individuelles et collectives, et alors que le cynisme envahissant accentue le sentiment d’éloignement et d’impuissance, voire d’indifférence, que ressentent de nombreux citoyens à l’égard de la chose publique, le scepticisme gagne ces citoyens, floués par des mercenaires de la politique.

Rappelons que l’expression « modèle québécois » renvoie au mode particulier de gestion économique et sociale qui s’est développé au Québec depuis 1960.

Ainsi, les conceptions théoriques dominantes qui ont eu cours à cette époque et qui nous ont permis de produire un ensemble de changement dans la société québécoise sont périmées. Ces changements n’ont pas été « une fin en soi », comme bien des gens l’on crut, mais constituait bien le début d’un cheminement qui exigeait un « État de veille », et leur vigilance critique aurait été indispensable pour s’assurer, justement, que l’oeuvre ne soit pas dénaturée par l’économie de marché et la surconsommation. Pour moi, la social-démocratie n’a pas permis d’éviter les effets pervers de l’hyperconsommation sur l’évolution du tissu social. Elle n’a pas permis de maintenir cette démarche liée à l’élaboration et à la mise en oeuvre du contrat social et il s’agit donc alors de recibler nos analyses de la nation, non pas en fonction d’illusoires contrats sociaux et moraux, mais bien de manière à saisir pourquoi ses paramètres sont contestés. Ainsi donc, le monde a changé et il nous faut nous adapter aux nouvelles réalités.

Cette absence de vigilance critique, d’esprit critique, à mené à ce que l’on appelle le statu quo et la pensée unique, réfractaire aux changements : « […] la moindre évolution dans le fonctionnement de l’État, le moindre projet audacieux, le moindre appel à la responsabilité, la moindre modification dans nos confortables habitudes de vie sont accueillis par une levée de boucliers, une fin de non-recevoir, au mieux par l’indifférence. »

La gestion économique québécoise se distingue par un mode particulier de concertation qui s’y est développé à partir du milieu des années 1970 entre l’État, le monde patronal et les syndicats. Les syndicats participent donc directement aux décisions et stratégies corporatives. Ainsi, les syndicats sont particulièrement pointés du doigt : « À l’heure actuelle, le discours social québécois est dominé par des groupes de pression de toutes sortes, dont les grands syndicats, qui ont monopolisé le label “progressiste” pour mieux s’opposer aux changements qu’impose la nouvelle donne. »

Toutefois, pour plusieurs, les politiques sociales constituent une caractéristique de la gestion des affaires publiques québécoises et doivent de ce fait être comprises dans la définition du modèle québécois. La Révolution tranquille a certes été un tournant en ce qui a trait aux politiques sociales. La situation s’étant renversée radicalement en 1960 : un rattrapage accéléré s’est effectué et le Québec s’est souvent trouvé à l’avant-garde en matière de politique sociale et de redistribution des revenus.

Intervention de l’État

L’innévitable question du rôle de l’état dans la (co)construction d’une société dans un contexte de Mondialisation doit être aborder de front. Or, de par la perte d’influence des politiciens sur l’Économie, leur rôle sera désormais dévolu aux aspects sociaux***. Le façonnement de politiques publiques et sociales, processus complexe et multiforme qui implique l’interaction d’une multitudes d’individus et d’entités groupales, collaborant ou se concurrencant, pour influencer les décideurs politiques, s’enracine dans la société civile pour alimenter le gouvernemant. Ces individus et ces groupes utilisent une variété de stratégies, tactiques et d’outils pour faire avancer leurs objectifs, notamment en défendant leurs positions publiquement, en tentant d’éduquer des partisans et les opposants, en la mobilisation des alliés sur une question particulière. Il en est de même en matière de politiques sociales.

Les politiques publiques et sociales sont des stratégies conduites par les institutions et administrations publiques qui appartiennent au gouvernement avec un ensemble de moyens (humains, financiers et matériels) pour agir sur une situation structurelle ou conjoncturelle déterminée (infrastructure, santé, famille, logement, emploi, formation professionnelle, recherche, fonction publique, crise, déficit), afin d’atteindre un ensemble d’objectifs préalablement fixés (égalité, justice, santé publique, bien-être social, résorption de la crise, du déficit budgétaire).

On ne peut considéré l’État (gouvernement) sans la société civile, ni la société civile sans l’intervention de l’état dans le domaine publique. Or, la régulation économique, peut-elle être produite que par le gouvernement? L’État est-il devenu une machine déconnecté du tissu social, d’une communauté de communautés, et destiné exclusivement aux aspect économiques. Entre le “Capitalisme d’État” et la “Plutocracy“, trouverons nous un juste milieu?

Darwinisme social

Darwinisme économique

L’objectif fondamentale du grégarisme humain relève de la survie et de l’adaptation. L’aboutissement de cette socialisation donne naissance à la civilisation. De la civilisation émerge l’État. Or, les conditions humaines sont devenue telle qu’il émerge un phénomène d’individualisation. Avant, on dépendait des autres pour vivre et s’adapter, aujourd’hui, nous somme des travailleurs en compétitions pour accéder au marché de l’emploi. On reviens ainsi à la case départ, une sorte de contradiction émerge donc: on vie ensemble, individuellement. C’est donc une transformation des interactions humaines. On se pose donc la question : pourquoi vivre ensemble? Pour travailler ou pour la (co)construction d’une société.

DU CRÉDIT ET RICHESSE COLLECTIVE

On semble négliger de faire la distinction entre l’enrichissement individuel et l’enrichissement collectif. L’enrichissement individuel lié à une augmentation du nombre d’individus riches ne garantit pas nécessairement de meilleurs politiques publiques, politiques sociales, ou un meilleur environnement socioéconomique, et l’enrichissement collectif.

L’argument essentiellement fondé sur le fait que plus il y a de riches, plus la société deviendra riche, ne me semble pas nécessairement juste et fondée, de par le phénomène de la condensation de la richesse, qui représente une force allant à contre sens. Or, bien que je sois convaincu que tous les riches sont des personnes extraordinaires et qu’ils soient altruistes, pourtant il semble qu’au Québec, se sont bien les politiques publiques et sociales qui ont favorisé un environnement socio-économique favorable « à la distribution de la richesse » sous formes, entre autres, de programmes sociaux. Mais l’État ne se limite pas seulement à la production de politiques publiques et sociales.

Or c’est par le billet, entre autres, des impôts et taxes, que la richesse collective s’abreuve et par des politiques déterminés collectivement. Plus de personnes riches ne signifient pas aller à l’encontre de la concentration de la richesse.

De plus, c’est également par les salaires que la richesse se fait sentir. Or, je n’ai jamais vu une entreprise consentir des salaires plus élevés en guise de politique sociale (les politiques sociales ne peuvent pas être soumises aux lois du marché, de la profitabilité). Certes, à titre d’exemple, on parle de conciliation travail/famille, mais c’est surtout pour s’assurer que travailleurs vaques, et non pas en guise de politiques sociales ; ce n’est donc pas pour optimiser le développement de la progéniture. Ainsi donc, semble-t-il, ce ne sont pas les pauvres qui profitent des garderies, mais les personnes de la classe moyenne. Des garderies sont en partie dédiées aux entreprises, et non pas aux citoyens, ce qui constituerait un détournement de leurs destinations fondamentales.

Et c’est sans compter sur la guerre de l’emploi (angl.: Jobs War) qui s’amorce ou les pays se feront concurrance sur l’échiquier mondiale pour capturer les emplois pour leur population. Les pays qui remporteront cette bataille auront des emplois de qualité pour leur population[*]. Notons que ce sont les emplois bien rémunérés et nécessitant peu de qualification qui sont les plus délocalisés, et . Ceux qui ont perdu leurs emmplois à cause de cette délocalisation se sont souvent trouvé un nouvel emploi plus précaire et moins bien rémunéré. Simultannément, se sont les emplois ayant une composante technologique ou nécessitant des études supérieures qui ont connu une plus forte croissance salariale. Le Centre sur la productivité et la prospérité de Hautes Études Comerciales (HEC) de l’Université de Montréal publie une étude montrant que les Québecois sont moins riches car moins éduqués[*].

Or, j’ose prétendre que plus il y a de riches, moins nous le serons collectivement. Ainsi, une hausse inattendue des bénéfices par les banques étrangères à capitaux en Nouvelle-Zélande a contribué à un déficit du compte courant beaucoup peu important que prévu de 4,6 milliards de dollars dans les trois mois terminés[*]. On sait tous comment les banques continuent à faire des profits alors que l’Europe contemple un destin funeste, que des millions de personnes à travers le monde se sont appauvris, que certains pays doivent entreprendre des mesures d’austérité draconienne sans précédent. Cas intéressant, L’Islande n’a pas suivi l’orthodoxie qui guide les politiques en Europe et à l’international, ont reconnu l’importances des politiques sociales et on a laissé les banques faire faillite!!! Et il semble qu’elle s’en porte que mieux, à l’instar de l’europe[*]. L’Islande a rapidement lancé des réformes politiques, sociales, judiciaires et mis sur pied une commission parlementaire qui, dans son rapport “Vérité”, a expliqué pourquoi le système a échoué (et qui a abouti à la mise en examen du Premier ministre pendant la crise, Geir Haarde, poursuivi pour l’effondrement du système financier). Alors que le Fonds monétaire international considère que contrôler la monnaie est la pire des choses, l’Islande a choisi de la dévaluer, ce qui a été très bénéfique pour ses exportations. A contrario de la plupart des États, qui permettent aux banques de privatiser les profits et de socialiser les pertes, et qui les renflouent aux frais du contribuables tout en s’excusant de ce que leur peuple ait soi-disant vécu au dessus de ses moyens!

Or, on crie avec véhémence que les politiques sociales sont financées à crédit via la dette, mais la richesse individuelle et collective également. De plus, la richesse étant fondée sur une perspective de croissance de la consommation (hyper-consommation), qui elle-même est fondé sur le crédit ; mais peut-on croître à l’infini? Sans croissance, il n’y a pas de richesses. C’est pourquoi le crédit remplace souvent la richesse de cette croissance économique anémique ou fluctuante. Or, je crains que ce simple mécanisme soit devenu rétrograde et ne fonctionne désormais, ni peu ni prou, car nous entrons dans un Nouveau Monde, une nouvelle ère, celle de la globalisation, ou bien des choses changeront ou ont déjà changer!

De l’invention de technique financière complexe (subprimes, titrisation, etc.), ce sont ces techniques qui enrichissaient les riches qui ont entraîné la crise débuter à l’été 2007 à cause des « subprimes », ces prêts hypothécaires consentis à la classe moyenne américaine. Mais comme les prix de l’immobilier ont baissé, les banques ont paniqué, et certaines banques qui avaient eu trop recours à ce type de prêt (subprimes) se sont retrouvées dans une situation financière critique. Les banques ont repris leurs maisons, et corollairement perturbé le marché immobilier. Pour tenter de limiter les risques de ces crédits d’un nouveau genre (subprimes), les banquiers ont eu recours à la titrisation. Ils ont transformé ces emprunts en titre sur les marchés boursiers. Or, à partir du moment où celui qui doit rembourser l’emprunt pour l’achat de sa maison ne peut plus payer, le titre n’a plus aucune valeur. Ce sont ces montages financiers complexes qui expliquent la chute de la bourse, car toutes les banques se sont aperçues qu’elles possédaient des titres de subprime qui ne valaient plus rien. La panique gagne alors les marchés, car plus personne ne se sent à l’abri. À partir de là, les banques vont se méfier les unes des autres et ne plus vouloir se prêter de l’argent entre elles. Cette crise de confiance des marchés interbancaires va entraîner la faillite de certaines banques, malgré l’injection de milliards de dollars de la Réserve fédérale américaine. Entre la chute de l’immobilier, la crise des subprimes, les soubresauts de la bourse qui ont fait chuter les cours, les pertes d’actifs se sont montées à plusieurs dizaines de milliards de dollars pour certaines banques.

Dès lors, la crise financière qui était d’abord une crise bancaire va se transformer en krach boursier. Les banques ont durci les conditions de crédit pour les particuliers (les prêts immobiliers sont plus difficiles à obtenir) et pour les entreprises (les investissements vont se ralentir). Le capitalisme financier connaît donc l’une des plus graves crises depuis le krach boursier de 1929. La crise immobilière américaine s’est transformée en crise financière et bancaire, elle-même entraînant une crise financière mondiale avec des risques de décroissances, de croissance anémique, de récession, de stagflation, et de sévères mesures d’austérité. Or, le remède relève de la réglementation, cette même réglementation que rejettent les riches, appliquer par une gouvernance mondiale, s’avère un chemin de croix. Pourtant, le pilier d’une économie repose sur un système bancaire fiable. On veut faire de l’argent comme ont veulent, quand on veut et comment on veut, et renie l’interventionnisme étatique. Mais en fin de compte, ce sont les états qui ont « sauver » les banques et donc préservé le système économique, et ce, à coup de centaines de milliards. Ceux qui ont fait leur profit gardent leur profit et continuent à en faire[*], mais ceux qui ont emprunté (richesse fondée sur le crédit) perdent tout et s’appauvrissent! Pourtant, malgré le marasme économique planétaire, les marques de luxe semblent bien portantes, car l’industrie du luxe vit présentement une période d’optimisme, car elle est ressortie grandie de la récession. « La même chose s’est produite avec les maisons les plus chères aux États-Unis, soutient Jean-François Ouellet, professeur de marketing à HEC Montréal. Historiquement, tout le monde souffrait quand l’économie vaçillait. Désormais, avec un libéralisme économique accru, les plus riches sont à l’abri des soubresauts. On parle de 0,01% de la population qui peut continuer à consommer et s’enrichir, faisant exception à la règle »[*].

Notons que l’une des principale cause de sous capitalisation des régimes de retraites serait la crise financière, accultant ainsi tout autres phénomènes. On observe également une tendance lié à une augmentation des régimes cotisation déterminé[*]. Assistons-nous donc au destin funeste d’une utopies comme celle d’une retraite avec un revenu décent et suffisant. L’illusion de “liberté 55”, qui a fait rêver et vaquer des milliers de travailleurs, est maintenant devenue un cauchemard car les québecois n’ont pas, en moyenne, l’épargne nécessaire pour passer à l’acte dans le confort[*]. Aussi, 800 retraités ont vue une diminution des prestations de retraite de l’ordre de 40%. En effet, la firme torontoise, Brookfield Asset Management, a sabré dans la caisse de retraite des employés après avoir pris le contrôle de Papiers Fraser, en janvier 2009, au terme d’une restructuration financière en vertu de Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies[*].

De plus, les phénomènes du vieillissements des populations amène a un boulversement des régimes des retraites. Il semble que le nombre de retraité doublera dans les prochaines années, alors la population de travailleurs, elle, diminura. Moins de cotisants pour plus de retraité ; du coups une arithmétique déficitaire.

Innovation, Créativité et Productivité

Semble-t-il que l’efficacité de la R&D au Québec et au Canada était inférieure à celle de la moyenne des pays membres de l’OCDE. Or, il ressort que la province se classe relativement bien au niveau des dépenses en R&D lorsqu’elle est comparée à la plupart des pays membres de l’OCDE[*].

DU CRÉDIT ET DE RICHESSE INDIVIDUELLE

Quelques indignés, ici et là, osent remettre en question l’ordre économique et financière établit. Cependant, la plupart de ceux concernés sont trop occupés à travailler! Je suis convaincu que les gens riches sont des gens extraordinaires et altruistes, toutefois, ce qui est amusant, c’est que lorsqu’un employé fait une erreur, elle est sanctionnée, mais lorsque l’autorité fait une erreur, alors « l’erreur est humaine » et il n’y a rien de plus humain qu’une personne en autorité. Ainsi, qui sanctionne les banques pour leurs dérives; personne!

Le risque est donc pour qui? Pour ceux qui vivent la richesse à crédit, ou ceux qui sont riches du capital acquis? Et puisque la richesse, autant collective, qu’individuelle, est fondé, au moins en partie, sur le crédit, n’est-ce pas la une preuve que les salaires sont insuffisant pour soutenir le niveau de richesse individuelle, voire même collective?

Selon Statistique Canada, pour chaque dollar de revenu gagné, les canadiens avaient une dette de près de 1,50$. L’endettement moyen a grimpé de 266% entre 1984 et 2005. Seuls les ménages les moins fortunés vivent ce problème de surendettement. Plus ils sont endettés, plus la classe moyenne s’effritent. Il a été démontré que les plus fortunés le sont de plus en plus, et ce sont eux qui contribuent le plus à la hausse de la consommation. Toutefois, pour la classe moyenne et pauvre, la progression des revenu après inflation, a été soit stable ou à la baisse depuis 15 ans. En 1980, le niveau d’épargne était de 20%, et il est de 5% aujourd’hui. Encore là, ce sont les personnes à hauts revenus qui épargnent le plus. Le niveau de liquidité des entreprises est passé de 13% en 1990 à 32% du PIB canadien. Hélas, ces excédents de liquidités ne contribuent pas à l’augmentation des salaires de la classe moyenne[*]. Notons que les entreprises sont en meilleur “condition économique” que les états et individus, car beaucoup moins endettées.

Alors qu’on tente de nous engorger, à la face même d’un amateurisme gouvernementale, au détriment des principes de précautions les plus élémentaires, la nécessité de développer la filière des gaz de schisme, et que l’on a entendu, à Noël 2011, à l’émission « Tout le monde en parle », un plaidoyer condescendant, moralisateur et insultant pour toute personne ayant une conscience écologique ou environnementale, ou toute personne qui à comme principe fondamental le respect de la Nature, donc de vivre en équilibre avec elle, ou toute personne qui à une intelligence. Pourquoi catégoriser toute critique sous l’égide de la jalousie des riches? Peut-être que tout simplement, l’accroissement du nombre de riches n’est pas nécessairement la solution la plus pragmatique, novatrice, etc. pour développer une société.

Être travailleur autonome/travailleur indépendant n’est pas une garanti d’accès à la richesse. En effet, considéré comme une activités atypique et précaire, et présenté comme un eldorado, à l’image de “Liberté 55”, rien n’indique pourtant que les entrepreneurs de notre société soient apte a concurencé sur l’échiquier de la mondialisation. Pour preuve, nous n’en produisont pas assez et il semble que les québecois dédaigneraient même cette activités économiques. On considère l’augmentation du mombre de ce type de travailleurs par le fait que les entreprises tentes de se départir des charges sociales et donc d’abdiquer de leurs responsabilités sociales. Notons que la majeure partie des entreprises au Québec sont des PME et micro entrperises (dont les travailleurs indépendants/travailleurs autonomes).

Privatiser les profits et socialiser les pertes, c’est vouloir le beurre et l’argent du beurre en même temps. La pauvreté, c’est donc également entretenu par les conditions économiques; on a pour preuveles effets de la crise financière, surtout en Europe et dans d’autres pays. L’économie et la Finance doivent se subordonner à l’État, et non pas le contraire. L’économie et la Finance doit servir la société et non pas l’intérêt d’une clique de riches. Or, une entreprise ne peut faire des affaires que s’il y a un État qui favorise une stabilité sociale; et cela à un prix! L’entreprise s’enracine dans les forces vives d’une société, son capital humain, son capital social, son capital intellectuel, son capital économique, etc. Elles ne peuvent exister sans la société. Cependant, l’économie et la Finance tente de nous convaincre du contraire, que l’État ne peut exister sans eux. Mais semble-t-il que l’on n’a pas réussi à produire la preuve qu’ils étaient aptes à remplacer l’État (et donc les citoyens) en ce qui a trait aux politiques sociales. Réguler l’économie ne signifie par nécessairement être contre l’économie.

Ainsi donc, la dernière crise financière, appel à une gouvernance mondiale de l’économie, ce super-état régulateur de l’économie mondialisé. Or, régulation signifie-t-il intervention?

Inégalité des revenu

Faut-il se rappeler de la tendance à savoir que les riches deviennent toujours plus riches, que les pauvres deviennent plus pauvres et en plus grande quantité, réduisant d’autant la portion de la tarte de la richesse, et garantissent la pauvreté – car pour qu’il y ait des riches, il faut y avoir des pauvres.

Les inégalités de revenu pointent la disparité existant entre les revenus des individus « riches » et ceux des individus « pauvres ». Or au Canada, la réalité serait que les riches et les pauvres s’enrichissent, mais à un rythme différent, selon une étude de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). On y lit que les inégalités de revenus entre les riches et les pauvres ne cessent de croître dans le monde; le phénomène des inégalités grandissantes n’était pas isolé au Canada; bien que plus faibles qu’ici, les inégalités augmentaient aussi en Allemagne, au Danemark et en Suède. D’embler, il faut bien distinguer la pauvreté des inégalités, la mesure des inégalités évalue plutôt les écarts dans la distribution des revenus entre les individus. La pauvreté peut s’évaluer par diverses méthodes, la mesure du panier de consommation détermine le seuil de faible revenu en regard de la valeur d’un panier de biens et services précis. D’après cette mesure, un ménage sera considéré à faible revenu si son revenu disponible est sous la valeur du panier de consommation[*]. Ainsi, l’une des causes des inégalités grandissantes prend sa source dans la mondialisation et la concurrence accrue des pays émergents.

Même si le Québec est confronté aux mêmes courants mondiaux, la belle province s’est doté d’une Loi visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale, dont l’objectif est d’amener progressivement le Québec au nombre des nations industrialisées comptant le moins de personnes pauvres, ce qui semble diminuer la pauvreté même si les écarts dans le revenu du marché (avant intervention de l’État, essentiellement des salaires) s’agrandissent tant au Québec qu’au Canada. L’évolution des revenus du marché montre un écart grandissant où en 1976, les 20 % des plus riches Canadiens gagnaient 8,8 fois plus que les 20 % des plus pauvres alors qu’en 2009, ils gagnaient 11,7 fois plus. Une mouvance similaire s’observe au Québec (8,2 fois en 1976 contre 11,3 fois en 2009). Aussi, pour mesurer les inégalités dans une société, les spécialistes se réfèrent souvent au coefficient de Gini. Au Québec, dans la catégorie « revenu disponible », il est passé de 0,363 en 1996 à 0,380 en 2008. (Zéro étant une répartition parfaite, 1 étant une inégalité totale). Au Canada, il est passé de 0,378 à 0,396[*]. Même si le Québec est de moins en moins pauvres par rapport au reste du Canada, ce dernier rattrape son voisin américain, logé au sommet des inégalités de revenu ; l’écart entre riches et pauvres s’accroît plus rapidement au Canada qu’aux États-Unis[*].

Ainsi, grâces au politiques sociales, les québecois sont moins riche, mais moins pauvre que les canadiens[*]. Une fois qu’ils ont payé leurs taxes et leurs impôts, les Canadiens sont plus riches que les Québécois, dont le fardeau fiscal est plus lourd. Ce qu’on constate, c’est que cet écart de revenus s’est accru chez les hommes les plus riches et est en voie de disparaître chez les femmes et chez les plus pauvres (au Canada).

Endettement Individuel

Depuis 2007, l’Association des comptables généraux accrédités du Canada surveille l’attitude collective à l’égard des dépenses et de l’endettement. Elle publie annuellement un rapport, et ont constaté, entre autre[*]: 1) Le rythme d’expansion de l’endettement s’est affaibli en 2010 et au premier trimestre de 2011, mais les niveaux d’endettement des ménages ont tout de même atteint un niveau record de 1,5 billion de dollars au premier trimestre de 2011 ; 2) Les familles monoparentales constituent la seule catégorie de ménages dont la dette augmente avec l’âge, et ces familles ont une dette supérieure de deux tiers à celle des couples sans enfant; 3) L’accroissement de la dette ne s’est pas accompagné d’une amélioration des revenus ou de la richesse : 40 % des répondants dont le revenu a diminué ont indiqué que leur dette avait augmenté, comparativement à 31 % dans le cas des répondants dont les revenus ont progressé. 4) La consommation plutôt que la constitution du patrimoine demeure la première cause de l’accroissement de l’endettement : 57 % des répondants endettés ont affirmé que les frais de subsistance courants sont la cause principale de cet accroissement. 5) Peu de répondants ont indiqué que leur revenu avait augmenté. Moins de la moitié (42 %) ont fait état d’une augmentation, laquelle était pour la plupart d’entre eux (86 %) très modeste;

Statistique Canada nous rappelait récemment que le taux d’endettement des ménages canadiens par rapport à leur niveau de revenu disponible a atteint la marque record de 152,98% au troisième trimestre de 2011, contre 150% au second trimestre[*]. Ainsi, les ménages canadiens sont de plus en plus endettés, en particulier ceux qui peuvent le moins se le permettre parce qu’ils approchent de la retraite ou qu’ils ont déjà des dettes[*].

L’endettement des ménages préoccupe la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). Elle note que les ménages canadiens ont de plus en plus recours aux marges de crédit personnelles et qu’entre 2000 et 2010, le passif des ménages s’est accru plus rapidement que leur actif, leur valeur nette et leur revenu personnel disponible.

Aussi, l’endettement des ménages canadiens inquiète les régulateurs du Conseil de stabilité financière (FSB) à Zurich (le FSB est composé de banques centrales, ministères et régulateurs de 24 pays), canadiens qui pourraient se retrouver en difficulté en cas d’aggravation de la situation économique mondiale. Alors que les défauts de paiements sont à un niveau très bas (0,3%) au Canada, le FSB a estimé qu’«un choc macroéconomique négatif», comme une récession économique mondiale, pourrait affecter la capacité des ménages à honorer leurs crédits. Une telle situation pourrait avoir des conséquences négatives sur le marché de l’immobilier et, par effet domino, sur le système financier, à l’instar de la crise des «subprimes» américains qui a éclaté en 2007[*]. La zone euro se trouve dans une crise économique sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale, en raison du surendettement de ses États membres, notamment de la Grèce.

Aussi, jamais les ménages québécois n’auront été aussi endettés, plus que les américains[*]. Le 12e rapport de l’Institut Vanier, un organisme à but non lucratif, souligne que si le taux d’endettement a beaucoup grimpé ces dernières années, le taux d’épargne s’est pour sa part dégradé. Et c’est au Québec que la hausse de l’endettement est la plus marquée en 2011[*]. Cela dit, l’endettement des Québécois est nettement moins élevé que la moyenne nationale et les Québécois sont les moins susceptibles de se trouver en défaut de payer leur carte de crédit comparativement à l’ensemble du pays. On observe généralement un taux d’endettement plus bas au Québec que dans le reste du pays.

Productivité

Notons que plus des trois quarts de la population québécoise disposent d’un pouvoir d’achat inférieur au reste du Canada et les Québécois travaillent aussi moins que dans les autres provinces[*]. Ils sont moins nombreux à travailler, y passent moins d’heures et touchent moins d’argent à l’heure que la plupart des autres Canadiens. La formation insuffisante, les retraites prises plus tôt et le chômage seraient les principaux responsables de cette situation.

Conclusion

Ainsi donc, la “Droite” suggère de substituer l’État (entité collective) par une entité groupal, « les riches » (clique – entité groupale), en matière de politiques publiques et sociales. Petite question, pourquoi y existe-t-il des désert alimentaire à Montréal, et pourquoi il y a si peu de coopératives d’alimentation??? Le modèle des coopératives, est-ce donc une forme d’entrepreneurship???

Rêve-t-on d’une société où tous sont riches? Certes et bien sure. Ainsi donc, la notion de “riches” perd tout de son sens, puisque si tous seront riches, il n’y aura aucun pauvre. Doit-on laisser le développement d’une société aux riches? Est-ce donc ça la solution?

Est-ce donc la Droite qui est responsable de la déficience de la culture entrepreuneuriale au Québec. N’ont-ils pas une responsabilité sociale, de donner une chance à chacun, de développer ses intérêt et compétences entrepreuneuriale. Dire que plus il y aura de riches, plus la société sera riche, c’est donner un aspect altruistique à quelque chose qui n’en a pas.


sources & références

1) Shields, Alexandre (2007) « Les québecois plus solidaires que lucides », Le Devoir, 11 janvier 2007, page consultée le 18 février 2010.

2) Jocelyn Maclure et Alain-G. Gagnon, Repères en mutation, Québec Amérique.

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