Les circuits sociaux qui permettent de faire le suivi de la manière dont nous aimons les gens et les idées

Indépendamment du contexte social, nous savons généralement tous, et ce intuitivement, qui sont les personnes les plus populaires — qui est le plus aimé (liked) — même si nous ne pouvons pas toujours mettre le doigt sur la raison ou l’origine d’une telle habileté. Cette information s’avère souvent essentielle à la réussite professionnelle ou sociale alors que vous naviguez dans vos réseaux sociaux. Pourtant, jusqu’à présent, les scientifiques n’avaient pas compris la manière dont notre cerveau reconnait ces gens populaires. Dans de nouveaux travaux, les chercheurs montrent que nous faisons le suivi de la popularité des gens en grande partie via une région du cerveau impliquée dans l’anticipation de récompenses.

Être capable de suivre le statut des autres personnes de votre groupe s’avère extrêmement important en termes de survie sociale. Déterminer qui est populaire ou sympathique est très important en cas de besoin ou de détresse, lorsque l’on cherche a faire une alliance, ou lorsque l’on a besoin d’aide — qu’elle soit physique, émotionnelle ou politique —, etc. Alors que des sociologues, des psychologues et des anthropologues ont longtemps étudié ces dynamiques de groupe, les neuroscientifiques ont seulement commencé à gratter la surface sur ce que nous pensons concernant le statut social des personnes.

Ainsi, de nombreux espaces de travail réunissant la psychologie sociale, la sociologie, et la neuroscience cognitive pour mieux comprendre la manière, dont les processus cérébraux individuels, se « connectent » à l’appartenance au groupe. Les chercheurs étudient maintenant au niveau de neurones a peu prêt tout, de la popularité sociale à la manière dont les idées se propagent avec succès dans les groupes.

Une personne atteint un certains statut social au sein d’un groupe, soit par le pouvoir – le contrôle des ressources – ou de la popularité – soit par la manière dont ils sont bien appréciés. Les recherches antérieures sur le statut social s’est largement concentré sur le pouvoir, mais Ochsner (http://bit.ly/1qmx8fL) et ses collègues voulaient examiner plus spécifiquement la popularité, et ce, en capitalisant sur ​​les techniques d’analyse de réseau social déjà disponibles à partir de la sociologie.

Dès lors, les cherceurs possède une manière simple de définir pour un groupe donné qui est populaire, et qui ne l’est pas, ceux-ci peuvent alors demander comment il est possible que le cerveau puisse représenter ce que cela signifie pour une personne d’avoir ce genre de statut d’appréciation (capital d’appréciationliking-based status), ou de popularité, dans le contexte d’un groupe. Pour cette étude, Ochsner a recruté et invité des membres d’organisations étudiantes à entrer dans son laboratoire et à évaluer combien ils s’apprécie entre eux. Les chercheurs ont ensuite utilisé ces notes pour déterminer mathématiquement pour déterminer qui est le plus aimé et ce dans chaque réseau social.

Puis, quelques semaines plus tard, les chercheurs ont invité les mêmes personnes au laboratoire pour passer un scanneur IRMf, tout en montrant les visages des personnes. Les participants déterminaient alors si les visages étaient de personnes provenant de leur propre organisation ou non; des visages composites — pas de vraies personnes — ont été ajoutés à titre d’élément témoin. Les chercheurs ont alors regardé comment les zones du cerveau des participants ont réagi à la présentation des visages de ceux jugés populaires au sein du groupe — on mesure alors l’augmentation ou la diminution de l’activité de régions spécifique du cerveau relatif à la popularité.

Pour chaque réseau social, les chercheurs ont constaté la même tendance de l’activité cérébrale chez les personnes qui regardaient les visages de personnes populaires, et ont identifié deux systèmes critiques dans le cerveau : le système impliqué dans l’évaluation émotionnelle et la récompense (striatum ventral, amygdale, cortex préfrontal ventromédian), ainsi que le système impliqué dans la cognition sociale, le lieu de notre capacité à réfléchir sur les sentiments et les intentions d’autrui (temporo-jonction, précuneus, et dorsomédial cortex préfrontal). Les chercheurs ont alors constaté que l’activité dans ces deux réseaux s’élève en fonction de la popularité d’une autre personne, et cela s’avère compatible avec les deux manières dont nous suivons le statut d’autres personnes.

Le premier manière postule qu’au fil du temps nous apprenons qui est sympathique en éprouvant les effets de récompense lors de l’interaction avec autrui. Même si vous n’aimez pas personnellement quelqu’un, vous savez peut-être que cette personne est sympathique par le truchement sur la base de l’observation de ses interactions à d’autres membres du groupe. Cela expliquerait pourquoi les systèmes de récompense dans le cerveau réagissent à la vue des gens populaires — comme nous anticipions les avantages d’interagir avec eux. L’autre manière, c’est que nous devons être en mesure de réfléchir sur les états mentaux, les croyances et les pensées d’autrui — en particulier ceux qui ont un statut élevé — afin de former des coalitions, de demander de l’aide, ou autrement pour travailler au sein du groupe.

Les chercheurs ont constaté que même avec de brèves présentations de visages — les visages sont sur un écran pendant seulement une seconde — ces systèmes sont mis en ligne. En outre, le système d’évaluation émotionnelle contrôle la réponse du système de la cognition sociale : le système d’évaluation émotionnel détient effectivement la clé afin de déverrouiller la popularité des membres du groupe et informe ensuite les systèmes de la cognition sociale que c’est une personne avec laquelle je peux m’attendre à d’enrichissantes interactions, amenant la personne à réfléchir à propos des pensées, des intentions et des sentiments de l’individu populaires en question.

Les chercheurs ont également constaté que plus populaire est la personne dans un groupe, le plus fortement ces systèmes cérébraux réagissent à la vue d’une autre personne populaire. Ce résultat suggère que les gens populaires sont « extrêmement sensibles à la manière dont d’autres personnes sympathiques sont et qu’ils peuvent ensuite adapter leur comportement de manière appropriée ».

On souligne que les études ont contrôlé un certain nombre de facteurs, y compris l’attractivité, la fiabilité, et les préférences idiosyncrasiques des individus, de sorte que la mesure de la popularité s’avère vraie, en moyenne, pour les individus dans le groupe. En outre, ils ont d’abord situé et identifié les systèmes indépendants du cerveau , à l’aide des tâches visant à identifier l’apprentissage de la récompense et la cognition sociale.

Ce travail ne concerne pas uniquement la question de la science fondamentale sur la manière dont nous faisons le suivi de la popularité sociale avec/dans notre cerveau, mais également pourrait éventuellement éclairer la recherche sur l’autisme et d’autres troubles neuro-développement, qui nuisent à la capacité de ces personnes à juger le statut social. Nous pouvons également poser des questions sur la manière dont nous pourrions (ra)mener les gens de la périphérie vers le centre, de la partie « non-aimé » d’un groupe, à la partie aimée d’un groupe. Et, le travail aurait également certaines implications importantes dans le monde des affaires où l’efficacité d’une structure hiérarchique revient souvent à ceux qui sont le plus aimés.

Les mêmes régions du cerveau impliquées dans la manière dont nous voyons la popularité des autres déterminent également l’efficacité avec laquelle nous communiquons des messages à autrui. Emily Falk DU University of Pennsylvania et ses collègues (http://bit.ly/PNCaXv) ont constaté que l’activité au sein de la cognition sociale et des systèmes d’évaluation et de récompense émotionnelle PEUVENT réellement prédire la manière dont une personne peut effectivement vendre leurs idées aux autres et la manière dont les idées se répandent.

L’activité neuronale du cerveau d’un récipiendaire de l’idée initiale peut nous informer sur le niveau de succès d’une idée qui sera retransmise aux autres. L’activité du cerveau de cette personne initiale offre des suggestions sur la manière dont les autres, qui n’ont jamais pris connaissance du message original, sont susceptibles de réagir aux messages lorsqu’ils sont transmis de personne à personne, et qui est également susceptible d’être les meilleurs « vendeurs » d’idées.

Ainsi, un nombre croissant de travaux concernant, non seulement les systèmes neuronaux qui rendent une personne un bon « vendeur d’idée », mais également le rôle de la position d’une personne dans un réseau social lors de la transmission des idées.

Dans le plus récent travail de son laboratoire, avec l’auteur principal Matthew Brook O’Donnell, l’équipe d’abord utilisé Facebook pour cartographier l’état des personnes au sein de leurs réseaux sociaux. Ensuite, en utilisant l’imagerie IRMf, ils ont constaté que les personnes ayant plus de possibilités pour le « courtage » d’informations entre différents groupes de personnes ont montré une activité accrue dans les régions du cerveau qui soutiennent la réflexion sur les états mentaux d’autrui. Cette activité de cerveau pourrait leur permettre de mieux répondre aux signaux sociaux lorsqu’il est question de faire des recommandations aux autres.

Nous savons que les environnements sociaux affectent les gens dans toutes sortes de manières, cette étude s’intéresse à la manière, dont la position dans le réseau social affecte tous les types de processus de base du cerveau. Ce travail cherche à expliquer les variations observées de certaines recherches précédentes, notamment à savoir dans quelle mesure une personne peut être efficace en tant que « vendeur » idée.

Le travail offre un aperçu de ce qui rend les idées « persistante ». Par exemple, même si les résultats actuels relèvent de corrélations, il est déjà possible d’entrevoir que si les systèmes de cognition sociale s’avèrent plus critiques lors de la diffusion des idées, alors les gens devraient investir plus d’énergie dans la réflexion concernant ce que les autres pensent et ressentent afin d’obtenir les meilleurs résultats.

Les gens peuvent parfois décider ce qu’ils partagent en fonction de leurs propres préférences, mais, en fin de compte, nous sommes tous programmés pour être sociaux, et les circuits sociaux semblent prévoir quelles idées deviendront populaires. De même, les personnes qui présentent plus d’activité dans ces circuits ont finalement plus de succès à convaincre les autres à monter à bord avec leurs idées préférées.

L’explosion de nouveaux outils de communication, tels que les médias sociaux, combinés avec de nouveaux outils analytiques, a considérablement aidé les scientifiques à mieux comprendre comment les idées se propagent.

En fin de compte, ces chercheurs travaillent à pouvoir anticiper et prévoir quelle idée deviendra « virale » et quel genre de personnes et de messages favorise le mieux le plus la réalisation de l’effet virale d’une idée. Les chercheurs espèrent ainsi que ce genre d’information pourrait être utilisée pour créer des campagnes de santé publique plus efficaces qui tiennent compte des grands défis sociétaux tels que l’obésité et le tabagisme.

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Sources

Cognitive Neuroscience Society (2014). « The Social Circuits that Track How We Like People and Ideas »,  7 april 2014, http://bit.ly/1g2Fp3r (+ http://bit.ly/1g4RQfb ).

Cognitive Neuroscience Society. (2014, April 7). Social circuits that track how we like people, ideas. ScienceDaily, http://bit.ly/1qjKEkd.

Falk, E.B., Morelli, S.A., Welbourn, L., Dambacher, K. & Lieberman, M.D. (in press). Understanding the spread of ideas through the brains that spread them. Psychological Science (+ http://bit.ly/PNCaXv).

Falk et Ochsner ont présenter leur travail, avec Lisa F. Barrett et Dharshan Kumaran, au colloque The Neuroscience of Social Networks“, Lundi 7 Avril 2014, à la réunion annuelle du CNS annual meeting
à Boston
. Plus de 1500 scientifiques sont présents à la réunion à Boston, MA, d’Avril 5-8 2014, http://bit.ly/1kHH4yG.

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