[DRAFT] Une ardoise pas si vierge : Qu’est-ce que les enfants comprennent sur le monde social? Plus que vous ne le pensez!!!

La capacité à évaluer d’autres personnes est essentiel pour naviguer dans le monde social. Les humains doivent être en mesure d’évaluer les actions et les intentions des gens autour d’eux, et de prendre des décisions précises sur qui est ami et qui est ennemi (ou adversaire), et qui est un partenaire social approprié et qui ne l’est pas. En effet, tous les animaux sociaux bénéficient de cette capacité d’identifier les individus congénères qui peuvent aider, et distinguer ces personnes des autres qui peuvent leur nuire.

Les adultes humains évalue rapidement et automatiquement les personnes sur la base de caractéristiques physiques et comportementementales, mais les origines ontogénétique et le développement de cette capacité restent encore mal comprises.

La réussite de l’existence des adultes humains dans le monde social repose sur essentiellement sur la capacité d’évaluer autrui. Nous devons être en mesure de faire la distinction entre les personnes de confiance des personnes peu fiables, et d’identifier qui est susceptible d’être aidant, de qui ne l’est pas – ceux qui pourrait valoir la peine d’être approcher et ceux qu’il vaut mieux éviter. Ces jugements sont informés en partie, par les comportements d’autrui – nous avons tendance à juger positivement ceux dont les actions envers les autres ont un caractère sociable et serviable, et à juger négativement ceux dont les actions sont nuisibles ou antisocial en nature. En supposant [ou en attribuant] que les actions sociales d’autrui sont motivés par des traits de personnalité sous-jacents et durables qui continueront à influencer leur comportement de la personne au fil du temps, nous pouvons alors produire des jugements sur qui sera probablement un bon ou mauvais partenaire social (social partner).

Il est question de l’évaluation et du jugement social.

Les nouveau-nés ont une réputation à défendre : ils sont reconnus pour manger, dormir, et être que de véritables machines à souiller des couches. Souvent considérés, et déconsidérés, comme une « page blanche », les nouveau-nés auraient beaucoup à apprendre. Les gens ont ainsi acquis l’habitude de penser, et de croire que les capacités cognitives des nourrissons étaient sévèrement limitées. Or, les outils et les recherches les plus récentes ont vraiment peint un portrait de la réalité totalement différente.

Pourtant, eux aussi ont beaucoup à nous apprendre. Ainsi, alors même que les scientifiques explorent ce qui se passe dans leurs adorables minuscules têtes, les chercheurs ont remarqué que les bébés présentaient une surprenante richesse quant à la compréhension du monde sociale autour d’eux.

Pour la plus grande partie du 20e siècle, les manuels de psychologie du développement enseignaient qu’il fallait des années pour que les enfants saisissent les concepts « socio-moraux » (social-moral concept) tels que l’équité et l’altruisme. Ces études, cependant, rencontraient de sérieuses limitations : Ils relevaient principalement d’entretiens avec les enfants et ne pouvaient donc ainsi ne rien révéler sur les nourrissons, les poupons ou les tout-petits pré-verbaux avec un lexique limité.

Un tournant s’est produit lors des années 1980, lorsque Renée Baillargeon PhD, et directrice du Cognition Laboratory at the University of Illinois at Urbana-Champaign, et ses collègues, ont développé une méthode pour tester la compréhension des bébés au sujet des objets et des événements de leur environnement autour d’eux. La technique est fondée sur la constatation que les bébés regardent « mesurablement » plus longtemps lors d’événements qui défient leurs attentes.

Cette équipe, et plus tard d’autres ont depuis exploré ce que les nourrissons comprennent des états mentaux d’autrui, un concept connu sous le nom « théorie de l’esprit » (theory of mind). Plus récemment, ce travail a conduit à s’interroger sur le développement social et moral des  nourrissons et des jeunes enfants. Le paysage de la recherche est en constante évolution et la science commence à poser certaines questions qui n’ont pas été auparavant effectivement posées à sujet des jeunes bébés.

Étudier la moralité chez les nourrissons peut s’avérer particulier. La morale est difficile à définir, même chez les adultes. Pourtant, les chercheurs de ce domaine se sont porté sur quelques traits principaux, y compris la serviabilité, l’équité et la bonté. La recherche indique que ces « comportements prosociaux » (prosocial behaviors) peuvent être détectés chez les bébés âgés de quelques mois.

Dans une telle étude, Wynn (http://bit.ly/1fW114X) et ses collègues J. Kiley Hamlin, doctorat, et Paul Bloom, Ph.D., ont présentés aux enfants agés de 3 mois une marionnette avec des yeux gros comme des piastres françaises (Googly eyes or jiggly eyes) qui monte péniblement une colline. Dans un scénario, un triangle utile aide à pousser le cercle vers le haut. Dans un autre, un carré pas si gentil frappe le cercle l’entrainant ainsi vers le bas de la colline. Plus tard, un expérimentateur a montré les deux personnages aux bébés (le triangle ou le carré). Or, les enfants préfèrent regarder (gaze) les personnages qui aident plutôt que ceux qui nuisent. Cette préférence semble exister que dans un contexte social, puisque les bébés ne montrent aucune préférence lorsque les personnages poussent des objets inanimés haut ou en bas de la colline (Developmental Science, 2010). À l’âge de 5 mois, comme suite à une maitrise plus précise de leurs motricités, les bébés tentent activement d’atteindre le personnage gentil déconsidérant le personnage méchant — ce qui suggère que le regard prolongé (extended gaze) des enfants âgés de trois mois s’avère une indication quant à leur préférence. Les résultats suggèrent que les bébés peuvent distinguer entre les gentils et les méchants avant même de pouvoir se rouler sur eux-mêmes.

Au moment où ils atteignent 1 an d’âge, les bébés ont acquis les aptitudes physiques pour commencer à s’engager de leurs propres chefs dans des comportements utiles — et un certain nombre d’études ont montré qu’ils le font avidement, et avec un certain empressement. En fait, ils aident même sans qu’on le leur demande, et ce sans être louangé ou récompensé pour l’effort.

Dans une étude (Sommerville, A., Schmidt, M., 2011, Plos One), on observe que l’altruisme semble se développer de manière précoce chez les enfants et les chercheurs ont démontré que les nourrissons âgés de 15 mois semblent spontanément comprendre les notions de partage et d’équité. Les chercheurs ont testé 47 enfants qui ont regardé une vidéo sur le partage de la nourriture, puis en interaction avec le chercheurs, alors qu’ils étaient assis sur les genoux de leurs mamans, et les résultats montrent que les normes d’équité et d’altruisme sont plus rapidement acquisesent qu’on ene le pensaient ».

Warneken et Michael Tomasello, PhD, du Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology, en Allemagne, ont donné à des jeunes de 2 ans l’occasion d’aider un adulte qui n’est pas familier à prendre des objets qui ont chuté tels que des marqueurs et des trombones. Les chercheurs ont constaté que les enfants ont contribué de façon égale et fréquente, peut importe si leurs parents ont souligné la problématique, s’ils ont encouragé à aider, s’ils ont donné la consigne de le faire ou s’il se tenaient tout simplement tranquillement à proximité. Le fait que le parent était dans la même salle (ou pièce) que le rejeton n’avait aucune importance. Ces résultats suggèrent donc que les tout-petits ont un désir intrinsèque d’être utiles (Infancy, 2013).

Mais les bébés semblent également capable de comprendre que tout le monde ne mérite d’être aidé. Valerie Kuhlmeier (http://bit.ly/1lFAKJz), Ph.D., chef du Infant Cognition Group at Queen’s University, en Ontario, et Kristen Dunfield (http://bit.ly/1ijQiyx), Ph.D., maintenant à l’Université Concordia, à Montréal, ont présenté deux scénarios aux enfants âgés de 21 mois. Dans l’une, un adulte taquine le bébé avec un jouet sans le partager. Dans l’autre, un deuxième adulte essaie de partager le jouet avec l’enfant, mais était incapable de le remettre à cause de part la manière dont le mobilier avait été disposé dans la chambre. Puis, lorsqu’un expérimentateur laisse tomber le jouet hors de la portée des adultes, les bébés sont plus susceptibles de prendre le jouet et de le remettre à la personne qui avait déjà essayé de le partager (Psychological Science, 2010).

Même à 21 mois, les bébés peuvent faire lecture de l’intention ; c’est la pensée qui compte. Or, le comportement prosocial est coûteux, et il peut être judicieux de s’engager dans ces comportements de manière sélective.

Tout parent qui a entendu le hurlement de l’enfant criant « Ce n’est pas juste! » sait que les enfants sont sensibles et susceptibles à l’iniquité, et l’inégalité. Or, les bébés comprennent la notion d’équité longtemps avant d’avoir des mots pour se plaindre à ce sujet.

Dans une étude de Baillargeon et ses coll., les bébés regardaient plus les biscuits qui avait été divisé inégalement entre deux marionnettes animées girafe, que les biscuits qui avaient été distribués de manière égale et équitable. En fait, les bébés semblaient s’attendre à une situation égalitaire et semblaient avoir été surpris que les marionnettes eussent été flouées. Cependant, cette attente ne concernait que les créatures animées. Lorsque l’expérimentateur avait divisé les biscuits entre des girafes en peluche inanimée, les bébés regardaient aussi longtemps les biscuits qui avaient été répartis de manière uniforme ou non (Psychological Science, 2012).

Dans un deuxième volet de cette étude, les bébés regardaient alors qu’un expérimentateur donne des autocollants à deux femmes. Dans certains cas, ces femmes avaient coopéré ensemble à ranger les jouets. Dans d’autres, seule l’une des deux femmes avait fait tout le travail de ranger les jouets, pendant que l’autre adulte jouait. Baillargeon et ses collègues ont constaté que les enfants de 21 mois avaient été surpris lorsque le fainéant obtenait un autocollant — mais seulement si l’expérimentateur pouvait constater qui avait travaillé et qui avaient, paraissé. Avant même leur deuxième anniversaire, les bébés semblent capables de comprendre que vous devez gagner votre juste part.

Le sens d’équité semble être si fort à l’âge de 3 ans que les enfants sont tout à fait prêts à renoncer à une récompense s’ils pensent qu’ils sont traités injustement. Ainsi, Peter R. Blake, EDD, et Katherine McAuliffe (http://bit.ly/1hx6c7y), PhD, ont conçu un appareil de distribution de bonbons ‘Skittles’ disposés dans des plats face de deux enfants. Lorsqu’il avaient le choix de fournir plus de bonbons à l’autre enfant, ou pas soit, les enfants agés de 4 ans optaient souvent de jeter tous les bonbons à la corbeille (PLoS ONE, 2013). Ainsi, ces enfants préfèrent ne rien obtenir si un autre enfant est en position d’en obtenir plus que lui.

Cependant, ce n’est pas parce que les enfants semblent comprennent l’équité, que cela signifie qu’ils la pratiquent. Dans une paire d’études, Blake et McAuliffe a montré que la plupart des enfants âgées de 4 à 7 ans rejetaient les situations dans lesquelles ils avaient reçu une plus faible part des bonbons ou d’autocollants, mais l’inégalité étaient accueilli s’ils étaient en position d’en obtenir la plus grande partie — même lorsque les enfants ont déclaré que partager était la bonne chose à faire. Les enfants semblent approuver l’égalité, mais ils ne les utilisent pas toujours», dit Warneken. Cette réflexion semble se déplacer autour de 7 ou 8 ans, les chercheurs ont constaté (Cognition, 2011; PLoS ONE, 2013). Ainsi, les enfants semblent approuver l’égalité, mais ils ne l’utilisent pas toujours. Cette réflexion semble se déplacer autour de 7 ou 8 ans (Cognition, 2011; PLoS ONE, 2013).

Avant cela, les enfants semblent effectivement préférer une situation injuste lorsqu’on leur donne la main haute. Wynn et ses collègues ont donné aux enfants âgés de 5 ans une chance de choisir une pile de jetons qu’ils pouvaient échanger contre un prix. Les chercheurs ont trouvé que les enfants ont préféré prendre sept jetons si un autre enfant n’en recevait pas, plutôt que huit jetons pour deux (Cognition, 2014).

Les jeunes enfants s’avèrent en fait extrêmement intéressées (self-interested) et tendent positivement vers une iniquité de base. Combinés aux conclusions sur les enfants, ceci souligne une distinction importante entre ce que les bébés et les enfants veulent que les autres fassent, et ce qu’ils veulent pour eux-mêmes.

D’autres recherches effectuer par Sommerville suggèrent que l’équité et la générosité sont entrelacées dès l’âge de 1 an. Dans une expérience similaire à l’étude de la girafe de Baillargeon, Sommerville a constaté que les enfants âgées de 15 mois qui avaient été le plus surpris par une contingence injuste étaient plus susceptibles de partager leur jouet favorisé (PLoS ONE, 2011).

Parce que d’autres recherches indiquent que la reconnaissance de l’équité émerge entre 9 mois et 12 mois d’âge, Sommerville affirme que les enfants âgées de 15 mois qui sont probablement moins sensibles à l’injustice ne sont pas seulement à la traîne par rapport à leurs pairs sur cette importante étape de développement. Nous pensons  que nous commençons à puiser dans une partie intéressante des différences individuelles qui persistent au fil du temps tout au long de la vie chez la personne.

Les différences individuelles mises de côté, certaines situations sociales peuvent inspirer une personne à agir de manière plus ou moins moralement. Warneken et ses collègues ont démontré cette idée dans une expérience destinée à tester l’équité dans l’action (fairness in action).

Des chercheurs ont truqué un système dans lequel deux enfants ont dû travailler ensemble pour tirer une corde afin de soulever une boîte avec des billes à l’intérieur. À partir d’environ 3 ans, les scientifiques ont constaté que les enfants avaient tendance à partager les billes s’ils avaient travaillé ensemble pour les récupérer. Si un enfant fini avec trois billes, alors que son partenaire n’en obtenait qu’un seul, ils avaient partagé pour que chacun en détienne deux. Toutefois, si les enfants avaient travaillé de manière indépendante chacun de leurs côtés afin d’obtenir les billes, il ne semblait pas préoccuper du fait que chacun pouvait se retrouver avec un nombre différent de billes au terme de l’exercice.

À cet égard, les enfants de trois ans ont un pas d’avance sur nos cousins les primates. Warneken et ses collègues ont produit exactement la même expérience avec des chimpanzés, et ils ont constaté que les singes étaient prêts à s’associer pour récupérer des récompenses alimentaires. Mais si l’un des chimpanzés se retrouvait avec plus de gâteries que son partenaire, ils les gardaient tous joyeusement (Nature, 2012). Un sens précoce de l’équité peut avoir évolué afin d’aider les humains à travailler ensemble pour survivre. Le travail collaboratif est le berceau de l’égalité.

Il apparaît également que les bébés sont capables de comprendre le concept du « nous » par rapport à celui d’« autrui », et ce, à un âge relativement précoce.

Dans un exemple, Wynn, Hamlin et ses collègues ont demandé à des enfants âgées de 9 mois et de 14 mois de choisir un aliment, soit un biscuit Graham ou des haricots verts. Ensuite les bébés regardaient une série de spectacles de marionnettes dans lequel une marionnette qui aime les craquelins alors que l’autre des haricots verts. Les enfants en deux groupes d’âge ont préféré les personnages qui étaient gentils que les marionnettes qui partageaient leurs goûts.

Cela s’accorde donc avec les résultats de recherche antérieurs et ne s’avère pas vraiment inattendu. Mais le constat suivant a surpris les chercheurs : les bébés ont aussi une nette préférence pour les personnages qui étaient méchants à la marionnette dissemblable (Psychological Science, 2013).

Wynn, hésitant à décrire ses conclusions dans le jargon psychologique des expressions « en groupes » (in-groups) et « hors-groupes» (out-group), car il est difficile de savoir si les bébés construisent les groupes sociaux autour de ces préférences alimentaires partagées. Cela semble être fondamentalement une préférence partagée : si vous valorisez les aspects du monde de la même manière que je le fais, donc je vous aime.

D’autres études suggèrent qu’alors que les bébés reconnaissent les groupes sociaux, ils ne s’attendent pas nécessairement à un traitement préjudiciable des gens à l’extérieur du groupe. Baillargeon a dirigé des études dans lesquelles les expérimentateurs s’identifient comme membres de groupes sociaux confectionnés par annonce, par exemple, « Je suis une lumi » ou «Je suis un tarfen ». Baillargeon a trouvé que des bébés de 16 mois sont surpris lorsqu’une personne ne parvient pas à aider un autre membre de son groupe. Cependant, les bébés participants aux études de Baillargeon ne semblent pas avoir des attentes quant à savoir si une personne doit aider un étranger. S’ils ne font pas partie de votre club, vous avez le choix de déterminer si vous vous impliquez ou non.

Alors que les les scientifiques continuent d’étudier le développement social et moral de nourrissons, une importante question demeure sans réponse : Est-ce que les principes sociaux-moral sont acquis (social-moral principles learned), ou les bébés sont nés avec ces systèmes déjà préétablit, déterminer biologiquement, par la genèse développementale de l’être humain (essentiellement, est-ce inné ou acquis)?

D’importants indices pourraient provenir d’études dites interculturelles qui pourraient ainsi aider à éclairer sur la manière et le moment lorsque les bébés de différentes cultures présentent des différences des comportements sociaux. Mais ces études n’ont tout simplement pas encore été produites.

On peut considérer qu’étudier les bébés est pur, en quelque sorte. Elle peut nous renseigner sur la manière dont nos processus sociaux et moraux se développent avant même qu’ils ne soient « embrouillés » par la culture ou la langue ou le raisonnement complexe.

Lorsque vous observez les bébés, c’est magique.

— –

Les humains possèdent un sens moral inné? Pour explorer cette question, des chercheurs (Hamlin, J.K., Wynn, K., & Bloom, P., 2007) ont présenté des preuves que les nourrissons jugent autrui en fonction de leurs actions sociales — ils préfèrent ceux qui aident les autres et évite ceux qui entravent autres. Certains (Scarf, D., Imuta, K., Columbo, M., & Hayne, H., 2012) soulèvent une autre interprétation du phénomène, en présentant certaines données qu’ils interprètent comme étant la préférence des enfants quant aux scénarios sociaux que les scientifiques ont présentés aux nourrissons qui peut être expliqués par une aversion pour un « événement en collision » (colliding event) et une attirance pour un « événement en rebondissement » (bouncing event). Scarf et coll. suggèrent, plus généralement, que les bébés ne possèdent, ni de boussole morale rudimentaire, ni aucune autre capacité sophistiquée, et que cela repose simplement sur la présence de certains mécanismes associatifs simples et généraux.

— –

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s