De la psychopathologie de l’interaction et de la relation : l’aliénation parentale et violence indirecte

Dans le cadre d’une séparation ou d’un divorce, il arrive qu’un des parents (voir même les deux) veuille se venger de l’autre et le détruire moralement, et qu’il cherche à garder exclusivement son enfant pour lui. Dans ce genre de situation, ce parent et l’enfant peuvent alors se dresser contre l’autre parent qui devient le « méchant ». Et c’est là que peut naître l’« aliénation parentale ».

Concrètement, l’enfant se met à renier l’un de ses deux parents sans raison et du jour au lendemain, et refuse de le voir (le parent aliéné), souvent après avoir entendu des propos désobligeants sur lui par l’autre parent (le parent aliénant), que cela ait été fait consciemment ou non.

L’aliénation parentale serait une « pathologie relationnelle » [c’est une psychopathologie de l’interaction], tout le système familial étant concerné. On également aussi l’aliénation parentale comme « des manipulations plus ou moins subtiles d’un des parents pour faire en sorte de rompre le lien qui unit l’enfant à l’autre parent ».

Cependant, dans les stades légers ou modérés, le terme d’aliénation peut sembler excessif. On parlera alors de déssafection, la perte ou diminution de l’affection, de l’intérêt que l’on éprouvait pour quelqu’un ou quelque chose (c’est un détachement, le contraire de l’attachement. Tout se passe comme si l’enfant avait cessé d’aimer, se montrant distant, indifférent. Une distance se crée. Dans les cas les plus sévères, les bons souvenirs en compagnie du parent rejeté ont disparu (ou sont niés), les distorsions cognitives et les croyances erronées concernant le passé apparaissent. L’enfant peut se montrer d’une incroyable cruauté et d’une dureté vis-à-vis du parent qu’il rejette, sans éprouver la moindre ambivalence ni culpabilité. Convictions inébranlables d’une réalité fantasmée et d’un passé remanié, perception “en noir et blanc” de la réalité, l’un des parents étant doté de toutes les qualités, l’autre de tous les défauts. Le processus opère alors comme une sorte de “reformatage” du disque dur de la mémoire et de l’affectivité, une sorte de lavage de cerveau.

Ce phénomène d’aliénation parentale, depuis ses débuts, suscite polémiques et controverses. Et au-delà du concept, la dénomination même fait débat. Ainsi, le terme d’« aliénation parentale » divise moins que celui de « syndrome d’aliénation parentale ». C’est donc le mot « syndrome » qui pose majoritairement problème puisqu’il fait référence à une maladie, alors que l’aliénation parentale n’est pas reconnue comme telle.

Cette notion de syndrome d’aliénation parentale, on la doit à Richard A. Gardner, qui l’a introduite au début des années 1980, en référence à ce qu’il décrivait comme un trouble dans lequel un enfant, de manière continue, rabaisse et insulte un parent sans justification. Selon lui, ce syndrome apparaîtrait en raison d’une combinaison de facteurs, comprenant l’endoctrinement par l’autre parent (presque exclusivement dans le cadre d’un conflit sur la garde de l’enfant) et les propres tentatives de l’enfant de dénigrer le parent ciblé.

Cette notion de syndrome d’aliénation parentale (http://bit.ly/1gWg6iN ; Parental alienation syndrome, http://bit.ly/1hWmau5), on la doit à Richard A. Gardner (http://bit.ly/1hn8IxJ), lui-même contreversé, qui l’a introduite au début des années 1980, en référence à ce qu’il décrivait comme un trouble dans lequel un enfant, de manière continue, rabaisse et insulte un parent sans justification. Selon lui, ce syndrome apparaîtrait en raison d’une combinaison de facteurs, comprenant l’endoctrinement par l’autre parent (presque exclusivement dans le cadre d’un conflit sur la garde de l’enfant) et les propres tentatives de l’enfant de dénigrer le parent ciblé.

Aliénation parentale, syndrome d’aliénation parentale ; l’appellation divise. Mais le phénomène de manipulation de l’enfant qu’elle traduit, lui, existe bel et bien.

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Aliénation parentale, une forme d’agression indirecte ?

La violence indirecte est une conséquence du fait que la violence s’exerce dans un cadre social, celui des échanges, celui des interactions sociales : subissent donc la violence indirecte ceux qui ne sont pas les victimes immédiates de la violence, mais qui en souffrent parce qu’ils sont en relation avec elles. Le terme agression indirecte désigne donc un ensemble de gestes visant à blesser quelqu’un psychologiquement en détruisant ses relations interpersonnelles et son environnement social.

Cette forme d’agression passe souvent inaperçue, car contrairement aux cas d’agression verbale ou physique, l’agresseur n’est pas nécessairement en contact direct avec celui qu’il attaque; il entraîne plutôt ses pairs, alliés, ou “spectateurs” avec lui.

Plusieurs études révèlent également que l’utilisation de la violence indirecte est liée à des problèmes d’adaptation personnelle et sociale, et que ces personne ont plus de troubles émotifs et de problèmes de comportement dans leurs famille.

Le terme « agression indirecte », d’abord utilisé par Bjorkqvist (2001), désigne un ensemble de gestes et comportements susceptibles de blesser quelqu’un psychologiquement. C’est une forme de violence sournoise et cachée qui ne nécessite pas une confrontation directe avec la victime, et vise essentiellement à infliger des blessures psychologiques et sociales, et passe donc souvent inaperçue1. L’agression relationnelle (cf. page 6) ne diffère que légèrement de l’agression indirecte en ce sens qu’il met l’accent sur l’entravement de l’acceptation dans un groupe de pairs ou entre amis. Enfin, l’agression sociale (cf. page 9) est comme une combinaison d’agression indirecte et relationnelle et comprend tout ce qui porte atteinte à la réputation d’autrui, l’estime de soi, ou les deux1.

L’agression indirecte (relational aggression2, covert aggression, covert bullying), davantage présent chez les filles que chez les garçons, consiste donc à blesser quelqu’un psychologiquement en détruisant ses relations interpersonnelles et son environnement social, et donc utiliser ses relations interpersonnelles et/ou l’environnement social comme levier d’agression ; l’une des conséquences de la violence indirecte est celle de l’exclusion sociale et de la discrimination.

L’agression indirecte peut donc prendre diverses formes telles que raconter les secrets de la cible, dégrader ou ridiculiser ou déconsidérer la cible, exclure la cible du groupe ou répandre des rumeurs à son sujet sur des sites de clavardage ou les réseaux sociaux, amener d’autres élèves à ne pas « aimer » la cible. Les conséquences de l’agression indirecte sont dévastatrices et peuvent agir sur le devenir de la cible. Elles s’apparentent d’ailleurs à celles que vivent les personnes victimes de harcèlement psychologique et morale au travail. À long terme, entre autres, plus la victime vit d’épisodes d’agression indirecte, plus elle intègre un discours intérieur irrationnel qui entraîne une perte d’estime de soi, une souffrance psychologique et émotionnelle, anxiété, dépression, troubles relationnels, etc., voire même des conduites d’opposition, de délinquance, etc.

De nos jours, la violence indirecte tel que la violence psychologique et morale, ou l’agression relationnelle n’a pas de monopole. Certes, l’image de la femme battue, phénomène d’agression directe, peut certes toujours avoir court. Cependant, nous noterons que nous pouvons certainement admettre qu’elle puisse subir une violence psychologique et morale (agression indirecte), et nous pourrons donc également imaginer monsieur déconfit (vaincu, anéanti) sur un divan par la violence directe, avec une progéniture en état de choc.

Or, la violence indirecte passe souvent inaperçue, car notre société s’est exclusivement penchée sur les phénomènes de violence directe. Parce qu’il existe une certaine méconnaissance de la problématique de violence indirecte, parce que l’on ne considère pas l’exclusion sociale comme une forme d’intimidation, parce que l’on perçoit la victimisation indirecte comme étant moins grave que l’intimidation ou la violence verbale ou physique, parce que la nature cachée et secrète des gestes la rend difficilement décelable, un effort de sensibilisation s’impose.

En 2008, une méta-analyse de 148 études sur l’agression directe et indirecte des enfants et adolescents ont examiné l’ampleur des différences entre les sexes, les inter-corrélations entre les formes et les associations avec l’inadaptation. Les résultats ont confirmé les conclusions antérieures de différences entre les sexes (favorisant les garçons) à l’agression directe et une différences triviales entre les sexes pour l’agression indirecte. Les résultats ont également indiqué une inter-corrélation importante entre ces formes. D’autre part, cette analyse montre que l’agression directe est plus fortement liée à des problèmes externalisés, à de mauvaises relations avec les pairs et à un faible comportement prosocia, et l’agression indirecte semblait liée à des problèmes internalisés et au comportement prosocial élevé3.

Une récente étude (2013) inter-culturelle de 5789 adolescents de six pays (Autriche, Canada, Allemagne, Slovénie, Espagne et Suisse) a montré que selon la déclaration des élèves, ce sont les garçons (46,8 %) qui utilise significativement plus l’agression indirecte contre les pairs que les filles (31,7%) De plus, parce que les femmes ont signalé une probabilité de près de 19 fois plus élevé que les hommes pour l’usage de l’agression indirecte contre leurs pairs de sexe opposé, et donc, les hommes sont de loin les plus susceptibles d’être la cibles de l’agressivité indirecte4. Deux chose à comprendre des résultats de ces études, d’une part, selon leurs déclarations, les garçons utilisent plus la violence indirecte que les filles, et ce autant envers les filles et les garçons, d’autre part, chez les filles, l’usage de la violence indirecte est surtout dirigé envers les garçons. Or, semble-t-il, la particularité de la forme d’intimidation que représente « l’agression indirecte » serait différente selon les pays, le sexe, l’âge et la culture. Cela suggère donc que parce que les filles utilisent moins l’agression directe, l’agression indirecte deviens donc plus saillante chez les filles que les garçons, ce qui peut amené à croire que la violence indirecte est l’apanage des filles.

Dans une importante méta-analyse, intégrant environ 300 études sur l’Agression impliquant 190000 participants, Archer (2004) a constaté que l’agression directe était plus prédominant chez les mâles que chez les femelles, et ce, à partir de début de l’enfance jusqu’à l’âge adulte et à travers plusieurs cultures. Pour l’agression indirecte, Archer n’a pas trouvé pour les jeunes adultes de différences entre les sexes (y compris les collégiens), alors que des études sur les adolescents ont signalés plus d’agression indirecte chez les filles. Or, Bettencourt et Miller (1996) ont constaté que, en l’absence de toute provocation, les hommes étaient plus susceptibles d’agresser que ne l’étaient les femmes. Cependant, la provocation atténué significativement cette différence entre les sexes.

Ainsi, les recherches sur la différence sexuelle de l’agressivité chez les adolescents ont produit des résultats plutôt équivoques. Certaines études ont montré que les garçons s’engagent plus volontiers dans l’agression directe que les filles le font, les femmes se livrant à plus d’agression indirecte que les hommes (Björkqvist, Lagerspetz, et Kaukianen, 1992; Österman et al., 1998). Il convient de noter que Björkqvist et coll. ont utilisé des mesures de l’agression déclaré par les pairs [peer ratings] (par opposition aux mesures autodéclarées [self-reported mesures]) dans leurs études chez les adolescents. Contrairement à ces résultats, une étude chez les élèves adolescents espagnols (Toldos 2005) a montré que les garçons s’engagent plus volontiers dans l’agression directe et indirecte que les filles.

L’attention particulière que les chercheurs portent aux conduites agressives des filles est relativement récente. Un tel constat apparaît peu apparaître surprenante puisque les actes d’agression sont surtout reconnus pour être le fait des garçons. Ainsi, certains théoriciens soutiennent que les indicateurs les plus souvent utilisés pour désigner les enfants à risque de développer des conduites antisociales, soit les conduites d’agression directe, ne sont pas nécessairement appropriés pour les filles, dont les conduites agressives se manifestent plutôt sous un autre mode (Feshback, 1969 ; Crick, et al., 1997 ; Craig et Pepler, 1999 ; Ostrov et Keating, 2004). Partir des ragots, raconter les secrets des autres, dégrader, ridiculiser, isoler ou exclure une personne du groupe d’amis, porter atteinte à la réputation, constituent autant de manifestations de ce mode d’agression connu sous le nom d’agression indirecte (Verlaan, 1995; Bjorkqvist et coll., 1992; Owens et coll., 2000), relationnelle (Crick et Grotpeter, 1995 ; Tomada et Schneider, 1997) ou sociale (Cairns et Cairns, 1994; Galen et Underwood, 1997). Cet ensemble de termes dont les définitions varient légèrement d’un auteur à l’autre font sensiblement référence au même phénomène (Bjorkqvist, 2001; Vaillancourt et coll., 2003; Verlaan, 2005).

Les chiffres et les risques évoqués précédemment passent toutefois sous silence que, contrairement à ce que l’on observe chez les garçons, proportionnellement moins de filles ont recours de manière répétitive et persistante à l’agression directe, et ce, particulièrement durant l’enfance. La connaissance des facteurs expliquant le développement de ces conduites chez les filles entre l’enfance et l’adolescence est importante afin de reconnaître précocement les filles les plus à risque de développer ce type de problème et de prévenir son apparition.

Par ailleurs, les recherches récentes suggèrent également que les conduites d’agression directe chez les filles, c’est-à-dire les conduites de confrontation avec agression physique ou verbale (Little et coll., 2003), lorsque manifestées durant l’enfance, constituent des indicateurs d’inadaptation sociale tout comme chez les garçons. Les filles qui présentent ce type de problèmes sont plus à risque de connaître un ensemble de difficultés ultérieures, dont des conduites antisociales et des troubles mentaux (somatisation, anxiété, dépression) (Serbin et al.,1991 ; Zoccolillo, 1993 ; Loeber et Keenan, 1994 ; Farrington, 1995 ; Pepler et Sedighdeilam,1998). Elles sont plus susceptibles de vivre le rejet des pairs et des difficultés scolaires (Lancellotta et Vaughn, 1989; Serbin et coll., 1991; Coie et Dodge, 1998), des grossesses précoces, des stress parentaux et de la violence conjugale (Underwood et coll., 1996; Pepler et Sedighdeilam,1998; Serbin et coll., 1998). De tels résultats viennent donc largement justifier l’attention récente que l’on porte aux conduites agressives des filles.

Ainsi, des travaux sur les différences entre l’agression indirecte et l’agression directe ont révélé d’importantes différences dans la façon dont chacun de ces types de conduites agressives se manifeste selon l’âge et le sexe. Au plan du développement, on peut observer des gestes d’agression physique chez un enfant dès la fin de la première année de vie (Tremblay et coll., 1999; Archer, 2004), tandis que l’agression indirecte est plus apparente lorsque les enfants auront commencé à comprendre la complexité des interactions sociales et les façons (habituellement verbales) de les manipuler. Dès l’âge de 4 ans, il est possible d’observer la manifestation rudimentaire de comportements d’agression indirecte chez les enfants (Crick et coll., 1999). Les filles qui utilisent l’agression indirecte désirent infliger des blessures émotives et sociales aux autres (Galen et Underwood, 1997 ; Owens et al., 2000). Les comportements de diffamation et d’exclusion servent, en outre, à renforcer leur propre statut social dans le groupe d’affiliation (Merten, 1997). Plusieurs travaux restent néanmoins à faire avant de déterminer si les conduites répétitives et persistantes d’agression indirecte constituent un indicateur d’inadaptation psychosociale future, comme peut l’être l’agression directe.

Si, par leur nature, les conduites d’agression indirecte passent souvent inaperçues, les effets de ce mode d’agression peuvent être percutants. Pour plusieurs victimes, en effet, la souffrance et l’humiliation engendrées par l’agression indirecte ne sont pas épisodiques et peuvent persister au fil des années : la victime n’a pas seulement à composer avec des ragots et des mensonges, mais aussi avec l’isolement, la solitude et le rejet (Underwood, 2003).

Somme toute, l’agressivité semble pareillement présente et courante autant chez les garçons que chez les filles, et semble, en bas âge, prendre la forme d’agression physique directe (qui débute plus tôt et qui est plus fréquent chez les garçons) et change progressivement avec l’âge vers une forme de violence verbale et vers une agressivité indirecte et passive (qui débute plus tôt chez les filles)5. L’agressivité directe semble être privilégiée chez les hommes, et ce, tout au long de la vie. Toutefois, cette tendance pour les filles à s’engager plut tôt dans l’agression indirecte que pour les garçons pourrait être influencée par les différence de la socialisation des filles et des garçons et des attentes sociales associées aux rôles social sexuel. Ainsi, on théorise que divers agents de socialisation (ex. : les parents, frères et sœurs, les pairs, etc.) auraient une influence sur la survenue et l’évolution du comportement d’agressif relationnel (Ostrov & Godleski, 2010). Aussi, on a constaté que les conflits dans la relation parent-enfant est associée à l’agression relationnelle (Ostrov & Bishop, 2008).

Les enfants qui ont été victimisés par leurs pairs ont tirées des enseignements de ces expériences et ont augmenté leur comportement agressif au fil du temps. Plus précisément, les taux d’agression relationnelle (et non physique) a augmenté chez les enfants d’âge préscolaire qui ont été victimisés relationnellement, alors que les taux d’agression physique (mais non relationnel) a augmenté chez les enfants qui ont été physiquement victimisés (Ostrov, 2010). Ces résultats soutiennent la perspective d’apprentissage social dans lequel les enfants apprennent à partir de différents modèles sociaux, y compris les expériences antérieures de victimisation.

Comme la socialisation de l’agressivité se produit pendant les années préscolaires, cette période semble cruciale pour la réduction (prévention) et pour la cristallisation de l’agressivité. Les programmes d’intervention et de prévention de la violence surviennent souvent trop tard dans le processus développemental de l’agressivité; il faut donc agir en amont du cycle de développement de la progéniture. En travaillant sur le parenting des parents, et le développement des enfants, leurs compétences sociales et affectives, il est possible d’améliorer le développement global, et l’apparition précoce de l’agressivité peut ainsi être considérablement réduite.

Or, certains résultats6 offrent un soutien partiel pour une hypothèse de la modélisation ou de l’imitation du parent de même sexe et suggèrent que l’agression physique et social des filles à l’école peut être liée à au fait de regarder la mère résoudre les conflits conjugaux en se livrant à triangulation, obstruction, agression verbale et physique avec le partenaire. Que les stratégies néfastes de résulution de conflits de la mères influence positivement autant l’agression physique que social des filles sociale peut être consistant avec l’hypothèse de l’apprentissage par observation (Grych et Fincham, 1990) où l’exposition aux stratégies de résolution des conflits négatifs des parents se traduit chez les enfants en utilisant des stratégies de conflit négatif avec leur pairs. Les filles peuvent en effet apprendre beaucoup de choses sur le résolution des différends par les pairs en regardant leurs mères s’engager dans la triangulation, obstruction, agression physique et verbale, dans les conflits avec les pères.

Ainsi, l’agression sociale serait principalement déterminé par l’environnement des enfants, particulièrement des femelles. Un comportement parental qui pourrait être particulièrement pertinente pour le développement de l’agression sociale chez l’enfant est le contrôle psychologique. Le contrôle psychologique englobe des comportements de manipulation sur le plan relationnel telles que le retrait de l’amour ou de l’induction de la honte et de la culpabilité, qui sont très semblables aux tactiques de manipulation qui définissent l’agression sociale (par exemple, l’exclusion sociale, la menace de retrait de l’amitié). Vivre le contrôle psychologique parentale peut donc notamment favoriser le développement de l’agression sociale chez la progéniture, meme si les parents ne sont pas la seule source d’influence environnementale sur le comportement des enfants. Cependant, les preuves empiriques de l’effet de contrôle psychologique des parents sur l’agression sociale des enfants font encore défaut, mais des études montrent que d’autres comportements parentaux négatifs d’un tel manque de réactivité et la coercition sont liés à l’agression sociale chez les enfants. Aussi, les recherches montrent que les enfants qui ont des amis socialement agressifs sont susceptibles de devenir plus socialement agressifs eux-mêmes. En revanche, l’interaction avec les amis physiquement agressifs est liée à une augmentation de l’agressivité physique des enfants.

Il est donc particulièrement important d’enseigner aux enfants que l’agression sociale est aussi inacceptable que l’agression physique afin de les empêcher de remplacer simplement un type d’agression par un autre. Les enfants peuvent rapidement découvrir que les stratégies d’agression sociale sont tout aussi efficaces que l’agression physique pour nuire à la cible, et sont beaucoup plus difficiles à détecter et donc ont moins de risque d’être sanctionné. Si un enfant passe de l’agression physique aux services sociaux, cependant, semble dépendre de savoir si il ou elle est exposée à des influences environnementales qui favorisent spécifiquement l’utilisation de l’agression sociale.

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Aliénation : État de l’individu asservi par des conditions sociales qu’il ne peut modifier ; privation de libertés, de droits humains essentiels éprouvée par une personne ou un groupe social sous la pression de facteurs permanents (Hegel) ou historiques (Marx) qui l’asservissent à la nature ou à une classe dominante. Toute limitation ou tout conditionnement objectivement imposés à l’individu par le fonctionnement actuel de la société, et éprouvés comme une atteinte révoltante aux droits humains fondamentaux.

Abandon ou perte d’un droit naturel.

Fait de devenir étranger à soi-même, de perdre l’esprit. Le terme aliénation, a longtemps servi à désigner l’ensemble des maladies de l’esprit ou Altération passagère du jugement, de la maîtrise de soi, égarement.

L’Aliénation est le fait pour des personnes (ou une partie de leur être moral, exprimée par un complément prépositionnel de) de devenir étrangères ou hostiles à d’autres personnes considérées comme responsables de cet éloignement (Entraîner, provoquer l’aliénation des cœurs, des esprits).

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Sources

http://www.cnrtl.fr/definition/ali%C3%A9nation

https://www.readability.com/articles/0gtvqyvv

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